Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְקֵיף לַהּ רָבָא, וְלֵימָא לֵיהּ: כּוּרְכְּמָא דְרִישְׁקָא זַבֵּינִי לָךְ, עֲקוֹר כּוּרְכְּמָא דְרִישְׁקָא, וְזִיל! אֶלָּא אָמַר רָבָא: בְּבָא מֵחֲמַת טַעֲנָה.Rava a objecté à cela, à savoir à la décision selon laquelle l'acheteur de l'arbre acquiert la terre qui se trouve dessous : Mais que le vendeur lui dise : « Je t'ai vendu uniquement le safran (kourkema derichka, petite plante que l'acheteur arrache et emporte) ; arrache le safran et va-t'en ! » Mais plutôt, Rava a dit : cette décision vaut pour celui qui vient avec une revendication précise, en affirmant que le vendeur s'était engagé à lui céder aussi la terre ; sans cette revendication, il n'acquiert pas la terre sous l'arbre.
- אֲמַר לֵיהּ מָר קַשִּׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְרַב אָשֵׁי: וְאִי כּוּרְכְּמָא דְרִישְׁקָא זַבֵּין לֵיהּ, מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי.Mar Kachicha, fils de Rav 'Hisda, a dit à Rav Achi : Et si le vendeur lui a réellement vendu seulement le safran, qu'aurait-il dû faire pour empêcher l'acheteur de revendiquer la terre sous la plante, alors que celui-ci peut prétendre qu'une telle clause a été convenue ? Rav Achi lui a répondu : Il aurait dû protester durant les trois premières années, en faisant savoir que la terre n'était pas comprise dans la vente.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, הָנֵי מַשְׁכְּנָתָא דְסוּרָא – דִּכְתִב בְּהִי הָכִי: ״בְּמִישְׁלַם שְׁנַיָּא אִלֵּין, תִּיפּוֹק אַרְעָא דָּא בְּלָא כְּסַף״; אִי כָּבֵישׁ לֵיהּ לִשְׁטַר מַשְׁכַּנְתָּא, וְאָמַר: ״לְקוּחָה הִיא בְּיָדִי״ – הָכִי נָמֵי דִּמְהֵימַן?! מְיתַקְּנִי רַבָּנַן מִילְּתָא דְּאָתֵי בַּהּ לִידֵי פְסֵידָא? אֶלָּא אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי; הָכָא נָמֵי, אִיבְּעִי לֵיהּ לְמַחוֹיֵי,Il faut bien admettre que la protestation est efficace, car si tu ne dis pas cela, que dire de ces hypothèques en usage à Soura, dans lesquelles il est écrit ceci : « À l'achèvement de ces années, cette terre sortira de la main du créancier pour revenir à son propriétaire sans argent » ? Le débiteur n'aurait aucun moyen d'empêcher le créancier de garder sa terre : si le créancier dissimule l'acte d'hypothèque et dit : « Elle est achetée et c'est pourquoi elle est en ma main », serait-il là aussi cru ?! Est-il concevable que les Sages instituent une chose par laquelle on en vienne à subir une perte ? Mais plutôt, le débiteur aurait dû protester, et c'est en ne le faisant pas qu'il cause sa propre perte. Ici aussi, dans le cas de l'arbre, le propriétaire aurait dû protester.
- מַתְנִי׳ שָׁלֹשׁ אֲרָצוֹת לַחֲזָקָה – יְהוּדָה, וְעֵבֶר הַיַּרְדֵּן, וְהַגָּלִיל. הָיָה בִּיהוּדָה וְהֶחֱזִיק בַּגָּלִיל, בַּגָּלִיל וְהֶחֱזִיק בִּיהוּדָה – אֵינָהּ חֲזָקָה, עַד שֶׁיְּהֵא עִמּוֹ בִּמְדִינָה אַחַת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: לֹא אָמְרוּ שָׁלֹשׁ שָׁנִים, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁיְּהֵא בְּאַסְפַּמְיָא – וְיַחְזִיק שָׁנָה, יֵלְכוּ וְיוֹדִיעוּהוּ שָׁנָה, וְיָבֹא לְשָׁנָה אַחֶרֶת.Michna : Il y a trois pays distincts en Terre d'Israël pour la 'hazaka (présomption de propriété acquise par trois années de jouissance) : la Judée, la Transjordanie et la Galilée. Si le propriétaire se trouvait en Judée et qu'un autre a pris possession de son champ en Galilée, ou s'il se trouvait en Galilée et qu'un autre a pris possession de son champ en Judée, ce n'est pas une 'hazaka, jusqu'à ce que le possesseur soit avec lui dans une même province. Rabbi Yehouda a dit : Les Sages n'ont dit trois ans que pour le cas où le propriétaire se trouverait en Aspamya (Espagne) : l'autre prend possession du champ durant une année, on va le lui faire savoir durant une année, et il revient l'année suivante pour poursuivre le possesseur en justice.
- גְּמָ׳ מַאי קָסָבַר תַּנָּא קַמָּא? אִי קָסָבַר מֶחָאָה שֶׁלֹּא בְּפָנָיו הָוְיָא מֶחָאָה, אֲפִילּוּ יְהוּדָה וְגָלִיל נָמֵי! אִי קָסָבַר מֶחָאָה שֶׁלֹּא בְּפָנָיו לָא הָוְיָא מֶחָאָה, אֲפִילּוּ יְהוּדָה וִיהוּדָה נָמֵי לָא!Guemara : Quelle est l'opinion du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), qui exige que le propriétaire et le champ se trouvent dans une même province ? S'il pense qu'une protestation faite hors de la présence du possesseur est une protestation valable, alors même entre la Judée et la Galilée aussi elle devrait être valable ! S'il pense qu'une protestation faite hors de sa présence n'est pas une protestation valable, alors même entre la Judée et la Judée elle ne devrait pas non plus être valable !
- אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל אָמַר רַב, לְעוֹלָם קָסָבַר: מֶחָאָה שֶׁלֹּא בְּפָנָיו הָוְיָא מֶחָאָה, וּמִשְׁנָתֵינוּ – בִּשְׁעַת חֵירוּם שָׁנוּ. וּמַאי שְׁנָא יְהוּדָה וְגָלִיל דְּנָקֵיט?Rabbi Abba bar Mémel a dit au nom de Rav : En réalité, il pense qu'une protestation faite hors de sa présence est une protestation valable, et notre Michna a été enseignée pour un temps de troubles, où les routes sont dangereuses et où les nouvelles ne passent pas entre la Judée et la Galilée ; le possesseur n'a donc pas de 'hazaka, même s'il n'a eu vent d'aucune protestation. La Guemara demande : Mais s'il s'agit seulement de circonstances exceptionnelles, qu'est-ce qui distingue la Judée et la Galilée, que le Tanna a citées ? Même à l'intérieur d'un seul pays, la même règle devrait s'appliquer en temps de troubles.
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן –La Guemara répond : En citant précisément deux pays différents, le Tanna vient nous enseigner ceci :
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