Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דּוֹמֶה שֶׁיֵּשׁ לִי בֵּן, עַכְשָׁיו שֶׁאֵין לִי בֵּן – נְכָסַי לִפְלוֹנִי; הָיָה חוֹלֶה וּמוּטָל בַּמִּטָּה, וְאָמְרוּ לוֹ: נְכָסָיו לְמִי? אָמַר לָהֶן: דּוֹמֶה שֶׁאִשְׁתִּי מְעוּבֶּרֶת, עַכְשָׁיו שֶׁאֵין אִשְׁתִּי מְעוּבֶּרֶת – נְכָסַי לִפְלוֹנִי; וְנוֹדַע שֶׁיֵּשׁ לוֹ בֵּן אוֹ שֶׁהָיְתָה אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת – אֵין מַתְּנָתוֹ מַתָּנָה.Il me semblait que j'avais un fils ; maintenant que je n'ai pas de fils, mes biens iront à un tel. Ou encore : Il était malade et alité, et ils lui ont dit : Ses biens, à qui iront-ils ? Il leur a dit : Il me semblait que ma femme était enceinte ; maintenant que ma femme n'est pas enceinte, mes biens iront à un tel. Et il s'est su ensuite qu'il avait un fils ou que sa femme était enceinte : son don n'est pas un don, car il n'a donné que parce qu'il se croyait sans héritier.
- לֵימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא הִיא, וְלָא רַבָּנַן? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, ״דּוֹמֶה״ שָׁאנֵי.La Guemara demande : Dirons-nous que c'est Rabbi Chimon ben Menassia, et non les Rabbanan ? Tu peux même dire que ce sont les Rabbanan : « Il me semblait » est différent, car il a énoncé la raison de son acte.
- וּדְקָאָרֵי לַהּ – מַאי קָאָרֵי לַהּ? מַהוּ דְּתֵימָא: צַעְרֵיהּ הוּא דְּקָא מַדְכַּר, קָא מַשְׁמַע לַן.Et celui qui a posé la question, pourquoi l'a-t-il posée ? La différence est évidente ! Tu aurais pu dire que c'est sa peine qu'il évoque, et non la raison du don ; il nous enseigne donc que, s'il avait su avoir un fils, il n'aurait pas donné ses biens.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: מִנַּיִן לְמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע שֶׁהִיא מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַעֲבַרְתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ לְבִתּוֹ״ – יֵשׁ לְךָ הַעֲבָרָה אַחֶרֶת שֶׁהִיא כָּזוֹ. וְאֵי זוֹ? זוֹ מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע.Le don d'un moribond n'exige pas d'acte d'acquisition. Rabbi Zeira a dit au nom de ce qu'a dit Rav : D'où sait-on, pour le don d'un moribond, qu'il est de la Torah ? Comme il est dit : « Et vous ferez passer son héritage à sa fille » (Nombres 27, 8). Il en ressort que tu as un autre transfert qui est comme celui-ci et se fait sans acte d'acquisition. Et lequel est-ce ? C'est le don d'un moribond.
- רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, מֵהָכָא: ״וּנְתַתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ לְאֶחָיו״ – יֵשׁ לְךָ נְתִינָה אַחֶרֶת שֶׁהִיא כָּזוֹ. וְאֵי זוֹ? זוֹ מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע.Rav Na'hman a dit au nom de ce qu'a dit Rabba bar Avouh : On le déduit d'ici : « Et vous donnerez son héritage à ses frères » (Nombres 27, 9). Il en ressort que tu as un autre don qui est comme celui-ci. Et lequel est-ce ? C'est le don d'un moribond.
- וְרַב נַחְמָן – מַאי טַעְמָא לָא אָמַר מִ״וְהַעֲבַרְתֶּם״? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי – דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: בְּכוּלָּן נֶאֶמְרָה בָּהֶן ״נְתִינָה״, וְכָאן נֶאֶמְרָה ״הַעֲבָרָה״; אֵין לְךָ שֶׁמַּעֲבִיר נַחֲלָה מִשֵּׁבֶט לְשֵׁבֶט, אֶלָּא בַּת – הוֹאִיל וּבְנָהּ וּבַעְלָהּ יוֹרְשִׁין אוֹתָהּ.La Guemara demande : Et Rav Na'hman, pourquoi ne l'a-t-il pas dit de « Et vous ferez passer » ? Elle répond : Il a besoin de ce terme pour ce qu'enseigne Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi), car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi dit : Pour tous les héritiers, il a été dit « don », et ici il a été dit « transfert » : personne ne fait passer un héritage d'une tribu à l'autre, sinon la fille, puisque son fils et son mari héritent d'elle, et ils peuvent être d'une autre tribu.
- וְרַבִּי זֵירָא – מַאי טַעְמָא לָא אָמַר מִ״וּנְתַתֶּם״? אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הוּא.Et Rabbi Zeira, pourquoi ne l'a-t-il pas dit de « Et vous donnerez » ? C'est la manière du verset de s'exprimer, et on n'en peut rien déduire.
- רַב מְנַשְּׁיָא בַּר יִרְמְיָה אָמַר, מֵהָכָא: ״בַּיָּמִים הָהֵם חָלָה חִזְקִיָּהוּ לָמוּת, וַיָּבֹא אֵלָיו יְשַׁעְיָהוּ בֶן אָמוֹץ הַנָּבִיא, וַיֹּאמֶר אֵלָיו: כֹּה אָמַר ה׳, צַו לְבֵיתֶךָ, כִּי מֵת אַתָּה וְלֹא תִחְיֶה״ – בְּצַוָּאָה בְּעָלְמָא.Rav Menachia bar Yirmeya a dit : On le déduit d'ici : « En ces jours-là, 'Hizkiyahou fut malade à mourir, et le prophète Yechayahou ben Amots vint à lui et lui dit : Ainsi parle Hachem : Donne tes ordres à ta maison, car tu vas mourir et tu ne vivras pas » (II Rois 20, 1) : par un simple ordre, un moribond peut transférer ses biens.
- רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל אָמַר, מֵהָכָא: ״וַאֲחִיתוֹפֶל רָאָה כִּי לֹא נֶעֶשְׂתָה עֲצָתוֹ וַיַּחֲבֹשׁ אֶת הַחֲמוֹר וַיֵּלֶךְ אֶל בֵּיתוֹ אֶל עִירוֹ וַיְצַו אֶל בֵּיתוֹ וַיֵּחָנַק״, בְּצַוָּאָה בְּעָלְמָא.Ramé bar Ye'hezkel a dit : On le déduit d'ici : « Et A'hitofel vit que son conseil n'avait pas été suivi, et il sella l'âne, il se leva et alla à sa maison, dans sa ville, et il donna ses ordres à sa maison, et il s'étrangla » (II Samuel 17, 23) : par un simple ordre.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים צִוָּה אֲחִיתוֹפֶל אֶת בָּנָיו – אַל תִּהְיוּ בְּמַחְלוֹקֶת, וְאַל תִּמְרְדוּ בְּמַלְכוּת בֵּית דָּוִד, וְיוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת בָּרוּר – זִרְעוּ חִטִּים. מָר זוּטְרָא אָמַר: ״בָּלוּל״ אִיתְּמַר. אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יַעֲקֹב: לֹא ״בָּרוּר״ – בָּרוּר מַמָּשׁ, וְלֹא ״בָּלוּל״ – בָּלוּל מַמָּשׁ, אֶלָּא אֲפִילּוּ בָּלוּל וְרוּחַ צְפוֹנִית מְנַשַּׁבְתּוֹ – זֶה הוּא בָּרוּר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : A'hitofel a ordonné trois choses à ses fils : Ne prenez pas part à une querelle ; ne vous révoltez pas contre la royauté de la maison de David ; et si le jour de la fête d'Atséret (Chavouot) est clair, semez du blé. Mar Zoutra a dit : Il a été dit « nuageux ». Ceux de Neharde'a ont dit au nom de Rabbi Yaakov : « Clair » ne veut pas dire réellement clair, et « nuageux » ne veut pas dire réellement nuageux ; mais même un jour nuageux, si le vent du nord le disperse, c'est là un jour clair.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: אֲנַן – אַדְּרַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי מַתְנֵינַן לַהּ, דְּאָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: מוֹצָאֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג, הַכֹּל צוֹפִין לַעֲשַׁן הַמַּעֲרָכָה; נָטָה כְּלַפֵּי צָפוֹן – עֲנִיִּים שְׂמֵחִים וּבַעְלֵי בָתִּים עֲצֵבִין, מִפְּנֵי שֶׁגִּשְׁמֵי שָׁנָה מְרוּבִּין, וּפֵירוֹת מַרְקִיבִין.Rabbi Abba a dit à Rav Achi : Nous, nous l'enseignons sur la parole de Rav Its'hak bar Avdimi, car Rav Its'hak bar Avdimi a dit : À l'issue du dernier jour de la fête de Souccot, tous observaient la fumée de la pile de bois de l'autel. Si elle penchait vers le nord, les pauvres se réjouissaient et les propriétaires s'attristaient, car les pluies de l'année seraient abondantes et les fruits pourriraient, de sorte que les propriétaires devraient les vendre vite et à bas prix.
- נָטָה כְּלַפֵּי דָרוֹם – עֲנִיִּים עֲצֵבִים וּבַעְלֵי בָתִּים שְׂמֵחִין, מִפְּנֵי שֶׁגִּשְׁמֵי שָׁנָה מוּעָטִין, וּפֵירוֹת מִשְׁתַּמְּרִין. נָטָה כְּלַפֵּי מִזְרָח – הַכֹּל שְׂמֵחִין. כְּלַפֵּי מַעֲרָב – הַכֹּל עֲצֵבִין.Si elle penchait vers le sud, les pauvres s'attristaient et les propriétaires se réjouissaient, car les pluies de l'année seraient rares et les fruits se conserveraient. Si elle penchait vers l'est, tous se réjouissaient, car la pluie suffirait et les fruits se conserveraient. Vers l'ouest, tous s'attristaient, car le vent d'est n'apporte pas de pluie et annonçait la sécheresse.
- וּרְמִינְהִי: מִזְרָחִית – לְעוֹלָם יָפָה. מַעֲרָבִית – לְעוֹלָם קָשָׁה. רוּחַ צְפוֹנִית – יָפָה לְחִטִּים בְּשָׁעָה שֶׁהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ, וְקָשָׁה לְזֵיתִים בְּשָׁעָה שֶׁיָּנֵיצוּ. וְרוּחַ דְּרוֹמִית – קָשָׁה לְחִטִּין בְּשָׁעָה שֶׁהֵבִיאוּ שְׁלִישׁ, וְיָפָה לְזֵיתִים בְּשָׁעָה שֶׁיָּנֵיצוּ.Et on oppose à cela une baraïta : Le vent d'est est toujours bon. Le vent d'ouest est toujours mauvais. Le vent du nord est bon pour le blé lorsqu'il a atteint le tiers de sa croissance, et mauvais pour les oliviers lorsqu'ils fleurissent. Et le vent du sud est mauvais pour le blé lorsqu'il a atteint le tiers de sa croissance, et bon pour les oliviers lorsqu'ils fleurissent.
- וְאָמַר רַב יוֹסֵף, וְאִיתֵּימָא מָר זוּטְרָא, וְאִיתֵּימָא רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וְסִימָנָךְ – שֻׁלְחָן בַּצָּפוֹן, וּמְנוֹרָה בַּדָּרוֹם. הַאי מְרַבֵּי דִידֵיהּ וְהַאי מְרַבֵּי דִידֵיהּ!Et Rav Yossef a dit, et certains disent Mar Zoutra, et certains disent Rav Na'hman bar Its'hak : Et ton signe mnémotechnique : la Table est au nord, et la Ménora au sud. Celle-ci fait croître ce qui est sien, et celle-là fait croître ce qui est sien ! La Table, qui porte les pains de blé, est au nord, et le vent du nord favorise le blé ; la Ménora, allumée à l'huile d'olive, est au sud, et le vent du sud favorise les olives. Cette baraïta contredit donc Rav Its'hak bar Avdimi quant aux vents d'est et d'ouest.
- לָא קַשְׁיָא; הָא לַן, וְהָא לְהוּ.Ce n'est pas difficile : ceci (le vent d'est est bon) vaut pour nous, en Babylonie, où l'eau abonde, et cela (le vent d'ouest est bon) vaut pour eux, en Eretz Israël (la Terre d'Israël), où l'eau est rare et où ce vent apporte la pluie.
- תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: יוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת בָּרוּר – סִימָן יָפֶה לְכׇל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ. אָמַר רַב זְבִיד: הַאי יוֹמָא קַמָּא דְּרֵישׁ שַׁתָּא, אִי חַמִּים – כּוּלַּהּ שַׁתָּא חַמִּימָא, אִי קָרִיר – כּוּלַּהּ שַׁתָּא קָרִירָא. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ?Il a été enseigné dans une baraïta : Abba Chaoul dit : Si le jour de la fête d'Atséret est clair, c'est un bon signe pour toute l'année. Rav Zevid a dit : Ce premier jour de Roch Hachana, s'il est chaud, toute l'année sera chaude ; s'il est froid, toute l'année sera froide. La Guemara demande : Quelle différence cela fait-il ?
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