Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִתְיָאֵשׁ הֵימֶנָּה וְלֹא גְּדָרָהּ – הֲרֵי זֶה קִידֵּשׁ, וְחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.S'il y a renoncé et ne l'a pas clôturée, voici qu'il a rendu interdit les céréales et le raisin comme kilayim (mélange d'espèces), et il en est responsable : il doit indemniser le propriétaire du champ.
- טַעְמָא דְּרָצוּ, הָא לֹא רָצוּ – אֵין מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ; אַלְמָא הֶיזֵּק רְאִיָּה לָאו שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק.Si me'hitsa signifie « clôture », on peut déduire : la raison est qu'ils ont voulu tous deux ; mais s'ils n'ont pas voulu, on ne l'oblige pas à construire, bien que son voisin se plaigne d'être vu. Il en ressort que le dommage de la vue, c'est-à-dire la gêne d'être exposé au regard d'autrui chez soi, n'est pas appelé dommage.
- וְאֵימָא ״מְחִיצָה״ – פְּלוּגְתָּא, כְּדִכְתִיב: ״וַתְּהִי מֶחֱצַת הָעֵדָה״; וְכֵיוָן דְּרָצוּ – בּוֹנִין אֶת הַכּוֹתֶל בְּעַל כׇּרְחוֹ, אַלְמָא הֶיזֵּק רְאִיָּה שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק!Mais dis que me'hitsa signifie un partage, comme il est écrit : « Et le partage (me'hétsat) de l'assemblée fut » (Nombres 31, 43) ; la Michna voudrait dire : puisqu'ils ont voulu partager la cour, on construit le mur contre son gré, malgré l'opposition de l'un des associés. Il en ressortirait que le dommage de la vue est appelé dommage !
- אִי הָכִי, הַאי ״שֶׁרָצוּ לַעֲשׂוֹת מְחִיצָה״?! ״שֶׁרָצוּ לַחֲצוֹת״ מִבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא מַאי – גּוּדָּא? ״בּוֹנִין אֶת הַכּוֹתֶל״?! ״בּוֹנִין אוֹתוֹ״ מִבְּעֵי לֵיהּ! אִי תְּנָא ״אוֹתוֹ״, הֲוָה אָמֵינָא בִּמְסִיפָס בְּעָלְמָא, קָא מַשְׁמַע לַן כּוֹתֶל.S'il en est ainsi, pourquoi cette expression : « qui ont voulu faire une me'hitsa » ? Il aurait fallu dire : « qui ont voulu partager » ! Mais alors, qu'est-ce que me'hitsa ? Une clôture ? Alors pourquoi « on construit le mur » ? Il aurait fallu dire : « on le construit » ! La Guemara répond : si le Tanna avait enseigné « on le construit », j'aurais dit qu'il suffit d'une simple messifas (cloison de piquets). Il nous enseigne donc qu'il faut un vrai mur.
- בּוֹנִין אֶת הַכּוֹתֶל בָּאֶמְצַע וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא!« On construit le mur au milieu, etc. » C'est évident ! Pourquoi l'un donnerait-il plus que l'autre ?
- לָא צְרִיכָא – דִּקְדֵים חַד וְרַצְּיֵּיהּ לְחַבְרֵיהּ; מַהוּ דְּתֵימָא, מָצֵי אָמַר לֵיהּ: כִּי אִיתְרְצַאי לָךְ – בְּאַוֵּירָא, בְּתַשְׁמִישְׁתָּא – לָא אִיתְרְצַאי לָךְ; קָא מַשְׁמַע לַן.Ce n'est pas pour un cas simple qu'il fallait le dire, mais pour le cas où l'un a pris les devants et a convaincu son compagnon. On aurait pu dire que ce dernier peut lui dire : « Si je t'ai donné mon accord, c'est pour l'espace aérien, pour une cloison fine qui ne prend guère de place ; pour l'usage du sol de la cour, je ne t'ai pas donné mon accord. » La Michna nous enseigne que chacun doit céder une part du sol pour le mur.
- וְהֶיזֵּק רְאִיָּה לָאו שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק?! (סִימָן: גִּינָּה, כּוֹתֶל, כּוֹפִין, וְחוֹלְקִין, חַלּוֹנוֹת, דְּרַב נַחְמָן).Et le dommage de la vue n'est-il pas appelé dommage ? (Moyen mnémotechnique : jardin, mur, on contraint, et l'on partage, fenêtres, celle de Rav Na'hman.)
- תָּא שְׁמַע: ״וְכֵן בְּגִינָּה״!Viens et entends une preuve : « Et de même pour un jardin » : la Michna impose la clôture dans un jardin, ce qui montre que le fait d'être vu est un dommage !
- גִּינָּה שָׁאנֵי, כִּדְרַבִּי אַבָּא – דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: אָסוּר לָאָדָם לַעֲמוֹד בִּשְׂדֵה חֲבֵירוֹ בְּשָׁעָה שֶׁהִיא עוֹמֶדֶת בְּקָמוֹתֶיהָ.Un jardin est différent, selon l'enseignement de Rabbi Abba, car Rabbi Abba a dit au nom de Rav Houna, qui l'a dit au nom de Rav : il est interdit à un homme de se tenir dans le champ de son prochain lorsque celui-ci est couvert de ses blés sur pied, car il lui nuit par le mauvais œil. Le jardin ne prouve donc rien pour le dommage de la vue.
- וְהָא ״וְכֵן״ קָתָנֵי! אַגְּוִיל וְגָזִית.Mais la Michna enseigne : « Et de même », ce qui suggère une même raison pour le jardin et pour la cour ! La Guemara répond : ce « de même » porte sur le gvil et le gazit (pierres non taillées et taillées) : on clôture le jardin avec les mêmes matériaux, selon la coutume locale.
- תָּא שְׁמַע: כּוֹתֶל חָצֵר שֶׁנָּפַל – מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ לִבְנוֹת עַד אַרְבַּע אַמּוֹת! נָפַל שָׁאנֵי.Viens et entends une Michna (plus loin, 5a) : « Le mur d'une cour qui est tombé : on l'oblige à construire jusqu'à quatre coudées. » Cela prouve que le fait d'être vu est un dommage ! La Guemara rejette : le cas où le mur est tombé est différent, car il y avait déjà là un mur.
- וּדְקָאָרֵי לַהּ מַאי קָאָרֵי לַהּ? סֵיפָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ – מֵאַרְבַּע אַמּוֹת וּלְמַעְלָה אֵין מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ.Et celui qui a posé la question, pourquoi l'a-t-il posée ? N'est-il pas clair que la Michna parle d'un mur tombé ? Il pensait que c'est la fin de cette Michna qui était nécessaire à son auteur : au-delà de quatre coudées, on ne l'oblige pas, même si le mur était plus haut auparavant ; mais la règle vaudrait aussi pour un mur qui n'a jamais existé.
- תָּא שְׁמַע: כּוֹפִין אוֹתוֹ לִבְנוֹת בֵּית שַׁעַר וְדֶלֶת לֶחָצֵר. שְׁמַע מִינַּהּ, הֶיזֵּק רְאִיָּה שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק! הַזִּיקָא דְרַבִּים שָׁאנֵי.Viens et entends une Michna (plus loin, 7b) : « On le contraint à construire une guérite de garde et une porte pour la cour », afin que la cour ne soit pas exposée aux regards. Déduis-en que le dommage de la vue est appelé dommage ! La Guemara répond : le dommage causé par la multitude est différent, mais cela ne prouve rien pour deux voisins.
- וּדְיָחִיד לָא? תָּא שְׁמַע: אֵין חוֹלְקִין אֶת הֶחָצֵר, עַד שֶׁיְּהֵא בָּהּ אַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה וְאַרְבַּע אַמּוֹת לָזֶה. הָא יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי לָזֶה וּכְדֵי לָזֶה – חוֹלְקִין; מַאי, לָאו בְּכוֹתֶל? לָא, בִּמְסִיפָס בְּעָלְמָא.Et celui d'un individu ne l'est pas ? Viens et entends une Michna (plus loin, 11a) : « On ne partage pas la cour à moins qu'il n'y ait quatre coudées pour celui-ci et quatre coudées pour celui-là. » Il s'ensuit que s'il y a assez pour celui-ci et assez pour celui-là, on partage. N'est-ce pas avec un mur, qui empêche de voir ? Non, avec une simple messifas à travers laquelle on voit encore.
- תָּא שְׁמַע: הַחַלּוֹנוֹת, בֵּין מִלְּמַעְלָה בֵּין מִלְּמַטָּה וּבֵין מִכְּנֶגְדָּן – אַרְבַּע אַמּוֹת. וְתָנֵי עֲלַהּ: מִלְּמַעְלָן – כְּדֵי שֶׁלֹּא יָצִיץ וְיִרְאֶה; מִלְּמַטָּן – כְּדֵי שֶׁלֹּא יַעֲמוֹד וְיִרְאֶה; מִכְּנֶגְדָּן – כְּדֵי שֶׁלֹּא יַאֲפִיל!Viens et entends une Michna (plus loin, 22a) : celui qui construit un mur en face des fenêtres d'un voisin doit garder, que ce soit au-dessus, en dessous ou en face, quatre coudées. Et l'on a enseigné à ce propos : au-dessus, afin qu'il ne puisse pas se pencher et voir ; en dessous, afin qu'il ne puisse pas s'y tenir debout et voir ; en face, afin qu'il n'assombrisse pas la maison. Le souci d'être vu est donc pris en compte !
- הֶזֵּיקָא דְבַיִת שָׁאנֵי.Le dommage subi dans la maison est différent, car on y fait des choses que l'on veut garder discrètes, tandis que la cour est à découvert.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: גַּג הַסָּמוּךְ לַחֲצַר חֲבֵירוֹ – עוֹשִׂין לוֹ מַעֲקֶה גָּבוֹהַּ אַרְבַּע אַמּוֹת! שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר לֵיהּ בַּעַל הֶחָצֵר לְבַעַל הַגָּג: לְדִידִי קְבִיעָה לִי תַּשְׁמִישִׁי, לְדִידָךְ לָא קְבִיעָה לָךְ תַּשְׁמִישְׁתָּךְ; וְלָא יָדַעְנָא בְּהֵי עִידָּנָא סְלִיקָא וְאָתֵית –Viens et entends, car Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : un toit voisin de la cour de son compagnon : on lui fait faire un parapet haut de quatre coudées, pour qu'il ne puisse pas voir dans la cour. Le dommage de la vue vaut donc même pour une cour ! La Guemara répond : c'est différent là-bas, car le propriétaire de la cour dit au propriétaire du toit : « Moi, mon usage de la cour est constant ; toi, ton usage du toit n'est pas constant. Et je ne sais pas à quel moment tu vas monter et venir,
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