Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי מִיפָּק לָא נָפֵיק בֵּיהּ, לְמַאי יַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ?s'il ne s'en acquittait pas, pourquoi le lui aurait-il donné ?
- אֶלָּא מִיפָּק – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, דְּנָפֵיק בֵּיהּ; מְכָרָהּ אוֹ אֲכָלָהּ – בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Plutôt : pour ce qui est de s'acquitter, tous s'accordent sans divergence à dire qu'il s'en acquitte ; s'il l'a vendu ou mangé, nous en arrivons à la divergence entre Rabbi et Rabban Chimon ben Gamliel. Selon Rabbi, s'il l'a vendu, le deuxième reprend l'etrog (cédrat, l'une des quatre espèces de Souccot) à l'acheteur, et s'il l'a mangé, il lui en doit la valeur ; selon Rabban Chimon ben Gamliel, il ne doit rien au deuxième.
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: הָאַחִין שֶׁקָּנוּ אֶתְרוֹג בִּתְפוּסַת הַבַּיִת; נְטָלוֹ אֶחָד מֵהֶן וְיָצָא בּוֹ – אִם יָכוֹל לְאוֹכְלוֹ, יָצָא; וְאִם לָאו, לֹא יָצָא.Rabba bar Rav Houna a dit : Des frères qui ont acheté un etrog avec les biens indivis de la succession, et que l'un d'eux l'a pris et s'en est acquitté à Souccot : s'il peut le manger, c'est-à-dire si ses frères le lui permettent, il s'est acquitté ; sinon, il ne s'est pas acquitté.
- וְדַוְקָא דְּאִיכָּא אֶתְרוֹג לְכׇל חַד וְחַד, אֲבָל פָּרִישׁ אוֹ רִמּוֹן – לֹא.Et cela vaut uniquement s'il y a un etrog pour chacun des frères ; mais si les autres n'ont qu'un coing ou une grenade, non : il ne s'acquitte pas, même s'il a le droit de le manger.
- אָמַר רָבָא: ״אֶתְרוֹג זֶה נָתוּן לְךָ בְּמַתָּנָה, עַל מְנָת שֶׁתַּחְזִירֵהוּ לִי״, נְטָלוֹ וְיָצָא בּוֹ; הֶחְזִירוֹ – יָצָא, לֹא הֶחְזִירוֹ – לֹא יָצָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּמַתָּנָה עַל מְנָת לְהַחֲזִיר – שְׁמָהּ מַתָּנָה.Rava a dit : Si quelqu'un a dit à un autre « Cet etrog t'est donné en cadeau à condition que tu me le rendes », et que celui-ci l'a pris et s'en est acquitté : s'il l'a rendu, il s'est acquitté ; s'il ne l'a pas rendu, il ne s'est pas acquitté, car la condition n'étant pas remplie, le don est annulé rétroactivement. Il nous enseigne ainsi qu'un don à condition de le rendre s'appelle un don.
- הַהִיא אִיתְּתָא דַּהֲוָה לַהּ דִּיקְלָא בְּאַרְעָא דְּרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי. כׇּל אֵימַת דַּהֲוָת אָזְלָא לְמִיגְזְרֵיהּ, הֲוָה קָפֵיד עִילָּוַהּ. אַקְנִיתֵיהּ נִיהֲלֵיהּ כֹּל שְׁנֵי חַיָּיו. אֲזַל אִיהוּ אַקְנְיֵיהּ נִיהֲלֵיהּ לִבְנוֹ קָטָן.Une certaine femme avait un palmier sur la terre de Rav Bivi bar Abayé. Chaque fois qu'elle allait en récolter les dattes, il se fâchait contre elle, car elle piétinait ses cultures. Pour ne plus le contrarier, elle le lui transféra pour toutes les années de sa vie, de sorte qu'après sa mort elle pourrait à nouveau en récolter les fruits. Il alla le transférer à son jeune fils, afin que l'arbre reste dans sa famille après sa mort.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: מִשּׁוּם דְּאָתוּ מִמּוּלָאֵי, אָמְרִיתוּ מִילֵּי מוּלְיָאתָא? אֲפִילּוּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לָא קָאָמַר אֶלָּא לְאַחֵר, אֲבָל לְעַצְמוֹ – לֹא.Rav Houna fils de Rav Yehochoua lui dit : Parce que vous descendez de gens tronqués [moula'é] – la famille de Rav Bivi remontait à Éli, dont les descendants furent condamnés à mourir prématurément (I Samuel 2, 31) –, vous dites des paroles tronquées [moulyata] ? Même Rabban Chimon ben Gamliel ne l'a dit (la validité de la vente faite par le premier) que lorsque le bien doit passer à un autre, mais lorsque le donateur le destine à lui-même, non : il entendait clairement en garder la propriété, et le transfert de Rav Bivi est donc sans effet.
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: ״שׁוֹר זֶה נָתוּן לְךָ בְּמַתָּנָה, עַל מְנָת שֶׁתַּחְזִירֵהוּ לִי״; הִקְדִּישׁוֹ וְהֶחְזִירוֹ – הֲרֵי זֶה מוּקְדָּשׁ וּמוּחְזָר.Rava a dit au nom de Rav Na'hman : Si quelqu'un a dit « Ce bœuf t'est donné en cadeau à condition que tu me le rendes », et que celui-ci l'a consacré puis l'a rendu : il est consacré et rendu. La consécration prend effet, et la condition est remplie bien que le propriétaire ne puisse pas s'en servir.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מַאי אַהְדְּרֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: וּמַאי חַסְּרֵיהּ? אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן; אִי אֲמַר לֵיהּ: ״עַל מְנָת שֶׁתַּחְזִירֵהוּ״ – הָא אַהְדְּרֵיהּ. אִי אֲמַר לֵיהּ: ״עַל מְנָת שֶׁתַּחְזִירֵהוּ לִי״ – מִידֵּי דַּחֲזֵי לֵיהּ קָאָמַר לֵיהּ.Rava dit à Rav Na'hman : Qu'est-ce qu'il lui a rendu ? Le bœuf consacré n'est pas revenu en sa possession ! Rav Na'hman lui répondit : Et que lui a-t-il fait perdre ? Plutôt, Rav Achi a dit : Nous voyons comment il s'est exprimé : s'il lui a dit « à condition que tu le rendes », voici qu'il l'a rendu ; s'il lui a dit « à condition que tu me le rendes », il lui parlait de quelque chose qui lui soit utile : la consécration empêche alors la condition d'être remplie, et le don comme la consécration sont annulés.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לְאַחֵר, וְאָמַר הַלָּה ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – קָנָה, וַאֲפִילּוּ עוֹמֵד וְצוֹוֵחַ. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קָנָה.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Celui qui écrit un acte attribuant ses biens à un autre, et que celui-ci a dit « Je n'en veux pas » : il a acquis, même s'il se tient là et proteste à grands cris. Et Rabbi Yo'hanan a dit : il n'a pas acquis.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: וְלָא פְּלִיגִי;Rabbi Abba bar Memel a dit : Et ils ne divergent pas :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.