Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יֵרָקְבוּ, מָעוֹת וּכְלֵי מַתָּכוֹת — יוֹלִיכֵם לְיָם הַמֶּלַח, וְאֵיזֶהוּ עִיקּוּר? נוֹעֵל דֶּלֶת בְּפָנֶיהָ, וְהִיא מֵתָה מֵאֵילֶיהָ!pourriront ; les pièces et les objets de métal, il les portera à la mer Morte. Et en quoi consiste la mutilation ? Il ferme la porte devant elle, et elle meurt d'elle-même ! D'après cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), on ne sectionne donc pas les sabots.
- אָמַר אַבַּיֵּי: שָׁאנֵי הָתָם, מִשּׁוּם בִּזְיוֹן קָדָשִׁים. וְנִשְׁחֲטֵיהּ מִישְׁחָט! אָתוּ בְּהוּ לִידֵי תַקָּלָה.Abayé a dit : là-bas, c'est différent, à cause de l'humiliation des bêtes consacrées. La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : mais qu'on l'abatte plutôt ! On en viendrait, par elles, à un trébuchement : on risquerait d'en manger la viande.
- וְלִישַׁוְּיֵהּ גִּיסְטְרָא! אָמַר אַבָּיֵי: אָמַר קְרָא ״וְנִתַּצְתֶּם אֶת מִזְבְּחֹתָם וְגוֹ׳ לֹא תַעֲשׂוּן כֵּן לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״.Et qu'on en fasse des morceaux (guistera), en la coupant en deux pour qu'elle meure aussitôt ! Abayé a dit : le verset dit : « Et vous abattrez leurs autels, etc. ; vous ne ferez pas ainsi à Hachem votre D.ieu » (Deutéronome 12, 3-4).
- רָבָא אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּמֵטִיל מוּם בְּקָדָשִׁים. נִרְאֶה? מוּם מְעַלְּיָא הוּא! הָנֵי מִילֵּי בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, דַּחֲזֵי לְהַקְרָבָה. הַשְׁתָּא דְּלָא חֲזֵי לְהַקְרָבָה — לֵית לַן בַּהּ.Rava a dit : on ne sectionne pas les sabots parce qu'il semble infliger un défaut à une bête consacrée. La Guemara demande : pourquoi dire « il semble » ? C'est un véritable défaut ! Elle répond : cela ne vaut que lorsque le Temple existe, où elle est apte à être offerte ; maintenant qu'elle n'est pas apte à être offerte, cela ne nous gêne pas selon la Torah, et il n'y a que l'apparence.
- וְלִיהְוֵי כְּמֵטִיל מוּם בְּבַעַל מוּם, דְּאַף עַל גַּב דְּלָא חֲזֵי לְהַקְרָבָה — אָסוּר! בַּעַל מוּם, נְהִי דְּלָא חֲזֵי לְגוּפֵיהּ — לִדְמֵי חֲזֵי, לְאַפּוֹקֵי הָכָא, דְּלָא לִדְמֵי חֲזֵי וְלָא לְגוּפֵיהּ חֲזֵי.Mais que ce soit comme celui qui inflige un défaut à une bête déjà défectueuse, ce qui est interdit, bien qu'elle ne soit pas apte à être offerte ! La bête défectueuse, bien qu'elle ne soit pas apte elle-même, est apte pour sa valeur, avec laquelle on rachète une autre bête ; à l'exclusion d'ici, où elle n'est apte ni pour sa valeur ni pour elle-même.
- אַשְׁכְּחֵיהּ רַבִּי יוֹנָה לְרַבִּי עִילַּאי דְּקָאֵי אַפִּיתְחָא דְּצוֹר, אֲמַר לֵיהּ: קָתָנֵי ״בְּהֵמָה תֵּיעָקֵר״, עֶבֶד מַאי? עֶבֶד יִשְׂרָאֵל לָא קָא מִיבַּעְיָא לִי. כִּי קָא מִיבַּעְיָא לִי עֶבֶד גּוֹי, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: מַאי קָא מִיבַּעְיָא לְךָ? תַּנְיָא: הַגּוֹיִם (והרועי) [וְהָרוֹעִים] בְּהֵמָה דַּקָּה לֹא מַעֲלִין וְלֹא מוֹרִידִין.Rabbi Yona a trouvé Rabbi Ilaï qui se tenait à l'entrée de Tyr. Il lui a dit : il est enseigné : « La bête sera mutilée » ; qu'en est-il de l'esclave acheté à la foire ? Pour un esclave juif, je ne pose pas la question ; là où je la pose, c'est pour l'esclave non juif, qu'en est-il ? Il lui a répondu : pourquoi te poses-tu la question ? Il a été enseigné : les non-Juifs et les bergers de petit bétail, on ne les remonte pas d'un puits ni on ne les y fait descendre. On ne cause donc pas de ses mains la mort de l'esclave non juif.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא: קָתָנֵי לוֹקְחִין מֵהֶן בְּהֵמָה עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת, עֶבֶד יִשְׂרָאֵל אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ עֶבֶד גּוֹי? אֲמַר לֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא עֶבֶד יִשְׂרָאֵל, דְּאִי עֶבֶד גּוֹי לְמַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ? כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אֲפִילּוּ עֶבֶד גּוֹי, מִפְּנֵי שֶׁמַּכְנִיסוֹ תַּחַת כַּנְפֵי הַשְּׁכִינָה.Rabbi Yirmeya a dit à Rabbi Zeira : il est enseigné : « On achète chez eux une bête, des esclaves et des servantes » ; s'agit-il d'un esclave juif, ou peut-être même d'un esclave non juif ? Il lui a répondu : il est logique que ce soit un esclave juif, car pour un esclave non juif, à quoi cela sert-il ? Quand Ravin est venu de terre d'Israël, il a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : même un esclave non juif, parce qu'il le fait entrer sous les ailes de la Présence divine.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַטּוּ בְּהֵמָה מַאי ״מַכְנִיס תַּחַת כַּנְפֵי הַשְּׁכִינָה״ אִיכָּא? אֶלָּא מִשּׁוּם מִעוּטַיְיהוּ, וְהָכָא נָמֵי דִּמְמַעֲטִי — שְׁרֵי.Rav Achi a dit : et pour la bête, qu'y a-t-il de « faire entrer sous les ailes de la Présence divine » ? Plutôt, c'est permis parce qu'on les appauvrit ; et ici aussi, puisqu'on les appauvrit, c'est permis.
- רַבִּי יַעֲקֹב זְבַן סַנְדָּלָא, רַבִּי יִרְמְיָה זְבַן פִּיתָּא. אֲמַר לֵיהּ חַד לְחַבְרֵיהּ: יַתְמָא, עֲבַד רַבָּךְ הָכִי? אֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: יַתְמָא, עֲבַד רַבָּךְ הָכִי? וְתַרְוַיְיהוּ מִבַּעַל הַבַּיִת זְבוּן, וְכׇל חַד וְחַד סָבַר: חַבְרַאי מִתַּגָּר זְבַן. דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּלוֹקֵחַ מִן הַתַּגָּר, דְּשָׁקְלִי מִיכְסָא מִינֵּיהּ, אֲבָל בְּלוֹקֵחַ מִבַּעַל הַבַּיִת, דְּלָא שָׁקְלִי מִינֵּיהּ מִיכְסָא — מוּתָּר.Rabbi Yaakov a acheté des sandales, Rabbi Yirmeya a acheté du pain à une foire idolâtre. L'un a dit à l'autre : orphelin, ton maître agissait-il ainsi ? L'autre lui a dit : orphelin, ton maître agissait-il ainsi ? Tous deux avaient acheté à un particulier, et chacun pensait : mon compagnon a acheté à un marchand. Car Rabbi Abba, fils de Rabbi 'Hiya bar Abba, a dit : cela n'a été enseigné que pour celui qui achète à un marchand, de qui on prélève la taxe ; mais pour celui qui achète à un particulier, de qui on ne prélève pas la taxe, c'est permis.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: אִילְמָלֵא הָיָה רַבִּי יוֹחָנָן הָא זִימְנָא בְּאַתְרָא דְּקָא שָׁקְלִי מִיכְסָא, אֲפִילּוּ מִבַּעַל הַבַּיִת הֲוָה אָסַר. אֶלָּא אִינְהוּ הֵיכִי זְבוּן? מִבַּעַל הַבַּיִת שֶׁאֵינוֹ קָבוּעַ זְבוּן.Rabbi Abba, fils de Rabbi 'Hiya bar Abba, a dit : si Rabbi Yo'hanan avait été cette fois dans un lieu où l'on prélève la taxe même des particuliers, il aurait interdit même chez un particulier. Mais alors, comment ont-ils acheté ? Ils ont acheté à un particulier qui n'est pas établi.
- מַתְנִי׳ אֵלּוּ דְּבָרִים אֲסוּרִים לִמְכּוֹר לְגוֹי: אִצְטְרוֹבְלִין, וּבְנוֹת שׁוּחַ, וּפְטוֹטָרוֹת, וּלְבוֹנָה, וְתַרְנְגוֹל הַלָּבָן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מוּתָּר לִמְכּוֹר לוֹ תַּרְנְגוֹל לָבָן בֵּין הַתַּרְנְגוֹלִין, וּבִזְמַן שֶׁהוּא בִּפְנֵי עַצְמוֹ — קוֹטֵעַ אֶת אֶצְבָּעוֹ וּמוֹכְרוֹ לוֹ, לְפִי שֶׁאֵין מַקְרִיבִים חָסֵר לַעֲבוֹדָה זָרָה.MICHNA : Voici les choses qu'il est interdit de vendre à un non-Juif : des itsterobalin, des benot choua'h, des petotarot, de l'encens et le coq blanc. Rabbi Yehouda dit : il est permis de lui vendre un coq blanc parmi les coqs ; et lorsqu'il est à part, il lui coupe un doigt et le lui vend, car on n'offre pas de bête défectueuse à une idole.
- וּשְׁאָר כׇּל הַדְּבָרִים, סְתָמָן מוּתָּר, וּפֵירוּשָׁן אָסוּר. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף דֶּקֶל טָב וְחָצָב (ונקלב) [וְנִקְלָבֵס] אָסוּר לִמְכּוֹר לַגּוֹיִם.Et pour toutes les autres choses : sans précision, c'est permis ; avec précision, c'est interdit. Rabbi Méïr dit : même un bon palmier, du 'hatsav et du niklavès, il est interdit de les vendre aux non-Juifs.
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