Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא סְתָמָן צְרִיכָא לְמֵימַר דִּמְזַבְּנִינַן, וְלָא פֵּירוּשָׁן צְרִיכָא לְמֵימַר דְּלָא מְזַבְּנִינַן, אֶלָּא סְתָמָן — דְּקָאָמַר חִיטֵּי, פֵּירוּשָׁן — דְּקָאָמַר חִוָּורָתָא.alors cela serait superflu : il n'est pas nécessaire de dire que « sans précision » nous vendons, et il n'est pas nécessaire de dire que « avec précision » nous ne vendons pas ! Mais plutôt, « sans précision », c'est qu'il dit : « du blé » ; « avec précision », c'est qu'il dit : « blanc ».
- מִכְּלָל דְּתַרְנְגוֹל, אֲפִילּוּ סְתָמָן נָמֵי לָא! אָמְרִי: לְעוֹלָם סְתָמָן — דְּקָאָמַר חִיטֵּי חִוָּורָתָא, פֵּירוּשָׁן — דְּקָאָמַר לַעֲבוֹדָה זָרָה.On en déduit que pour un coq, même sans précision, ce n'est pas permis, ce qui contredit Rabbi Zeira ! On répond : en réalité, « sans précision », c'est qu'il dit : « du blé blanc » ; « avec précision », c'est qu'il dit : « pour l'idolâtrie ».
- וּפֵירוּשָׁן אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הַאי גַּבְרָא לָאו לַעֲבוֹדָה זָרָה קָא בָּעֵי, אֶלָּא מֵיבָק הוּא דַּאֲבִיק בַּעֲבוֹדָה זָרָה, וְסָבַר: כִּי הֵיכִי דְּהָהוּא גַּבְרָא אֲבִיק בֵּיהּ, כּוּלֵּי עָלְמָא נָמֵי אֲבִיקוּ, אֵימָא הָכִי כִּי הֵיכִי דְּלִיתְּבוּ לִי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et le cas « avec précision » lui était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : cet homme ne le veut pas pour l'idolâtrie, mais il est attaché à l'idolâtrie et il pense : de même que cet homme, c'est-à-dire lui-même, y est attaché, tout le monde aussi y est attaché ; il se dit donc : « je dirai ainsi afin qu'on m'en donne ». Elle nous enseigne donc que c'est tout de même interdit.
- בָּעֵי רַב אָשֵׁי: ״תַּרְנְגוֹל לָבָן קָטוּעַ לְמִי״, מַהוּ לִמְכּוֹר לוֹ תַּרְנְגוֹל לָבָן שָׁלֵם? מִי אָמְרִינַן: מִדְּקָאָמַר ״קָטוּעַ״, לָא לַעֲבוֹדָה זָרָה קָבָעֵי, אוֹ דִלְמָא אִיעָרוֹמֵי קָא מַעֲרֵים?Rav Achi a posé la question : si l'idolâtre demande : « Qui a un coq blanc mutilé ? », qu'en est-il de lui vendre un coq blanc entier ? Disons-nous : du fait qu'il a dit « mutilé », ce n'est pas pour l'idolâtrie qu'il le veut, puisqu'on n'y offre pas de bête mutilée ? Ou peut-être use-t-il de ruse ?
- אִם תִּימְצֵי לוֹמַר הַאי אִיעָרוֹמֵי הוּא דְּקָא מַעֲרֵים, ״תַּרְנְגוֹל לָבָן לְמִי, תַּרְנְגוֹל לָבָן לְמִי״, וִיהַבוּ לֵיהּ שָׁחוֹר וּשְׁקַל, וִיהַבוּ לֵיהּ אָדוֹם וּשְׁקַל, מַהוּ לִמְכּוֹר לוֹ לָבָן? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דִּיהַבוּ שָׁחוֹר וּשְׁקַל, אָדוֹם וּשְׁקַל, לָאו לַעֲבוֹדָה זָרָה קָא בָּעֵי, אוֹ דִלְמָא אִיעָרוֹמֵי קָא מַעֲרֵים? תֵּיקוּ.Si tu en viens à dire que celui-ci use de ruse, qu'en est-il s'il dit : « Qui a un coq blanc ? Qui a un coq blanc ? », et qu'on lui a donné un noir et qu'il l'a pris, et qu'on lui a donné un rouge et qu'il l'a pris : qu'en est-il de lui vendre un blanc ? Disons-nous : puisqu'on lui a donné un noir et qu'il l'a pris, un rouge et qu'il l'a pris, ce n'est pas pour l'idolâtrie qu'il le veut ; ou peut-être use-t-il de ruse ? Tékou (la question reste en suspens).
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף דֶּקֶל וְכוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לַאֲבִימִי: גְּמִירִי דַּעֲבוֹדָה זָרָה דְּאַבְרָהָם אָבִינוּ אַרְבַּע מְאָה פִּירְקֵי הָוְיָין, וַאֲנַן חַמְשָׁה תְּנַן, וְלָא יָדְעִינַן מַאי קָאָמְרִינַן.La Michna enseigne : Rabbi Méïr dit : même un palmier de qualité, etc. Rav 'Hisda a dit à Avimi : nous avons pour tradition que le traité Avoda Zara d'Avraham notre père comptait quatre cents chapitres, alors que nous, nous n'en avons appris que cinq, et nous ne savons même pas ce que nous disons.
- וּמַאי קַשְׁיָא? דְּקָתָנֵי: רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר אַף דֶּקֶל טָב, חָצָב (ונקלס) [וְנִקְלָבֵס] אָסוּר לִמְכּוֹר לַגּוֹיִם. דֶּקֶל טָב הוּא דְּלָא מְזַבְּנִינַן, הָא דֶּקֶל בִּישׁ מְזַבְּנִינַן? וְהָתְנַן: אֵין מוֹכְרִין לָהֶם בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע! אֲמַר לֵיהּ: מַאי ״דֶּקֶל טָב״? פֵּירוֹת דֶּקֶל טָב. וְכֵן אֲמַר רַב הוּנָא: פֵּירוֹת דֶּקֶל טָב.Avimi lui demanda : Et quelle est la difficulté ? Rav 'Hisda répondit : qu'il est enseigné : Rabbi Méïr dit : même un palmier de qualité, du 'hatsav et du niklavès, il est interdit de les vendre aux idolâtres. C'est donc un palmier de qualité que nous ne vendons pas, mais un mauvais palmier, nous le vendons ? Or nous avons appris : on ne leur vend pas ce qui est attaché au sol ! Avimi lui a dit : qu'est-ce que « un palmier de qualité » ? Ce sont les fruits d'un palmier de qualité. Et de même, Rav Houna a dit : ce sont les fruits d'un palmier de qualité.
- חָצָב — קַשְׁבָּא. (נקלס) [נִקְלָבֵס] — כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר יוֹסֵף: קוּרְיָיטֵי. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: תְּנַן (נקלס) [נִקְלָבֵס] וְלָא יָדְעִינַן מַהוּ, וְאַתְּ אָמְרַתְּ קוּרְיָיטֵי וְלָא יָדְעִינַן מַאי אַהֲנֵית לַן! אֲמַר לֵיהּ: אַהֲנַאי לְכוּ, דְּכִי אָזְלַתְּ הָתָם אָמְרַתְּ לְהוּ (נקלס) [נִקְלָבֵס] וְלָא יָדְעִי, אָמְרַתְּ לְהוּ קוּרְיָיטֵי וְיָדְעִי, וְקָא מַחְווּ לָךְ.Le 'hatsav, c'est le kachba. Le niklavès : quand Rav Dimi est venu de Terre d'Israël, il a rapporté que Rabbi 'Hama bar Yossef a dit : ce sont des kouryaté. Abayé a dit à Rav Dimi : nous avons appris niklavès et nous ne savons pas ce que c'est, et tu as dit kouryaté, que nous ne connaissons pas davantage ; en quoi nous as-tu été utile ? Il lui a répondu : je vous ai été utile, car lorsque tu iras là-bas, en Terre d'Israël, et que tu leur diras niklavès, ils ne sauront pas ; tu leur diras kouryaté, ils sauront et ils te le montreront.
- מַתְנִי׳ מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לִמְכּוֹר בְּהֵמָה דַּקָּה לַגּוֹיִם — מוֹכְרִין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לִמְכּוֹר — אֵין מוֹכְרִין. וּבְכׇל מָקוֹם אֵין מוֹכְרִין לָהֶם בְּהֵמָה גַּסָּה, עֲגָלִים וּסְיָיחִים, שְׁלֵמִין ושְׁבוּרִין. רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בַּשְּׁבוּרָה, וּבֶן בְּתִירָא מַתִּיר בַּסּוּס.MICHNA : Là où l'on a coutume de vendre du petit bétail aux idolâtres, on en vend ; là où l'on a coutume de ne pas en vendre, on n'en vend pas. Mais en tout lieu, on ne leur vend pas de gros bétail, de veaux ni de poulains, entiers ou estropiés. Rabbi Yehouda permet de vendre une bête estropiée, et Ben Betéra permet de vendre un cheval.
- גְּמָ׳ לְמֵימְרָא דְּאִיסּוּרָא לֵיכָּא, מִנְהֲגָא הוּא דְּאִיכָּא, הֵיכָא דִּנְהִיג אִיסּוּר — נְהוּג, הֵיכָא דִּנְהִיג הֶיתֵּר — נְהוּג.GUEMARA : Cela revient à dire qu'il n'y a pas d'interdit, mais qu'il y a seulement une coutume : là où l'on a coutume d'interdire, qu'on interdise ; là où l'on a coutume de permettre, qu'on permette.
- וּרְמִינְהִי: אֵין מַעֲמִידִין בְּהֵמָה בְּפוּנְדְּקָאוֹת שֶׁל גּוֹיִם, מִפְּנֵי שֶׁחֲשׁוּדִין עַל הָרְבִיעָה. אָמַר רַב: מָקוֹם שֶׁהִתִּירוּ לִמְכּוֹר — הִתִּירוּ לְיַיחֵד, מָקוֹם שֶׁאָסְרוּ לְיַיחֵד — אָסְרוּ לִמְכּוֹר.Et on oppose à cela : on ne place pas de bête dans les auberges des idolâtres, car ils sont suspects de bestialité ; il devrait donc être interdit partout de leur en vendre ! Rav a dit : les deux enseignements dépendent l'un de l'autre : là où ils ont permis de vendre, ils ont permis de laisser la bête seule avec eux, et là où ils ont interdit de laisser la bête seule avec eux, ils ont interdit de vendre.
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