Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִיפְּקַעָה לְאוּרְכַּהּ, אִידְּרִי הָהוּא גּוֹי חַבְּקַהּ, שַׁרְיַיהּ רַפְרָם בַּר פָּפָּא, וְאִי תֵּימָא רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ, לְזַבּוֹנֵי לְגוֹיִם. וְהָנֵי מִילֵּי דִּפְקַעָה לְאוּרְכַּהּ, אֲבָל לְפוּתְיַיהּ — אֲפִילּוּ בִּשְׁתִיָּה שְׁרֵי. מַאי טַעְמָא? מַעֲשֵׂה לְבֵינָה קָעָבֵיד.qui s'était fendu dans sa longueur, du haut en bas. Un certain non-Juif bondit et l'enserra de ses bras pour retenir le vin. Rafram bar Pappa, et certains disent Rav Houna fils de Rav Yehochoua, permit de le vendre à des non-Juifs, le vin n'étant interdit qu'à boire. Et cela ne vaut que s'il s'était fendu dans sa longueur ; mais dans sa largeur, c'est permis même à boire. Quelle en est la raison ? Il ne fait qu'agir comme une brique posée sur le tonneau.
- הָהוּא גּוֹי דְּאִשְׁתְּכַח דַּהֲוָה קָאֵי בְּמַעְצַרְתָּא, אָמַר רַב אָשֵׁי: אִי אִיכָּא טוֹפֵחַ לְהַטְפִּיחַ — בָּעֵי הַדָּחָה וּבָעֵי נִיגּוּב, וְאִי לָא — בְּהַדָּחָה בְּעָלְמָא סַגִּי לֵיהּ.Un certain non-Juif fut trouvé debout dans un pressoir. Rav Achi a dit : s'il y a assez d'humidité pour être mouillant au point de mouiller autre chose, le pressoir requiert un rinçage et requiert un essuyage (nettoyage plus complet, expliqué en 75a) ; sinon, un simple rinçage lui suffit.
- מַתְנִי׳ נׇכְרִי שֶׁנִּמְצָא עוֹמֵד בְּצַד הַבּוֹר שֶׁל יַיִן, אִם יֵשׁ לוֹ מִלְוָה עָלָיו — אָסוּר, אֵין לוֹ מִלְוָה עָלָיו — מוּתָּר.MICHNA : Un non-Juif qui a été trouvé debout à côté de la cuve de vin : s'il a une créance sur lui, sur le Juif propriétaire, le vin est interdit, car il ne craint pas d'y toucher ; s'il n'a pas de créance sur lui, c'est permis.
- נָפַל לַבּוֹר וְעָלָה, מְדָדוֹ בְּקָנֶה, הִתִּיז אֶת הַצִּרְעָה בְּקָנֶה, אוֹ שֶׁהָיָה מְטַפֵּיחַ עַל פִּי חָבִית מְרוּתַּחַת — בְּכׇל אֵלּוּ הָיָה מַעֲשֶׂה וְאָמְרוּ: יִמָּכֵר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. נָטַל אֶת הֶחָבִית וּזְרָקָהּ בַּחֲמָתוֹ לַבּוֹר, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה וְהִכְשִׁירוּ.S'il est tombé dans la cuve et en est ressorti, s'il l'a mesuré avec un roseau, s'il a chassé la guêpe avec un roseau, ou s'il tapotait sur l'ouverture d'un tonneau en ébullition (dont le vin fermente) – pour tous ces cas, il y eut un événement, et ils ont dit : que le vin soit vendu à des non-Juifs, le profit en étant permis mais non la boisson. Et Rabbi Chimon permet même de le boire. S'il a pris le tonneau et l'a jeté dans sa colère dans la cuve, cela s'est produit, et ils l'ont déclaré valable, même à boire.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁיֵּשׁ לוֹ מִלְוָה עַל אוֹתוֹ יַיִן.GUEMARA : Chmouel a dit : cette interdiction ne vaut que s'il a une créance sur ce vin-là même, et non une créance quelconque sur son propriétaire.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דִּתְנַן: הַמְטַהֵר יֵינוֹ שֶׁל נׇכְרִי וְנוֹתְנוֹ בִּרְשׁוּתוֹ, וְהַלָּה כּוֹתֵב לוֹ: ״הִתְקַבַּלְתִּי מִמְּךָ מָעוֹת״ — מוּתָּר, אֲבָל אִם יִרְצֶה יִשְׂרָאֵל לְהוֹצִיאוֹ וְאֵין מַנִּיחוֹ עַד שֶׁיִּתֵּן לוֹ מְעוֹתָיו, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּבֵית שְׁאָן וְאָסְרוּ.Rav Achi a dit : la Michna elle-même se déduit ainsi, comme nous l'avons appris (dans la Michna, 61a) : celui qui prépare en pureté le vin d'un non-Juif (un Juif qui foule son raisin pour que le vin soit vendu à des Juifs) et le dépose dans le domaine de ce dernier, et celui-ci lui écrit : « J'ai reçu de toi l'argent » : c'est permis. Mais si le Juif veut le sortir et que le non-Juif ne l'y autorise pas tant qu'il ne lui a pas donné son argent, ce cas s'est produit à Beit Chéan et ils l'ont interdit.
- טַעְמָא דְּאֵין מַנִּיחוֹ, הָא מַנִּיחוֹ שְׁרֵי, שְׁמַע מִינַּהּ: מִלְוָה עַל אוֹתוֹ יַיִן בָּעֵינַן. שְׁמַע מִינַּהּ.La raison de l'interdiction est qu'il ne l'y autorise pas ; donc, s'il l'y autorise, c'est permis, bien qu'il lui doive de l'argent. Déduis-en : il nous faut une créance sur ce vin-là. Déduis-en, en effet.
- נָפַל לַבּוֹר וְעָלָה. אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁעָלָה מֵת, אֲבָל עָלָה חַי — אָסוּר. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב פָּפָּא: דְּדָמֵי עֲלֵיהּ כְּיוֹם אֵידָם.S'il est tombé dans la cuve et en est ressorti : Rav Pappa a dit : on n'a enseigné cela que s'il en est ressorti mort ; mais s'il en est ressorti vivant, c'est interdit. Quelle en est la raison ? Rav Pappa a dit : parce que ce jour lui semble comme leur jour de fête, et il aura offert le vin en libation en remerciement de son salut.
- מְדָדוֹ בְּקָנֶה וְכוּ׳. כׇּל אֵלּוּ הָיָה מַעֲשֶׂה וְאָמְרוּ: יִמָּכֵר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: יָנוּחוּ לוֹ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרָכוֹת עַל רֹאשׁוֹ, כְּשֶׁהוּא מַתִּיר — מַתִּיר אֲפִילּוּ בִּשְׁתִיָּה, וּכְשֶׁהוּא אוֹסֵר — אוֹסֵר אֲפִילּוּ בַּהֲנָאָה.S'il l'a mesuré avec un roseau, etc. Pour tous ces cas, il y eut un événement, et ils ont dit : que le vin soit vendu ; et Rabbi Chimon permet. Rav Ada bar Ahava a dit : que des bénédictions reposent sur la tête de Rabbi Chimon ! Quand il permet, il permet même à boire, et quand il interdit, il interdit même au profit.
- אָמַר רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּאַבָּא בַּר נַחְמָנִי, אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר זְעֵירִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב חִסְדָּא: אֲמַר לִי אַבָּא בַּר חָנָן, הָכִי אָמַר זְעֵירִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. וְאֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Rav 'Hiya fils d'Abba bar Na'hmani a dit : Rav 'Hisda a dit au nom de Rav, et certains le rapportent ainsi : Rav 'Hisda a dit au nom de Zeïri : la halakha est conforme à Rabbi Chimon. Certains disent : Rav 'Hisda a dit : Abba bar 'Hanan m'a dit : ainsi a dit Zeïri : la halakha est conforme à Rabbi Chimon. Mais la conclusion est : et la halakha n'est pas conforme à Rabbi Chimon.
- נָטַל חָבִית וּזְרָקָהּ [בַּחֲמָתוֹ] לַבּוֹר, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה [וְהִכְשִׁירוּ]. אָמַר רַב אָשֵׁי: כׇּל שֶׁבַּזָּב טָמֵא בְּגוֹי עוֹשֶׂה יֵין נֶסֶךְ, כָּל שֶׁבַּזָּב טָהוֹר בְּגוֹי אֵינוֹ עוֹשֶׂה יֵין נֶסֶךְ.S'il a pris un tonneau et l'a jeté [dans sa colère] dans la cuve, cela s'est produit [et ils l'ont déclaré valable]. Rav Achi a dit : tout ce par quoi un zav (homme atteint d'un écoulement, source d'impureté) rend tamé (impur), chez un non-Juif rend le vin yayin nessekh (vin de libation idolâtre) ; tout ce par quoi un zav laisse tahor (pur), chez un non-Juif ne rend pas le vin yayin nessekh.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב אָשֵׁי: נָטַל אֶת הֶחָבִית וּזְרָקָהּ בַּחֲמָתוֹ לַבּוֹר, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּבֵית שְׁאָן וְהִכְשִׁירוּ. בַּחֲמָתוֹ — אִין, שֶׁלֹּא בַּחֲמָתוֹ — לָא!Rav Houna objecta à Rav Achi : s'il a pris le tonneau et l'a jeté dans sa colère dans la cuve, ce cas s'est produit à Beit Chéan et ils l'ont déclaré valable. Dans sa colère, oui ; sans colère, non ! Or un zav qui jette un objet ne rend pas impur.
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