Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּתַנְיָא: ״הַמְבַשְּׂרֵנִי בַּמֶּה נִפְטַר רַחְמָהּ שֶׁל אִשְׁתִּי; אִם זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה. ״אִם נְקֵבָה – מָנֶה״; יָלְדָה נְקֵבָה – נוֹטֵל מָנֶה, יָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה – אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si quelqu'un a dit : « Celui qui m'annoncera par quoi s'est ouverte la matrice de mon épouse : si c'est un mâle, il prendra un mané (cent dinars) » : si elle a mis au monde un mâle, il prend un mané. « Si c'est une femelle, un mané » : si elle a mis au monde une femelle, il prend un mané. Si elle a mis au monde un mâle et une femelle, il n'a qu'un mané.
- וְהָא ״זָכָר וּנְקֵבָה״ לָא אֲמַר! דְּאָמַר נָמֵי ״אִם זָכָר וּנְקֵבָה נָמֵי – יִטּוֹל מָנֶה״. אֶלָּא לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי נֵפֶל.Mais il n'a pas dit « un mâle et une femelle » ! Pourquoi donc recevrait-il quelque chose ? Il s'agit du cas où il a dit également : « Si c'est un mâle et une femelle aussi, il prendra un mané. » Mais alors, que ses conditions viennent-elles exclure ? Elles viennent exclure un fœtus non viable, pour lequel il ne reçoit rien.
- הָהוּא דַּאֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ: נִכְסַי לְהַאי דִּמְעַבְּרַתְּ. אָמַר רַב הוּנָא: הָוֵי מְזַכֶּה לְעוּבָּר, וְהַמְזַכֶּה לְעוּבָּר לֹא קָנָה.Un certain homme a dit à son épouse : « Mes biens iront à celui dont tu es enceinte. » Rav Houna a dit : c'est un cas de celui qui fait acquérir à un fœtus, et celui qui fait acquérir à un fœtus n'a pas fait acquérir.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: הָאוֹמֵר ״אִם יָלְדָה אִשְׁתִּי זָכָר – יִטּוֹל מָנֶה״, יָלְדָה זָכָר – נוֹטֵל מָנֶה! אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁנָתֵינוּ – אֵינִי יוֹדֵעַ מִי שְׁנָאָהּ.Rav Na'hman a objecté à Rav Houna : il est enseigné dans la Michna : celui qui dit : « Si mon épouse met au monde un mâle, il prendra un mané » : si elle a mis au monde un mâle, il prend un mané ! Le fœtus acquiert donc. Il lui a dit : notre Michna, je ne sais pas qui l'a enseignée.
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם!Mais qu'il lui dise : c'est Rabbi Méïr, qui dit : un homme peut transférer une chose qui n'est pas venue au monde !
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!Admettons que tu aies entendu cela de Rabbi Méïr pour un transfert à une entité qui existe dans le monde ; mais pour un transfert à une entité qui n'est pas dans le monde, l'as-tu entendu de lui ?!
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: עוּבָּר קָנֵי! דִּתְנַן: עוּבָּר פּוֹסֵל וְאֵינוֹ מַאֲכִיל, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.Mais qu'il lui dise : c'est Rabbi Yossé, qui dit : un fœtus acquiert ! Car nous avons appris dans la Michna (Yevamot 67a) : le fœtus disqualifie, mais il ne fait pas manger : le fœtus d'un Cohen (prêtre) défunt disqualifie les esclaves de son père de manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen), et il ne permet pas à sa mère d'en manger ; telles sont les paroles de Rabbi Yossé. On voit donc que le fœtus hérite.
- שָׁאנֵי יְרוּשָּׁה, הַבָּאָה מֵאֵילֶיהָ.L'héritage est différent, car il vient de lui-même, sans acte d'acquisition, contrairement au don.
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, דַּאֲמַר: לָא שְׁנָא יְרוּשָּׁה וְלָא שְׁנָא מַתָּנָה! דִּתְנַן, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אִם אָמַר עַל מִי שֶׁרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – דְּבָרָיו קַיָּימִין!Mais qu'il lui dise : c'est Rabbi Yo'hanan ben Beroka, qui a dit : il n'y a pas de différence entre l'héritage et le don ! Car nous avons appris dans la Michna (130a) : Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : s'il a dit cela au sujet de celui qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valables !
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה – לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בָּעוֹלָם; לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם מִי אָמַר?!Admettons que tu aies entendu cela de Rabbi Yo'hanan ben Beroka pour une entité qui existe dans le monde ; mais pour une entité qui n'est pas dans le monde, l'a-t-il dit ?!
- וְלֵימָא לֵיהּ: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי! מִי יֵימַר דְּסָבַר לַהּ?Mais qu'il lui dise : c'est Rabbi Yo'hanan ben Beroka, et il partage l'avis de Rabbi Yossé ! Mais qui dit qu'il partage cet avis ?
- וְלֵימָא לֵיהּ: בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״! אִי הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם אֵין שָׁם יוֹרֵשׁ אֶלָּא הוּא – יוֹרֵשׁ הַכֹּל; אִי בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״, יוֹרֵשׁ מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?Mais qu'il lui dise : il s'agit de celui qui a dit : « Celui qui m'annoncera la nouvelle », qui lui est dans le monde ! S'il en est ainsi, ce qui est enseigné dans la dernière partie de la Michna : et s'il n'y a là d'autre héritier que lui, il hérite de tout ; s'il s'agit de « Celui qui m'annoncera la nouvelle », que vient faire un héritier ?
- וְלֵימָא לֵיהּ בְּשֶׁיָּלְדָה! אִי הָכִי, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם אָמַר ״כׇּל מַה שֶּׁתֵּלֵד אִשְׁתִּי – יִטּוֹל״, הֲרֵי זֶה יִטּוֹל; ״כׇּל שֶׁתֵּלֵד״?! ״כָּל שֶׁיָּלְדָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Mais qu'il lui dise : il s'agit du cas où elle a déjà accouché, sans qu'il connaisse le sexe de l'enfant ! S'il en est ainsi, ce qui est enseigné dans la dernière partie de la Michna : et s'il a dit : « Tout ce que mettra au monde mon épouse prendra telle somme », celui-ci prendra. « Tout ce qu'elle mettra au monde » ?! Il aurait dû dire : « Tout ce qu'elle a mis au monde » !
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