Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לְהוּ: בְּעָלְמָא כּוֹתְבִין שׁוֹבָר, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא – דְּדִלְמָא אָזֵיל בַּעַל חוֹב וְטָרֵיף מִינֵּיהּ דְּלוֹקֵחַ, וְאָזֵיל אִיהוּ וְטָרֵיף לָקוֹחוֹת, וְשׁוֹבָר גַּבֵּי לָקוֹחוֹת לֵיכָּא.Il leur dit : En général, on écrit une quittance. Et ici, voici la raison pour laquelle on n'en écrit pas : peut-être le créancier (celui à qui le champ avait été volé) ira-t-il saisir le champ de l'acheteur, et celui-ci ira saisir les acheteurs postérieurs du même vendeur ; or la quittance, les acheteurs ne l'ont pas : elle est chez le vendeur.
- סוֹף סוֹף, לָקוֹחוֹת לָאו אַמָּרֵי דְאַרְעָא הָדְרִי?En fin de compte, les acheteurs ne reviennent-ils pas vers le propriétaire de la terre, c'est-à-dire le vendeur, pour réclamer leur dû ? Il produirait alors la quittance, et la fraude serait découverte !
- אַדְּהָכִי וְהָכִי שָׁמֵיט וְאָכֵיל פֵּירֵי.Entre-temps, celui qui a saisi s'empare de la terre et en consomme les fruits, et il sera difficile de les récupérer.
- אִי נָמֵי, לְלוֹקֵחַ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת.Ou bien : on le craint pour l'acheteur sans garantie : n'ayant aucun recours contre le vendeur, il n'ira jamais le trouver et ne découvrira pas la quittance.
- אִי הָכִי, שְׁטָרֵי הַלְוָאָה נָמֵי!S'il en est ainsi, pour les actes de prêt aussi, cette crainte devrait s'appliquer, et l'on ne devrait pas y écrire de quittance !
- הָתָם, דְּזוּזֵי מַסֵּיק – אָמְרִי: פַּיְּיסֵיהּ בַּעַל חוֹב בְּזוּזֵי. הָכָא, דְּאַרְעָא מַסֵּיק – מִידָּע יָדְעִי דְּמַאן דְּמַסֵּיק אַרְעָא, בְּזוּזֵי לָא מִפַּיַּיס.Là-bas, où il réclame de l'argent, les acheteurs disent : Il a peut-être apaisé le créancier avec de l'argent, et ils iront s'enquérir auprès du débiteur, qui produira la quittance. Ici, où il réclame la terre, ils savent bien que celui qui réclame une terre ne s'apaise pas avec de l'argent ; ils laisseront donc saisir leur terre sans s'enquérir.
- אָמַר מָר: חוּץ מִן הָאַחְרָיוּת שֶׁבּוֹ. הֵיכִי כָּתְבִינַן? אָמַר רַב נַחְמָן, דְּכָתְבִי הָכִי: ״שְׁטָרָא דְּנַן דְּלָא לְמִיגְבֵּי בֵּיהּ לָא מִמְּשַׁעְבְּדִי וְלָא מִבְּנֵי חָרֵי, אֶלָּא כִּי הֵיכִי דְּתֵיקוּם אַרְעָא בִּידֵיהּ דְּלוֹקֵחַ״.Le Maître a dit : À l'exclusion de la garantie qui s'y trouve. Comment écrivons-nous un tel acte ? Rav Na'hman dit : On écrit ainsi : « Notre présent acte n'est pas destiné à recouvrer, ni sur les biens engagés ni sur les biens libres, mais seulement à ce que la terre demeure en la main de l'acheteur. »
- אָמַר רַפְרָם, זֹאת אוֹמֶרֶת: אַחְרָיוּת – טָעוּת סוֹפֵר הוּא; טַעְמָא דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי, הָא לָא כְּתַב לֵיהּ הָכִי – גָּבֵי.Rafram dit : Cela revient à dire que l'omission de la garantie est une erreur de scribe. La raison pour laquelle il n'y a pas de garantie est qu'il lui a écrit ainsi explicitement ; mais s'il ne lui a pas écrit ainsi, et a seulement omis d'en parler, il recouvre tout de même.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: אַחְרָיוּת – לָאו טָעוּת סוֹפֵר הוּא, וּמַאי ״חוּץ מֵאַחְרָיוּת שֶׁבּוֹ״ – דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ אַחְרָיוּת.Rav Achi dit : l'omission de la garantie n'est pas une erreur de scribe. Et que signifie : « À l'exclusion de la garantie qui s'y trouve » ? Simplement qu'il n'y est pas écrit de garantie.
- הָהִיא אִיתְּתָא דִּיהַבָה לֵיהּ זוּזֵי לְהָהוּא גַּבְרָא לְמִיזְבַּן לַהּ אַרְעָא, אֲזַל זְבַן לַהּ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת. אָתְיָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן,Une certaine femme donna de l'argent à un certain homme pour qu'il lui achète une terre. Il alla la lui acheter sans garantie. Elle vint devant Rav Na'hman.
- אֲמַר לֵיהּ: ״לְתַקּוֹנֵי שַׁדַּרְתָּיךָ, וְלָא לְעַוּוֹתֵי. זִיל זִבְנַהּ מִינֵּיהּ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת, וַהֲדַר זַבְּנַהּ נִיהֲלַהּ בְּאַחְרָיוּת״.Il lui dit (à l'homme) : Elle peut te dire : « C'est pour agir en ma faveur que je t'ai envoyé, et non pour me nuire. » Va, achète-la de lui sans garantie, puis vends-la-lui à elle avec garantie.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַנּוֹתֵן מַתָּנָה לַחֲבֵירוֹ, וְהֶחְזִיר לוֹ אֶת הַשְּׁטָר – חָזְרָה מַתְּנָתוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת. מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? אָמַר רַב אַסִּי, נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לוֹ: שָׂדֶה זוֹ נְתוּנָה לְךָ כׇּל זְמַן שֶׁהַשְּׁטָר בְּיָדְךָ.Rabban Chimon ben Gamliel dit : Celui qui fait un don à son prochain, et celui-ci lui a rendu l'acte, son don est revenu. Et les Sages disent : Son don demeure. Quelle est la raison de Rabban Chimon ben Gamliel ? Rav Assi dit : Il devient comme s'il lui avait dit : Ce champ t'est donné tant que l'acte est dans ta main.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבָּה: אִי הָכִי, נִגְנַב אוֹ אָבַד נָמֵי!Rabba objecta : S'il en est ainsi, s'il a été volé ou perdu aussi, le don devrait être annulé !
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה: בְּאוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה קָמִיפַּלְגִי – רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין אוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה.Mais Rabba dit : Ils divergent sur la question de savoir si les lettres (le contenu de l'acte) s'acquièrent par la remise. Rabban Chimon ben Gamliel pense : Les lettres s'acquièrent par la remise, et le retour de l'acte fait donc revenir le champ ; et nos Maîtres pensent : Les lettres ne s'acquièrent pas par la remise.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַבָּא לִידּוֹן בִּשְׁטָר וּבַחֲזָקָה, נִידּוֹן בִּשְׁטָר; דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בַּחֲזָקָה.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui vient être jugé en vertu d'un acte et d'une 'hazaka (présomption de propriété par trois ans de jouissance paisible) est jugé d'après l'acte ; ce sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi). Rabban Chimon ben Gamliel dit : d'après la 'hazaka.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: בְּאוֹתִיּוֹת נִקְנוֹת בִּמְסִירָה קָא מִיפַּלְגִי –Sur quoi divergent-ils ? Quand Rav Dimi vint de la Terre d'Israël, il dit : Ils divergent sur la question de savoir si les lettres s'acquièrent par la remise.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.