Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דֶּרֶךְ הָרַבִּים – שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמּוֹת. דֶּרֶךְ עָרֵי מִקְלָט – שְׁלֹשִׁים וּשְׁתַּיִם אַמּוֹת. אָמַר רַב הוּנָא: מַאי קְרָאָה? דִּכְתִיב: ״תָּכִין לְךָ הַדֶּרֶךְ״ – ״דֶּרֶךְ–הַדֶּרֶךְ״.Un chemin public a seize coudées. Le chemin des villes de refuge a trente-deux coudées. Rav Houna a dit : quel est le verset ? Comme il est écrit : « Tu prépareras pour toi le chemin » (Deutéronome 19, 3) : au lieu de « chemin », il est écrit « le chemin », ce qui indique une largeur double de celle d'un chemin public ordinaire.
- דֶּרֶךְ הַמֶּלֶךְ אֵין לָהּ שִׁיעוּר. שֶׁהַמֶּלֶךְ פּוֹרֵץ גָּדֵר לַעֲשׂוֹת לוֹ דֶּרֶךְ, וְאֵין מְמַחִין בְּיָדוֹ.La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : le chemin du roi n'a pas de mesure maximale. Car le roi peut percer une clôture pour se faire un chemin, et nul ne s'y oppose.
- דֶּרֶךְ הַקֶּבֶר אֵין לָהּ שִׁיעוּר. מִשּׁוּם יְקָרָא דְשָׁכְבָא.Le chemin vers la tombe n'a pas de mesure maximale, en raison de l'honneur dû au mort.
- הַמַּעֲמָד – דַּיָּינֵי צִיפּוֹרִי אָמְרוּ: בֵּת אַרְבַּע קַבִּין כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹכֵר קִבְרוֹ, דֶּרֶךְ קִבְרוֹ, מְקוֹם מַעֲמָדוֹ וּבֵית הֶסְפֵּדוֹ – בָּאִין בְּנֵי מִשְׁפָּחָה וְקוֹבְרִין אוֹתוֹ עַל כׇּרְחוֹ, מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה.La Michna enseigne au sujet de la station où l'on s'arrête pour consoler les endeuillés : les juges de Tsippori ont dit : la surface de quatre kav (mesure de semence), etc. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : dans un caveau familial, celui qui vend sa tombe, le chemin de sa tombe, le lieu de sa station ou le lieu de son oraison funèbre, les membres de la famille viennent et l'y enterrent, malgré l'acheteur, à cause de l'atteinte à l'honneur de la famille si l'un des siens n'était pas enterré avec eux.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין פּוֹחֲתִין מִשִּׁבְעָה מַעֲמָדוֹת וּמוֹשָׁבוֹת לְמֵת, כְּנֶגֶד ״הֲבֵל הֲבָלִים אָמַר קֹהֶלֶת, הֲבֵל הֲבָלִים הַכֹּל הָבֶל״.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : au retour de l'enterrement, les endeuillés s'arrêtaient et s'asseyaient pour pleurer le défunt, puis se relevaient et reprenaient leur marche. On ne fait pas moins de sept stations debout et assises pour un mort, correspondant à « Vanité des vanités, a dit Kohélet, vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1, 2) : le mot « vanité » y compte pour sept, chaque pluriel valant deux.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: הֵיכִי עָבְדִי? אֲמַר לֵיהּ: כִּדְתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: בִּיהוּדָה, בָּרִאשׁוֹנָה לֹא הָיוּ פּוֹחֲתִין מִשִּׁבְעָה מַעֲמָדוֹת וּמוֹשָׁבוֹת לְמֵת, כְּגוֹן: ״עִמְדוּ יְקָרִים עֲמוֹדוּ״; ״שְׁבוּ יְקָרִים שֵׁבוּ״. אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן, אַף בְּשַׁבָּת מוּתָּר לַעֲשׂוֹת כֵּן.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : comment procèdent-ils ? Il lui a dit : comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit : en Judée, autrefois, on ne faisait pas moins de sept stations debout et assises pour un mort ; quelqu'un disait par exemple : « Levez-vous, mes chers, levez-vous ! » et on reprenait la marche, puis « Asseyez-vous, mes chers, asseyez-vous ! » et on s'asseyait. Ils lui dirent : s'il en est ainsi, si la cérémonie ne consiste qu'en cela, même le Chabbat il devrait être permis de le faire ; or l'usage n'est pas de le faire.
- אֲחָתֵיהּ דְּרָמֵי בַּר פָּפָּא הֲוָה נְסִיבָא לֵיהּ לְרַב אַוְיָא. שְׁכִיבָא, עֲבַד לַהּ מַעֲמָד וּמוֹשָׁב. אָמַר רַב יוֹסֵף: טְעָה בְּתַרְתֵּי; טְעָה – שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא בִּקְרוֹבִים, וְהוּא עֲבַד אֲפִילּוּ בִּרְחוֹקִים; וּטְעָה – שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא בְּיוֹם רִאשׁוֹן, וְהוּא עֲבַד בְּיוֹם שֵׁנִי.La sœur de Rami bar Pappa était mariée à Rav Avia. Elle mourut, et il fit pour elle la cérémonie de station et d'assise. Rav Yossef a dit : il s'est trompé sur deux points. Il s'est trompé, car on ne la fait que pour des proches, et lui l'a fait même pour des parents éloignés ; et il s'est trompé, car on ne la fait que le premier jour du deuil, et lui l'a fait le deuxième jour.
- אַבָּיֵי אָמַר: בְּהָא נָמֵי טְעָה – שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא בְּבֵית הַקְּבָרוֹת, וְהוּא עָשָׂה בָּעִיר. רָבָא אָמַר: בְּהָא נָמֵי טְעָה – שֶׁאֵין עוֹשִׂין אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ, וְהָתָם לָא נְהוּג.Abayé a dit : il s'est aussi trompé sur ceci : on ne la fait qu'au cimetière, et lui l'a fait en ville. Rava a dit : il s'est aussi trompé sur ceci : on ne la fait que là où c'est l'usage, et là-bas ce n'était pas l'usage.
- מֵיתִיבִי, אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן, אַף בְּשַׁבָּת מוּתָּר לַעֲשׂוֹת כֵּן. וְאִי אָמְרַתְּ בְּבֵית הַקְּבָרוֹת וּבְיוֹם רִאשׁוֹן, בֵּית הַקְּבָרוֹת בְּשַׁבָּת מַאי בָּעֵי? בְּעִיר הַסְּמוּכָה לְבֵית הַקְּבָרוֹת, דְּאַמְטְיוּהוּ בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת.On a objecté à Rav Yossef et à Abayé d'après la baraïta : Ils lui dirent : s'il en est ainsi, même le Chabbat il devrait être permis de le faire. Or si tu dis que cela se fait au cimetière et le premier jour, que ferait-on au cimetière le Chabbat, alors qu'on n'enterre pas ce jour-là ? Réponse : il s'agit d'une ville proche du cimetière, où on l'a porté en terre au crépuscule juste avant le Chabbat, de sorte que le retour a lieu pendant le Chabbat.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר מָקוֹם לַחֲבֵרוֹ לַעֲשׂוֹת לוֹ קֶבֶר, וְכֵן הַמְקַבֵּל מֵחֲבֵרוֹ לַעֲשׂוֹת לוֹ קֶבֶר – עוֹשֶׂה תּוֹכָהּ שֶׁל מְעָרָה אַרְבַּע אַמּוֹת עַל שֵׁשׁ. וּפוֹתֵחַ לְתוֹכָהּ שְׁמוֹנָה כּוּכִין – שָׁלֹשׁ מִכָּאן וְשָׁלֹשׁ מִכָּאן, וּשְׁנַיִם מִכְּנֶגְדָּן. וְכוּכִין – אׇרְכָּן אַרְבַּע אַמּוֹת, וְרוּמָן שֶׁבַע,MICHNA : Celui qui vend un terrain à son prochain pour qu'il s'y fasse un caveau, de même que celui qui reçoit une commande de son prochain pour lui faire un caveau, fait l'intérieur de la grotte de quatre coudées sur six, et il y ouvre huit niches [kou'hin] : trois de ce côté-ci, trois de ce côté-là, et deux en face de l'entrée. Et les niches : leur longueur est de quatre coudées, leur hauteur de sept téfa'him (largeurs de paume),
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