Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַיְינוּ דְּקָאָתוּ וְאָמְרוּ לֵיהּ: מַהוּ לְבוֹדְקוֹ. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ מִבֶּן עֶשְׂרִים, כִּי בָּדְקוּ לֵיהּ מַאי הָוֵי? וְהָא תְּנַן: בֶּן עֶשְׂרִים שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת – יָבִיאוּ רְאָיָה שֶׁהוּא בֶּן עֶשְׂרִים; וְהוּא הַסָּרִיס, לֹא חוֹלֵץ וְלֹא מְיַבֵּם!c'est pourquoi ils sont venus lui dire : qu'en est-il de l'examiner ? Mais si tu dis : à partir de vingt ans, quand ils l'examinent, qu'en résulte-t-il ? Or nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; Nida 47b) : un homme de vingt ans qui n'a pas produit deux poils, qu'on apporte la preuve qu'il a vingt ans ; et c'est lui le saris (homme resté impubère), il n'accomplit ni la 'halitsa (cérémonie libérant la veuve du lévirat) ni le lévirat ! Puisqu'à vingt ans il est majeur même sans signes, l'examen ne servirait à rien.
- לָאו אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק אָמַר רַב: וְהוּא שֶׁנּוֹלְדוּ בּוֹ סִימָנֵי סָרִיס? אָמַר רָבָא: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: וְהוּא הַסָּרִיס; שְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara répond : n'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rabbi Chmouel bar Rav Yits'hak a dit au nom de Rav : à condition que soient apparus en lui les signes du saris ? Sinon, il reste mineur, et l'examen du corps a donc une utilité. Rava a dit : c'est aussi ce que montre la formulation précise, puisqu'on enseigne : « et c'est lui le saris ». Déduis-en cela.
- וְכִי לָא נוֹלְדוּ לוֹ סִימָנֵי סָרִיס, עַד כַּמָּה? תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: עַד רוֹב שְׁנוֹתָיו. כִּי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא, אִי כָּחֵישׁ אֲמַר לְהוּ: לִיבְרֵי; וְאִי אִבְּרִי אֲמַר לְהוּ: לִיכְחוֹשׁ. דְּהָנֵי סִימָנֵי – זִמְנִין דְּאָתוּ מֵחֲמַת כְּחִישׁוּתָא, זִמְנִין דְּאָתוּ מֵחֲמַת בְּרִיּוּתָא.La Guemara demande : Et si les signes du saris ne sont pas apparus en lui, jusqu'à quand est-il considéré comme mineur ? Rabbi 'Hiya a enseigné : jusqu'à la majeure partie de ses années, soit trente-cinq ans. Quand un tel cas arrivait devant Rabbi 'Hiya, s'il était maigre, il leur disait : qu'il engraisse ; et s'il était gras, il leur disait : qu'il maigrisse. Car ces signes viennent parfois à cause de la maigreur, et parfois à cause de l'embonpoint.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: תּוֹךְ זְמַן – כְּלִפְנֵי זְמַן, אוֹ כִּלְאַחַר זְמַן? (אָמַר) רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: תּוֹךְ זְמַן כְּלִפְנֵי זְמַן. רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא אָמַר רַב נַחְמָן: תּוֹךְ זְמַן כִּלְאַחַר זְמַן.Ils ont posé la question : pendant le temps (l'année même de la majorité pour la vente des biens paternels), est-il comme avant le temps ou comme après le temps ? Rava a dit au nom de Rav Na'hman : pendant le temps est comme avant le temps. Rava bar Rav Chéila a dit au nom de Rav Na'hman : pendant le temps est comme après le temps.
- וְהָא דְּרָבָא, לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר – דְּהָהוּא תּוֹךְ זְמַן דְּאָזֵיל זַבֵּין נִכְסֵי, וַאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם. מַאן דַּחֲזָא סָבַר, מִשּׁוּם דְּתוֹךְ זְמַן כְּלִפְנֵי זְמַן; וְלָא הִיא, הָתָם שְׁטוּתָא יַתִּירְתָא חֲזָא בֵּיהּ – דַּהֲוָה קָא מְשַׁחְרַר לְהוּ לְעַבְדֵיהּ.Et cet enseignement de Rava n'a pas été dit explicitement, mais il a été dit par déduction : car un certain jeune, se trouvant pendant le temps, alla vendre des biens, et l'affaire vint devant Rava. Il leur dit : il n'a rien fait. Celui qui l'a vu a pensé que c'était parce que pendant le temps est comme avant le temps. Mais il n'en est rien : là, il a vu en lui une démence excessive, car il affranchissait ses esclaves.
- שְׁלַח לֵיהּ גִּידֵּל בַּר מְנַשְּׁיָא לְרָבָא, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: תִּינוֹקֶת בַּת אַרְבַּע עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד, יוֹדַעַת בְּטִיב מַשָּׂא וּמַתָּן; מַהוּ? שְׁלַח לֵיהּ: אִם יוֹדַעַת בְּטִיב מַשָּׂא וּמַתָּן – מִקָּחָהּ מִקָּח וּמִמְכָּרָהּ מִמְכָּר.Guidel bar Menachia envoya dire à Rava : que notre maître nous enseigne : une jeune fille de quatorze ans et un jour, qui connaît la nature du commerce, qu'en est-il ? Peut-elle vendre ce qu'elle a hérité de son père ? Il lui répondit : si elle connaît la nature du commerce, son achat est un achat et sa vente est une vente.
- וְלִישְׁלַח לֵיהּ תִּינוֹק! מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה כָּךְ הָיָה. וְלִישְׁלַח לֵיהּ תִּינוֹקֶת בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד! מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה כָּךְ הָיָה.La Guemara demande : Et qu'il l'interroge sur un jeune garçon ! Réponse : tel fut le cas qui s'est présenté. Et qu'il l'interroge sur une jeune fille de douze ans et un jour, âge de sa majorité ! Réponse : tel fut le cas qui s'est présenté.
- וְהָא דְּרָבָא, לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר – דְּהָהוּא פָּחוּת מִבֶּן עֶשְׂרִים דַּאֲזַל זַבֵּין נִכְסֵי אֲבוּהוּ, כְּגִידֵּל בַּר מְנַשְּׁיָא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַרוּ לֵיהּ קְרוֹבֵיהּ: זִיל אֱכוֹל תַּמְרֵי, וּשְׁדִי (בֵּיהּ) קַשְׁיָיתָא בֵּי רָבָא. עֲבַד הָכִי, אֲמַר לְהוּ: זְבִינֵיהּ לָאו זְבִינֵי.Et cet enseignement de Rava n'a pas été dit explicitement, mais il a été dit par déduction : car un certain jeune de moins de vingt ans alla vendre les biens de son père, comme dans le cas de Guidel bar Menachia. Il vint devant Rava. Ses proches lui dirent : va manger des dattes et jette les noyaux chez Rava. Ils voulaient ainsi montrer qu'il n'avait pas toute sa raison. Il fit ainsi. Il leur dit : sa vente n'est pas une vente.
- כִּי קָא כָּתְבוּ לֵיהּ שְׁטָרָא, אֲמַרוּ לֵיהּ לָקוֹחוֹת: זִיל אֵימָא לֵיהּ לְרָבָא, מְגִלַּת אֶסְתֵּר – בְּזוּזָא; שְׁטָרָא דְמָר בְּזוּזָא?! אֲזַל אֲמַר לֵיהּ. אֲמַר לְהוּ: זְבִינֵיהּ זְבִינֵי. אֲמַרוּ לֵיהּ קְרוֹבֵיהּ: לָקוֹחוֹת אַגְמְרוּהוּ! אֲמַר לְהוּ: מַסְבְּרִי לֵיהּ – סָבַר. כֵּיוָן דְּמַסְבְּרִי לֵיהּ, וְסָבַר – מִידָּע יָדַע, וְהַאי דַּעֲבַד הָכִי – חוּצְפָּא יַתִּירָא הוּא דַּהֲוָה בֵּיהּ.Comme on lui écrivait l'acte du jugement, les acheteurs lui dirent : va dire à Rava : le rouleau d'Esther, si long, s'achète un zouz ; l'acte du Maître, si court, un zouz ?! Il alla le lui dire. Il leur dit : sa vente est une vente. Ses proches lui dirent : ce sont les acheteurs qui le lui ont appris ! Il leur dit : on lui explique et il comprend. Puisqu'on lui explique et qu'il comprend, il sait, et s'il a agi ainsi, c'est par excès d'impudence qui était en lui.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: וּלְעֵדוּת – עֵדוּתוֹ עֵדוּת. אָמַר מָר זוּטְרָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא לְמִטַּלְטְלֵי, אֲבָל לִמְקַרְקְעֵי – לָא.Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : et pour le témoignage, son témoignage est un témoignage. Mar Zoutra a dit : nous ne l'avons dit que pour les biens mobiliers, mais pour les biens immobiliers, non.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְמָר זוּטְרָא: מַאי שְׁנָא מִטַּלְטְלִי – דִּזְבִינֵיהּ זְבִינֵי; אֶלָּא מֵעַתָּה, הָא דִּתְנַן: הַפָּעוֹטוֹת – מִקָּחָן מִקָּח וּמִמְכָּרָן מִמְכָּר בְּמִטַּלְטְלִין, הָכִי נָמֵי דְּעֵדוּתָן עֵדוּת?! אָמַר לֵיהּ: הָתָם, בָּעֵינָא ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״, וְלֵיכָּא.Rav Achi a dit à Mar Zoutra : en quoi les biens mobiliers diffèrent-ils ? Parce que sa vente est une vente ? Mais alors, ce que nous avons appris : « les jeunes enfants [paotot], leur achat est un achat et leur vente est une vente pour les biens mobiliers » (Guittin 59a), devrons-nous dire aussi que leur témoignage est un témoignage ?! Mar Zoutra lui a dit : là, je requiers « et les deux hommes se tiendront » (Deutéronome 19, 17), et ce n'est pas le cas ; il faut que les témoins soient des hommes, ce que ne sont pas de jeunes enfants.
- אָמַר אַמֵּימָר: וּמַתְּנָתוֹ מַתָּנָה. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: הַשְׁתָּא, וּמָה זְבִינֵי – דִּמְקַבֵּל זוּזֵי, אָמְרַתְּ דְּלָא – דִּלְמָא מוֹזֵיל וּמְזַבֵּין; כׇּל שֶׁכֵּן מַתָּנָה – דְּלָא מָטֵי לֵיהּ וְלָא מִידֵּי! אֲמַר לֵיהּ:Amémar a dit : et son don est un don. Rav Achi a dit à Amémar : maintenant, si pour la vente, où il reçoit de l'argent, tu dis que non, de crainte qu'il ne vende à bas prix, à plus forte raison pour un don, où il ne lui parvient rien du tout ! Il lui a dit :
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