Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּהַאי אַרְעָא דִּידִי הִיא, וְאַתְּ לָא זְבֵינְתַּהּ מִינַּאי? זִיל, לָאו בַּעַל דְּבָרִים דִּידִי אַתְּ. אָמַר רָבָא: דִּינָא קָאָמַר לֵיהּ.que cette terre est à moi, et que toi, tu ne me l'as pas achetée ? Va, tu n'es pas mon adversaire en justice ! » Rava dit : Le réclamant lui a dit le droit, et sa plaidoirie fut acceptée.
- הָהוּא דְּאָמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי אַרְעָא? אֲמַר לֵיהּ: מִפְּלָנְיָא זְבֵינְתַּהּ, וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אֲמַר לֵיהּ: פְּלָנְיָא גַּזְלָנָא הוּא.Il y eut un homme qui dit à son prochain : « Que fais-tu sur cette terre ? » Celui-ci lui dit : « Je l'ai achetée à Untel, et j'en ai joui pendant les années de 'hazaka » (la possession de trois ans qui établit une présomption de propriété). Le réclamant lui dit : « Untel est un voleur », qui m'a dépouillé de ce champ et n'avait pas le pouvoir de te le vendre.
- אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אִית לִי סָהֲדִי דַּאֲתַאי אִימְּלַכִי בָּךְ, וַאֲמַרְתְּ לִי: ״זִיל זְבֹין״! אֲמַר לֵיהּ: הַשֵּׁנִי נוֹחַ לִי; הָרִאשׁוֹן קָשֶׁה הֵימֶנּוּ. אָמַר רָבָא: דִּינָא קָאָמַר לֵיהּ.Le possesseur lui dit : « Mais j'ai des témoins que je suis venu te consulter, et que tu m'as dit : « Va, achète » ! » Tu reconnaissais donc qu'il pouvait la vendre. Le réclamant lui dit : Si je te l'ai conseillé, c'est que « le second, toi, m'est commode ; le premier est plus dur que lui. » Je préfère plaider contre toi plutôt que contre lui. Rava dit : Le réclamant lui a dit le droit, et sa plaidoirie fut acceptée.
- כְּמַאן, כְּאַדְמוֹן? דִּתְנַן: הָעוֹרֵר עַל הַשָּׂדֶה וְחָתוּם עָלֶיהָ בְּעֵד – אַדְמוֹן אוֹמֵר: הַשֵּׁנִי נוֹחַ לִי; הָרִאשׁוֹן קָשֶׁה הֵימֶנּוּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אִיבֵּד אֶת זְכוּתוֹ.La Guemara demande : Selon qui Rava statue-t-il ? Selon Admon ? Car nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 109a) : Celui qui conteste un champ en affirmant qu'il lui appartient, alors qu'il a signé comme témoin sur son acte de vente, Admon dit : Sa signature ne réfute pas sa revendication, car il a pu se dire : « Le second m'est commode ; le premier est plus dur que lui. » Et les Sages disent : Il a perdu son droit. La décision de Rava semble donc suivre l'avis isolé d'Admon, et non celui des Sages.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן – הָתָם עֲבַד לֵיהּ מַעֲשֶׂה; אֲבָל הָכָא דִּבּוּרָא – עֲבִיד אִינִישׁ דְּמִיקְּרֵי וְאָמַר.La Guemara répond : Tu peux même dire que Rava statue selon les Sages : là, en signant l'acte, il a accompli pour lui un acte montrant que le champ n'était pas le sien ; mais ici, c'est seulement une parole, et il est courant qu'un homme se trouve là et parle à la légère, sans perdre pour autant son droit.
- הָהוּא דְּאָמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי אַרְעָא? אֲמַר לֵיהּ: מִפְּלָנְיָא זְבֵינְתַּהּ, וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אֲמַר לֵיהּ: פְּלָנְיָא גַּזְלָנָא הוּא! אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אִית לִי סָהֲדִי דַּאֲתֵית בְּאוּרְתָּא, וַאֲמַרְתְּ לִי: זַבְנַהּ נִיהֲלִי! אֲמַר לֵיהּ: אָמֵינָא אֶיזְבּוֹן דִּינַאי. אָמַר רָבָא: עֲבִיד אִינִישׁ דְּזָבֵין דִּינֵיהּ.Il y eut un homme qui dit à son prochain : « Que fais-tu sur cette terre ? » Celui-ci lui dit : « Je l'ai achetée à Untel, et j'en ai joui pendant les années de 'hazaka. » Le réclamant lui dit : « Untel est un voleur ! » Le possesseur lui dit : « Mais j'ai des témoins que tu es venu le soir et que tu m'as dit : « Vends-la-moi » ! » Si elle était à toi, tu aurais exigé qu'on te la rende sans paiement. L'autre lui dit : « Je me suis dit : je vais acheter mon procès », c'est-à-dire m'épargner, en payant, le procès nécessaire pour récupérer ma terre. Rava dit : Il est courant qu'un homme achète son procès.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: מַאי בָּעֵית בְּהַאי אַרְעָא? אֲמַר לֵיהּ: מִפְּלָנְיָא זְבֵינְתַּהּ, וַאֲכַלְתִּיהָ שְׁנֵי חֲזָקָה. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא נְקִיטְנָא שְׁטָרָא דִּזְבַנִי לַיהּ מִינֵּיהּ הָא אַרְבְּעִי שְׁנֵי!Il y eut un homme qui dit à son prochain : « Que fais-tu sur cette terre ? » Celui-ci lui dit : « Je l'ai achetée à Untel, et j'en ai joui pendant les années de 'hazaka », ce qui signifie a priori trois ans. Le réclamant lui dit : « Mais je tiens un acte selon lequel je la lui ai achetée à lui, voici quatre ans ! » Si tu l'as achetée il y a trois ans, comme tu le prétends, ton vendeur n'avait plus le pouvoir de te la vendre.
- אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ ״שְׁנֵי חֲזָקָה״ – תְּלָת שְׁנֵי קָא אָמֵינָא?! שְׁנֵי חֲזָקָה טוּבָא קָא אָמֵינָא. אָמַר רָבָא: עֲבִידִי אִינָשֵׁי דְּקָרוּ לִשְׁנֵי טוּבָא ״שְׁנֵי חֲזָקָה״.Le possesseur lui dit : « Crois-tu que par « années de 'hazaka », je voulais dire trois ans ?! C'est de nombreuses années de 'hazaka que je voulais dire. » Mon achat a donc précédé le tien. Rava dit : Il est courant que les gens appellent de nombreuses années « années de 'hazaka », et sa plaidoirie est acceptée.
- וְהָנֵי מִילֵּי דְּאַכְלַהּ שְׁבַע – דִּקְדֵים חֲזָקָה דְהַאי לִשְׁטָרָא דְהָךְ;La Guemara précise : Et ces paroles ne valent que s'il est établi qu'il en a joui sept ans, de sorte que la 'hazaka de celui-ci précède l'acte de celui-là ;
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