Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּפַרְהֶסְיָא — אֵין מְקַבְּלִין אוֹתָן. רַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ מְקַבְּלִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּבוּ בָּנִים שׁוֹבָבִים״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִלְכְתָא כְּאוֹתוֹ הַזּוּג.mais s'ils ont fauté publiquement, on ne les accepte pas. Rabbi Chimon et Rabbi Yehochoua ben Kor'ha disent : dans un cas comme dans l'autre, on les accepte, comme il est dit : « Revenez, enfants rebelles » (Jérémie 3, 22). Rabbi Its'hak, homme de Kfar Akko, a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha (règle pratique) est conforme à ce couple de Sages.
- מַתְנִי׳ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה לִפְנֵיהֶם וּשְׁלֹשָׁה לְאַחֲרֵיהֶם — אָסוּר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לִפְנֵי אֵידֵיהֶן — אָסוּר, לְאַחַר אֵידֵיהֶן — מוּתָּר.Michna : Rabbi Ichmaël dit : les trois jours avant leurs fêtes et les trois jours après, c'est interdit de commercer avec eux. Et les Sages disent : avant leurs fêtes, c'est interdit ; après leurs fêtes, c'est permis.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב תַּחְלִיפָא בַּר אַבְדִּימִי אָמַר שְׁמוּאֵל: נוֹצְרִי, לְדִבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְעוֹלָם אָסוּר.Guemara : Rav Ta'hlifa bar Avdimi a dit au nom de Chmouel : un Notsri (un chrétien), selon les paroles de Rabbi Ichmaël, c'est toujours interdit de commercer avec lui, car sa fête revient chaque dimanche, et les trois jours qui la précèdent et la suivent couvrent toute la semaine.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לִפְנֵי אֵידֵיהֶן אָסוּר, לְאַחַר אֵידֵיהֶן מוּתָּר כּוּ׳. חֲכָמִים הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! הֵן בְּלֹא אֵידֵיהֶן אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: הֵן בְּלֹא אֵידֵיהֶן, וְרַבָּנַן בָּתְרָאֵי סָבְרִי: הֵן וְאֵידֵיהֶן.« Et les Sages disent : avant leurs fêtes, c'est interdit ; après leurs fêtes, c'est permis, etc. » Les Sages disent la même chose que le premier Tanna (Sage de la Michna) de la Michna de 2a ! La différence entre eux est : « ces jours sans leur fête » : le premier Tanna estime qu'il s'agit de ces jours sans leur fête, et les derniers Sages estiment qu'il s'agit de ces jours et leur fête.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: נָשָׂא וְנָתַן אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: נָשָׂא וְנָתַן מוּתָּר, וְרַבָּנַן בָּתְרָאֵי סָבְרִי: נָשָׂא וְנָתַן אָסוּר.Si tu veux, dis : la différence entre eux est « s'il a commercé » : le premier Tanna estime que s'il a commercé, c'est permis, et les derniers Sages estiment que s'il a commercé, c'est interdit.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דִּשְׁמוּאֵל אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: בַּגּוֹלָה אֵין אָסוּר אֶלָּא יוֹם אֵידָם, תַּנָּא קַמָּא אִית לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל, רַבָּנַן בָּתְרָאֵי לֵית לְהוּ דִּשְׁמוּאֵל.Et si tu veux, dis : la différence entre eux est l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit : dans la Diaspora, seul leur jour de fête est interdit. Le premier Tanna admet l'enseignement de Chmouel, les derniers Sages n'admettent pas celui de Chmouel.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּנַחוּם הַמָּדִי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. דְּתַנְיָא, נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא יוֹם אֶחָד לִפְנֵי אֵידֵיהֶן, תַּנָּא קַמָּא לֵית לֵיהּ דְּנַחוּם הַמָּדִי, וְרַבָּנַן בָּתְרָאֵי אִית לְהוּ דְּנַחוּם הַמָּדִי.Si tu veux, dis : la différence entre eux est l'enseignement de Na'houm le Mède, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Na'houm le Mède dit : seul un jour avant leurs fêtes est interdit. » Le premier Tanna n'admet pas l'enseignement de Na'houm le Mède, et les derniers Sages admettent celui de Na'houm le Mède, car ils ne fixent pas le nombre de jours.
- גּוּפָא, נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא יוֹם אֶחָד לִפְנֵי אֵידֵיהֶן. אָמְרוּ לוֹ: נִשְׁתַּקַּע הַדָּבָר וְלֹא נֶאֱמַר. וְהָאִיכָּא רַבָּנַן בָּתְרָאֵי דְּקָיְימִי כְּוָותֵיהּ! מַאן חֲכָמִים? נַחוּם הַמָּדִי הוּא.Le fait lui-même : « Na'houm le Mède dit : seul un jour avant leurs fêtes est interdit. » Ils lui dirent : « Que cette chose soit engloutie et n'ait pas été dite ! » Mais voici les derniers Sages, qui se tiennent à son avis ! Qui sont ces « Sages » ? C'est Na'houm le Mède lui-même.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: מוֹכְרִין לָהֶן סוּס זָכָר וְזָקֵן בַּמִּלְחָמָה. אָמְרוּ לוֹ: נִשְׁתַּקַּע הַדָּבָר וְלֹא נֶאֱמַר.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Na'houm le Mède dit : on leur vend un cheval mâle et âgé en temps de guerre. » Ils lui dirent : « Que cette chose soit engloutie et n'ait pas été dite ! »
- וְהָאִיכָּא בֶּן בְּתִירָא דְּקָאֵי כְּוָותֵיהּ, דִּתְנַן: בֶּן בְּתִירָא מַתִּיר בַּסּוּס. בֶּן בְּתִירָא לָא מְפַלֵּיג בֵּין זְכָרִים לִנְקֵבוֹת, אִיהוּ מִדְּקָא מְפַלֵּיג בֵּין זְכָרִים לִנְקֵבוֹת, כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ. וּלְרַבָּנַן נִשְׁתַּקַּע הַדָּבָר וְלֹא נֶאֱמַר.Mais voici ben Betéra, qui se tient à son avis, car nous avons appris dans la Michna (plus loin, 14b) : « Ben Betéra permet pour le cheval » ! Ben Betéra ne distingue pas entre mâles et femelles ; lui, puisqu'il distingue entre mâles et femelles, il pense comme nos Maîtres, pour qui le cheval est en principe interdit à la vente. Et pour nos Maîtres, « que cette chose soit engloutie et n'ait pas été dite ».
- תַּנְיָא [אִידַּךְ], נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: הַשֶּׁבֶת מִתְעַשֵּׂר זֶרַע וְיָרָק וְזִירִין. אָמְרוּ לוֹ: נִשְׁתַּקַּע הַדָּבָר וְלֹא נֶאֱמַר! וְהָאִיכָּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּקָאֵי כְּוָותֵיהּ, דִּתְנַן: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַשֶּׁבֶת מִתְעַשֶּׂרֶת זֶרַע וְיָרָק וְזִירִין! הָתָם בִּדְגִנּוּנִיתָא.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Na'houm le Mède dit : l'aneth est soumis à la dîme pour la graine, la plante et la gousse. » Ils lui dirent : « Que cette chose soit engloutie et n'ait pas été dite ! » Mais voici Rabbi Eliézer, qui se tient à son avis, car nous avons appris dans la Michna (Maassérot 4, 5) : « Rabbi Eliézer dit : l'aneth est soumis à la dîme pour la graine, la plante et la gousse » ! Là-bas, il s'agit de l'aneth de jardin, dont on mange les trois.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר מִנְיוֹמֵי לְאַבָּיֵי: גַּבְרָא רַבָּה אֲתָא מֵאַתְרִין, כֹּל מִילְּתָא דְּאָמַר, אָמְרִי לֵיהּ: ״נִשְׁתַּקַּע הַדָּבָר וְלֹא נֶאֱמַר״. אֲמַר [לֵיהּ]: אִיכָּא חֲדָא דְּעָבְדִינַן כְּוָותֵיהּ, דְּתַנְיָא: נַחוּם הַמָּדִי אוֹמֵר: שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״.Rav A'ha bar Minyoumi dit à Abayé : « Un grand homme est venu de chez nous, de Médie, et pour toute chose qu'il a dite, ils lui ont dit : « Que cette chose soit engloutie et n'ait pas été dite ! » » Il lui dit : « Il y en a une où nous agissons conformément à lui, car il a été enseigné : Na'houm le Mède dit : on demande ses besoins dans la bénédiction « Qui écoute la prière ». »
- אֲמַר [לֵיהּ] בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא, דְּתַלְיָא בְּאַשְׁלֵי רַבְרְבֵי.Rav A'ha lui dit : « Hormis celle-là, qui dépend de grands arbres », c'est-à-dire de grandes autorités antérieures à Na'houm.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו וְאַחַר כָּךְ יִתְפַּלֵּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּפִלָּה לְעָנִי כִי יַעֲטֹף וְלִפְנֵי ה׳ יִשְׁפֹּךְ שִׂיחוֹ וְגוֹ׳״, אֵין שִׂיחָה אֶלָּא תְּפִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֵּצֵא יִצְחָק לָשׂוּחַ בַּשָּׂדֶה״.Car il a été enseigné : Rabbi Eliézer dit : on demande ses besoins et ensuite on prie l'Amida (la prière des dix-huit bénédictions), comme il est dit : « Prière de l'affligé quand il défaille, et devant Hachem il épanche son si'ha (sa supplication), etc. » (Psaumes 102, 1). Si'ha ne désigne que la prière, comme il est dit : « Et Its'hak sortit lasoua'h (pour prier) dans le champ » (Genèse 24, 63).
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: יִתְפַּלֵּל, וְאַחַר כָּךְ יִשְׁאַל צְרָכָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶשְׁפֹּךְ לְפָנָיו שִׂיחִי צָרָתִי לְפָנָיו אַגִּיד״.Rabbi Yehochoua dit : on prie, et ensuite on demande ses besoins, comme il est dit : « J'épanche devant Lui mon si'ha, ma détresse devant Lui je la raconte » (Psaumes 142, 3).
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָמֵי, הָכְתִיב: ״אֶשְׁפֹּךְ לְפָנָיו שִׂיחִי״! הָכִי קָאָמַר: ״אֶשְׁפּוֹךְ לְפָנָיו שִׂיחִי״ — בִּזְמַן שֶׁצָּרָתִי לְפָנָיו אַגִּיד. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ נָמֵי, הָכְתִיב: ״תְּפִלָּה לְעָנִי כִי יַעֲטֹף״! הָכִי קָאָמַר: אֵימָתַי תְּפִלָּה לְעָנִי? בִּזְמַן שֶׁלִּפְנֵי ה׳ יִשְׁפּוֹךְ שִׂיחוֹ.Et Rabbi Eliézer aussi, voici qu'il est écrit : « J'épanche devant Lui mon si'ha » ! Voici ce qu'il veut dire : « J'épanche devant Lui mon si'ha » lorsque ma détresse, devant Lui, je l'ai racontée. Et Rabbi Yehochoua aussi, voici qu'il est écrit : « Prière de l'affligé quand il défaille » ! Voici ce qu'il veut dire : quand y a-t-il prière de l'affligé ? Lorsque devant Hachem il a épanché son si'ha.
- מִכְּדֵי קְרָאֵי לָא כְּמָר דָּיְיקִי וְלָא כְּמָר דָּיְיקִי, בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי?Puisque les versets ne sont précis ni selon l'un ni selon l'autre, sur quoi divergent-ils ?
- כִּדְדָרֵישׁ רַבִּי שִׂמְלַאי [דְּדָרֵישׁ רַבִּי שִׂמְלַאי]: לְעוֹלָם יְסַדֵּר אָדָם שִׁבְחוֹ שֶׁל מָקוֹם וְאַחַר כָּךְ יִתְפַּלֵּל, מְנָלַן? מִמֹּשֶׁה רַבֵּינוּ, דִּכְתִיב: ״ה׳ אֱלֹהִים אַתָּה הַחִלּוֹתָ לְהַרְאוֹת אֶת עַבְדְּךָ וְגוֹ׳״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״אֶעְבְּרָה נָּא וְאֶרְאֶה אֶת הָאָרֶץ הַטּוֹבָה״.Sur ce qu'a interprété Rabbi Simlaï, car Rabbi Simlaï a interprété : on disposera toujours la louange de l'Omniprésent, et ensuite on priera pour ses besoins. D'où le savons-nous ? De Moché notre maître, comme il est écrit : « Hachem D.ieu, Tu as commencé à montrer à Ton serviteur, etc. » (Deutéronome 3, 24), et il est écrit après cela : « Que je passe, de grâce, et que je voie la bonne terre » (Deutéronome 3, 25).
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