Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חַד גִּיסָא נִגְרָא וְחַד גִּיסָא נַהֲרָא – פָּלְגִין לַהּ בְּקַרְנָא זוֹל.S'il y a d'un côté un canal et de l'autre côté un fleuve, on le partage en diagonale [bekarna zol], afin que chacun des deux frères ait accès à la fois au fleuve et au canal.
- וְלֹא אֶת הַטְּרַקְלִין כּוּ׳. אֵין בָּהֶן כְּדַי לָזֶה וּכְדֵי לָזֶה, מַהוּ? רַב יְהוּדָה אָמַר: אִית דִּינָא דְּ״גוּד, אוֹ אֶגּוּד״. רַב נַחְמָן אָמַר: לֵית דִּינָא דְּ״גוּד, אוֹ אֶגּוּד״.La Michna (enseignement des Tannaïm) enseigne : « Et pas non plus la grande salle, etc. », à moins que chacun puisse continuer d'utiliser sa part. S'il n'y a pas de quoi pour celui-ci et de quoi pour celui-là, qu'en est-il ? Rav Yehouda a dit : il existe un droit de « fixe un prix ou je fixerai » [goud o égoud] : l'associé peut dire à l'autre : fixe un prix auquel tu m'achètes ma part, ou je fixerai un prix auquel je t'achèterai la tienne. Rav Na'hman a dit : il n'existe pas de droit de « fixe ou je fixerai », et l'association se poursuit.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ לֵית דִּינָא דְּ״גוּד אוֹ אֶגּוּד״, בְּכוֹר וּפָשׁוּט שֶׁהִנִּיחַ לָהֶן אֲבִיהֶן עֶבֶד וּבְהֵמָה טְמֵאָה, כֵּיצַד עוֹשִׂין? אֲמַר לֵיהּ, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: עוֹבֵד לָזֶה יוֹם אֶחָד, וְלָזֶה שְׁנֵי יָמִים.Rava dit à Rav Na'hman : selon toi, qui as dit qu'il n'existe pas de droit de « fixe ou je fixerai » : un premier-né et un fils simple à qui leur père a laissé un esclave et une bête impropre, comment font-ils ? Rav Na'hman lui dit : je dis, moi : il travaille un jour pour celui-ci, le fils simple, et deux jours pour celui-là, le premier-né.
- מֵיתִיבִי: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין – עוֹבֵד אֶת רַבּוֹ יוֹם אֶחָד, וְאֶת עַצְמוֹ יוֹם אֶחָד; דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: תִּקַּנְתֶּם אֶת רַבּוֹ; אֶת עַצְמוֹ לֹא תִּקַּנְתֶּם! לִישָּׂא שִׁפְחָה – אֵינוֹ יָכוֹל, לִישָּׂא בַּת חוֹרִין – אֵינוֹ יָכוֹל; יִבָּטֵל?! וַהֲלֹא לֹא נִבְרָא הָעוֹלָם אֶלָּא לִפְרִיָּה וּרְבִיָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹהוּ בְרָאָהּ, לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״!On objecta (Guittin 41a) : celui qui est à moitié esclave et à moitié libre travaille pour son maître un jour et pour lui-même un jour ; telles sont les paroles de Beit Hillel. Beit Chamaï disent : vous avez réparé la situation de son maître, mais lui-même, vous ne l'avez pas réparée ! Épouser une servante, il ne le peut pas, car il est à moitié libre ; épouser une femme libre, il ne le peut pas, car il est à moitié esclave. Doit-il rester inactif ?! Or le monde n'a été créé que pour la procréation, comme il est dit : « Il ne l'a pas créée pour être un chaos, Il l'a formée pour être habitée » (Isaïe 45, 18) !
- אֶלָּא כּוֹפִין אֶת רַבּוֹ – וְעוֹשִׂין אוֹתוֹ בֶּן חוֹרִין, וְכוֹתְבִין שְׁטָר עַל חֲצִי דָּמָיו. וְחָזְרוּ בֵּית הִלֵּל לְהוֹרוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי!Mais on contraint son maître, et il l'affranchit, et il écrit un acte pour la moitié de sa valeur, que l'esclave s'engage à lui payer. Et Beit Hillel se rétractèrent pour enseigner selon les paroles de Beit Chamaï ! On voit donc que c'est seulement ici, à cause de la procréation, qu'on contraint l'un des associés ; sinon, il n'existe pas de droit de « fixe ou je fixerai ».
- שָׁאנֵי הָכָא, דְּ״אֶגּוּד״ אִיכָּא, ״גּוּד״ לֵיכָּא.Ici, c'est différent, car il y a « je fixerai », mais il n'y a pas « fixe » : l'esclave ne peut pas se vendre lui-même comme esclave, il ne peut donc offrir que d'acheter sa part.
- תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי אַחִין – אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר, וְהִנִּיחַ לָהֶן אֲבִיהֶן מֶרְחָץ וּבֵית הַבַּד; עֲשָׂאָן לְשָׂכָר – הַשָּׂכָר לָאֶמְצַע; עֲשָׂאָן לְעַצְמוֹ – הֲרֵי עָשִׁיר אוֹמֵר לֶעָנִי:Viens et entends une preuve (Michna, plus loin, 172a) : deux frères, l'un pauvre et l'autre riche, et leur père leur a laissé un bain public et un pressoir à huile : s'il les a établis pour en tirer un revenu, le revenu est partagé entre eux ; s'il les a établis pour lui-même et sa maison, le riche peut dire au pauvre :
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