Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שָׁקְלִי לְהוּ בָּנוֹת לְכוּלְּהוּ?! אֶלָּא אָמַר רָבָא: מוֹצִיאִין לָהֶן מְזוֹנוֹת לַבָּנוֹת עַד שֶׁיִּבְגְּרוּ, וְהַשְּׁאָר לַבָּנִים.Les filles prendraient-elles donc pour elles tout l'héritage, même au-delà de ce qu'exige leur subsistance ?! Mais plutôt, Rava a dit : le tribunal prélève pour elles la subsistance des filles jusqu'à ce qu'elles atteignent leur majorité, et le reste revient aux fils.
- פְּשִׁיטָא – מְרוּבִּין וְנִתְמַעֲטוּ, כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין. מוּעָטִין וְנִתְרַבּוּ, מַאי? בִּרְשׁוּת יוֹרְשִׁין קָיְימִי – הִלְכָּךְ בִּרְשׁוּת יוֹרְשִׁין שְׁבוּח; אוֹ דִּלְמָא, סַלּוֹקֵי מְסַלְּקִי יוֹרְשִׁין מֵהָכָא?Il est évident que si les biens étaient abondants et se sont réduits, les héritiers, c'est-à-dire les fils, les ont déjà acquis au moment où ils étaient abondants, et ils restent en leur possession. Mais si les biens étaient restreints, et ne sont donc pas revenus aux fils, et qu'ils se sont accrus, qu'en est-il ? Se trouvent-ils malgré tout en possession des héritiers, le tribunal les réservant seulement à la subsistance des filles, si bien que la plus-value s'est produite en possession des héritiers et leur revient ? Ou peut-être les héritiers sont-ils totalement écartés de là, et la plus-value profite-t-elle aux filles ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יְתוֹמִין שֶׁקָּדְמוּ וּמָכְרוּ בִּנְכָסִים מוּעָטִין – מַה שֶּׁמָּכְרוּ, מָכְרוּ.Viens et entends une preuve, car Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : des orphelins qui ont pris les devants et vendu une terre parmi des biens restreints laissés par leur père, avant que le tribunal ne les affecte à la subsistance des filles : ce qu'ils ont vendu est vendu. On en déduit que des biens restreints restent en possession des héritiers, et que la plus-value leur revient.
- יָתֵיב רַבִּי יִרְמְיָה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ, וְקָא בָּעֵי מִינֵּיהּ: אַלְמְנָתוֹ, מַהוּ שֶׁתְּמַעֵט בַּנְּכָסִים? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאִית לַהּ מְזוֹנֵי – מְמַעֲטָא; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּאִילּוּ מִנַּסְבָא – לֵית לַהּ, הַשְׁתָּא נָמֵי לֵית לַהּ?Rabbi Yirmeya était assis devant Rabbi Abahou, et il lui a posé cette question : sa veuve, qu'en est-il : réduit-elle les biens ? Autrement dit, la subsistance due à la veuve du défunt est-elle déduite pour déterminer si les biens sont abondants ou restreints ? Disons-nous : puisqu'elle a droit à la subsistance, elle les réduit ? Ou peut-être : puisque, si elle se remariait, elle n'y aurait pas droit, à présent aussi, pour évaluer les biens, on considère qu'elle n'y a pas droit ?
- אִם תִּמְצָא לוֹמַר: כֵּיוָן דְּאִילּוּ מִנַּסְבָא לֵית לַהּ – הַשְׁתָּא נָמֵי לֵית לַהּ; בַּת אִשְׁתּוֹ, מַהוּ שֶׁתְּמַעֵט בַּנְּכָסִים? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּכִי מִנַּסְבָא נָמֵי אִית לַהּ – וּמְמַעֲטָא; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּאִילּוּ מֵתָה לֵית לַהּ – וְלָא מְמַעֲטָא?Si tu en viens à dire : puisque, si elle se remariait, elle n'y aurait pas droit, à présent aussi elle n'y a pas droit, la fille de son épouse, née d'une précédente union, à qui il s'était engagé à fournir la subsistance pendant un certain nombre d'années, qu'en est-il : réduit-elle les biens ? Disons-nous : puisque, même lorsqu'elle se marie, elle y a droit, elle les réduit ? Ou peut-être : puisque, si elle mourait, elle n'y aurait pas droit, elle ne les réduit pas ?
- וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר: כֵּיוָן דְּאִילּוּ מֵתָה לֵית לַהּ – וְלָא מְמַעֲטָא; בַּעַל חוֹב – מַהוּ שֶׁיְּמַעֵט בַּנְּכָסִים? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּכִי מָיֵית נָמֵי אִית לֵיהּ, מְמַעֵט; אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דִּמְחַסְּרִי גּוּבְיָינָא, לָא מְמַעֵט?Et si tu en viens à dire : puisque, si elle mourait, elle n'y aurait pas droit, elle ne les réduit pas, le créancier du défunt, qu'en est-il : réduit-il les biens ? Disons-nous : puisque, même s'il meurt, il y a droit, ses héritiers recouvrant la dette, il les réduit ? Ou peut-être : puisque le recouvrement n'a pas encore été effectué, il ne les réduit pas ?
- וְאִיכָּא דְּבָעֵי לַהּ לְאִידַּךְ גִּיסָא – בַּעַל חוֹב, מַהוּ שֶׁיְּמַעֵט בַּנְּכָסִים?Et il y a ceux qui disent que Rabbi Yirmeya a posé la question en sens inverse : le créancier, qu'en est-il : réduit-il les biens ?
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