Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ רַב כָּהֲנָא: אִילּוּ הָדַר קָנֵי, מִי לָא שָׁקְלָא? וְכֵיוָן דְּאִילּוּ הָדַר קָנֵי – שָׁקְלָא, הַשְׁתָּא נָמֵי שָׁקְלָא.Rav Kahana lui a dit : s'il avait acquis de nouveau d'autres biens, ne les aurait-elle pas pris pour sa ketouba (contrat de mariage) ? Et puisque, s'il avait acquis de nouveau d'autres biens, elle les aurait pris, maintenant aussi elle prend la part de la fille décédée.
- הַהוּא דְּפַלְגִינְהוּ לְנִכְסֵיהּ לְאִתְּתֵיהּ וְלִבְנֵיהּ, שַׁיַּיר חַד דִּיקְלָא. סְבַר רָבִינָא לְמֵימַר: לֵית לַהּ אֶלָּא חַד דִּיקְלָא. אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרָבִינָא: אִי לֵית לַהּ, חַד דִּיקְלָא נָמֵי לֵית לַהּ! אֶלָּא מִיגּוֹ דְּנָחֲתָא לְדִיקְלָא, נָחֲתָא נָמֵי לְכוּלְּהוּ נִכְסֵי.Un certain homme a partagé ses biens entre sa femme et son fils, et a laissé de côté un seul palmier. Ravina pensait dire : elle n'a qu'un seul palmier pour le paiement de sa ketouba. Rav Yemar a dit à Ravina : si elle n'a pas de droit sur l'ensemble des biens, parce qu'elle y aurait renoncé en recevant une part, elle n'a pas non plus un seul palmier ! Mais plutôt, puisqu'elle descend sur le palmier pour percevoir sa ketouba, elle descend aussi sur tous les biens.
- אָמַר רַב הוּנָא: שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לְאַחֵר – רוֹאִין; אִם רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – נוֹטְלָן מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה, וְאִם לָאו – נוֹטְלָן מִשּׁוּם מַתָּנָה.Rav Houna a dit : un chekhiv mera (malade alité, mourant) qui a écrit tous ses biens à un autre, on examine le statut du bénéficiaire : s'il est apte à hériter de lui, par exemple s'il est l'un de ses fils, il les prend à titre d'héritage ; et sinon, il les prend à titre de donation.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: גַּנָּבָא גַּנּוֹבֵי לְמָה לָךְ? אִי סְבִירָא לָךְ כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה, אֵימָא: ״הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה״ – דְּהָא שְׁמַעְתְּתָיךְ כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הוּא דְּאָזְלָא!Rav Na'hman lui a dit : pourquoi as-tu besoin de voler cette règle, en taisant son origine ? Si tu es de l'avis de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dis : « La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yo'hanan ben Beroka », car ton enseignement suit bien Rabbi Yo'hanan ben Beroka, pour qui l'on peut léguer ses biens à l'un quelconque de ses héritiers !
- דִּלְמָא כִּי הָא קָאָמְרַתְּ – דְּהָהוּא דַּהֲוָה קָא שָׁכֵיב, וַאֲמַרוּ לֵיהּ: נִכְסֵיהּ לְמַאן, דִּלְמָא לִפְלָנְיָא? וַאֲמַר לְהוּ: אֶלָּא לְמַאן? וַאֲמַרְתְּ לַן עֲלַהּ: אִם רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – נוֹטְלָן מִשּׁוּם יְרוּשָּׁה, וְאִם לָאו – נוֹטְלָן מִשּׁוּם מַתָּנָה. אָמַר לֵיהּ: אִין, הָכִי קָאָמֵינָא.Peut-être est-ce comme ce cas que tu as parlé : celui d'un homme sans enfants qui se mourait, et on lui a dit : ses biens, c'est-à-dire tes biens, à qui ? Peut-être à un tel ? Et il leur a dit : à qui d'autre ? Et tu nous as dit à ce sujet : s'il est apte à hériter de lui, il les prend à titre d'héritage ; et sinon, il les prend à titre de donation. Rav Houna lui a dit : oui, c'est ce que je dis.
- לְמַאי הִלְכְתָא? סָבַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה קַמֵּיהּ דְּרָבָא לְמֵימַר: אִם רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶית מִנְּכָסָיו, וְאִם לָאו – אֵין אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶית מִנְּכָסָיו.La Guemara demande : pour quelle halakha cette distinction entre héritage et donation a-t-elle été posée ? Rav Ada bar Ahava pensait dire devant Rava : s'il est apte à hériter de lui, sa veuve est nourrie sur ses biens, car elle a droit à être entretenue sur l'héritage ; et sinon, si les biens ont été donnés, sa veuve n'est pas nourrie sur ses biens.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִיגְרָע גָּרְעָא?! הַשְׁתָּא בִּירוּשָׁה – דְּאוֹרָיְיתָא, אָמְרַתְּ אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶית מִנְּכָסָיו; בְּמַתָּנָה – דְּרַבָּנַן, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Rava lui a dit : serait-elle diminuée par la donation ?! Si pour l'héritage, qui est de la Torah, tu dis que sa veuve est nourrie sur ses biens, pour la donation d'un mourant, efficace sans acte d'acquisition, qui est de nos Sages, à plus forte raison, n'est-ce pas ?!
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, כְּדִשְׁלַח רַב אַחָא בַּר רַב עַוְיָא: לְדִבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה, ״נְכָסַי לְךָ, וְאַחֲרֶיךָ לִפְלוֹנִי״, אִם הָיָה רִאשׁוֹן רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ – אֵין לַשֵּׁנִי בִּמְקוֹם רִאשׁוֹן כְּלוּם; שֶׁאֵין לְשׁוֹן מַתָּנָה אֶלָּא לְשׁוֹן יְרוּשָּׁה, וִירוּשָּׁה אֵין לָהּ הֶפְסֵק.Mais plutôt, Rava a dit : la différence est conforme à ce qu'a envoyé dire Rav A'ha bar Rav Avya : selon les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, « Mes biens sont à toi, et après toi à un tel » : si le premier était apte à hériter de lui, le second n'a rien à la place du premier, car ce n'est pas un langage de donation mais un langage d'héritage, et l'héritage n'a pas d'interruption. Le premier ayant acquis à titre d'héritage, ses héritiers héritent de lui et le second ne reçoit rien.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: וְהָא אַפְסְקַהּ! הוּא סָבַר – יֵשׁ לָהּ הֶפְסֵק, וְרַחֲמָנָא אָמַר: אֵין לָהּ הֶפְסֵק.Rava a dit à Rav Na'hman : mais il l'a interrompu ! Le donateur a prévu d'avance que les biens passeraient au second. La Guemara répond : lui pensait qu'elle a une interruption, mais le Miséricordieux a dit qu'elle n'a pas d'interruption.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.