Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן בָּתֵּי הַחֲצֵרִים — שְׁנֵי חֲצֵרִים שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים, אַף עַל פִּי שֶׁמּוּקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן, הֲרֵי הֵן כְּבָתֵּי חֲצֵרִים.MICHNA – Et voici quelles sont les « maisons des cours » (localités non fortifiées) dont la loi a été enseignée dans la Michna précédente : une ville où il y a deux cours comprenant chacune deux maisons, bien qu'elle soit entourée d'une muraille depuis l'époque de Yehochoua bin Noun, elles sont considérées comme les maisons des cours (non fortifiées).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״בָּתֵּי הַחֲצֵרִים״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר אֵין לָהֶם חוֹמָה״? אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם חוֹמָה כְּמִי שֶׁאֵין לָהֶם חוֹמָה. וְכַמָּה? בָּתִּים — שְׁנַיִם, חֲצֵירוֹת — שְׁנַיִם, שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת שֶׁל שְׁנֵי בָתִּים.GUEMARA – Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Du sens de ce qui est dit : « les maisons des cours » (Lévitique 25, 31), ne sais-je pas qu'elles n'ont pas de muraille ? Que vient enseigner le verset en ajoutant : « qui n'ont pas de muraille » ? Que certains lieux, même s'ils ont une muraille, sont comme ceux qui n'ont pas de muraille. Et combien faut-il pour cela ? « Maisons » : deux ; « cours » : deux ; c'est-à-dire une ville de deux cours de deux maisons chacune.
- וְאֵימָא בַּיִת וְחָצֵר! אִם כֵּן לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״, וְכִי תֵּימָא אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֲצֵרִים״ — חָצֵר בְּלֹא בַּיִת מַשְׁמַע, הַהוּא קַרְפֵּף אִיקְּרִי.La Guemara objecte : Mais dis plutôt que « maisons des cours » signifie une maison et une cour (une seule maison par cour), et qu'une cour à deux maisons rend la ville fortifiée ! S'il en était ainsi, que le Miséricordieux écrive seulement « cours », puisqu'il n'y a pas de cour sans maison. Et si tu dis : si le Miséricordieux avait écrit « cours », on aurait compris une cour sans maison – non : celle-là s'appelle un enclos (karpef), et non une cour.
- מַתְנִי׳ יִשְׂרָאֵל שֶׁיָּרַשׁ אֲבִי אִמּוֹ לֵוִי — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה. וְכֵן לֵוִי שֶׁיָּרַשׁ אֶת אֲבִי אִמּוֹ יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ גּוֹאֵל כַּסֵּדֶר הַזֶּה.MICHNA – Un Israélite qui a hérité une maison dans une ville fortifiée du père de sa mère, qui était Lévi (lévite), ne rachète pas selon cet ordre (la procédure des michnayot précédentes, où la maison devient définitivement acquise à l'acheteur après un an) ; il la rachète au contraire à tout moment, comme un Lévi. Et de même, un Lévi qui a hérité une telle maison du père de sa mère, qui était Israélite, ne rachète pas selon cet ordre.
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בָתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם הִוא אֲחוּזָּתָם״, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם.Comme il est dit : « Car les maisons des villes des Léviim, c'est leur possession » (Lévitique 25, 33) : le droit de rachat perpétuel ne s'applique pas à moins que le vendeur ne soit Lévi et que la maison ne se trouve dans les villes des Léviim. Ce sont les paroles de Rabbi (Yehouda HaNassi). Et les Sages disent : ces choses ne sont dites que pour les villes des Léviim, même si le propriétaire n'est pas Lévi.
- גְּמָ׳ וְאֶלָּא כְּמַאן? כְּבֶן לֵוִי. וַהֲדַר תָּנֵי: ״עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם״.GUEMARA – La Michna dit qu'un Israélite héritier d'un Lévi ne rachète pas selon cet ordre. Mais alors, comme qui rachète-t-il ? Comme un Lévi ?! Or Rabbi enseigne ensuite : « à moins qu'il ne soit Lévi et dans les villes des Léviim » !
- אֵימָא: אֵינוֹ גּוֹאֵל אֶלָּא כַּסֵּדֶר הַזֶּה, עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי וְעָרֵי הַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי.Dis donc ainsi : il ne rachète que selon cet ordre (comme un Israélite, en un an seulement), à moins qu'il ne soit Lévi et dans les villes des Léviim ; ce sont les paroles de Rabbi.
- בִּשְׁלָמָא עָרֵי הַלְוִיִּם — דִּכְתִיב: ״כִּי בָּתֵּי עָרֵי הַלְוִיִּם״, אֶלָּא לֵוִי מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״.Certes, qu'il faille les villes des Léviim, on le comprend, comme il est écrit : « Car les maisons des villes des Léviim ». Mais qu'il faille que le vendeur soit Lévi, d'où le savons-nous ? – Comme il est écrit : « Et ce que l'on rachètera des Léviim » (Lévitique 25, 33), ce qui implique certains Léviim seulement.
- תַּנְיָא: ״וַאֲשֶׁר יִגְאַל מִן הַלְוִיִּם״ — יָכוֹל לֵוִי מִיִּשְׂרָאֵל יִגְאַל, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה הוֹרַע כֹּחוֹ, אֲבָל לֵוִי מִלֵּוִי לֹא, שֶׁזֶּה יִפָּה כֹּחוֹ וְזֶה יִפָּה כֹּחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הַלְוִיִּם״.Il a été enseigné (dans une baraïta) : « Et ce que l'on rachètera des Léviim » – pourquoi le verset le dit-il ? Parce qu'on aurait pu penser : un Lévi rachètera à tout moment ce qu'il a vendu à un Israélite, car celui-ci (le Lévi) a un pouvoir renforcé (il rachète toujours) et celui-là (l'Israélite) a un pouvoir affaibli (sa propre vente devient définitive après un an) ; mais un Lévi qui a vendu à un Lévi, non, car celui-ci a un pouvoir renforcé et celui-là a aussi un pouvoir renforcé ; le verset enseigne donc : « des Léviim », même face à un autre Lévi.
- ״מִן הַלְוִיִּם״ — וְלֹא כׇּל הַלְוִיִּם, פְּרָט לְבֶן לֵוִי מַמְזֵר וְנָתִין.« Des Léviim » : et non tous les Léviim ; à l'exclusion du fils d'un Lévi qui est mamzer (enfant né d'une union interdite) ou natin (descendant des Guivonim par sa mère) : celui-là ne rachète pas comme un Lévi.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין דְּבָרִים הַלָּלוּ אֲמוּרִים אֶלָּא בְּעָרֵי הַלְוִיִּם. אֲבָל עַד שֶׁיְּהֵא לֵוִי — לָא אָמְרִינַן.La Michna enseigne : Et les Sages disent : ces choses ne sont dites que pour les villes des Léviim. Mais « à moins qu'il ne soit Lévi », nous ne le disons pas : quiconque hérite d'un bien dans une ville lévitique le rachète comme un Lévi.
- מַתְנִי׳ אֵין עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ, וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, וְלֹא מִגְרָשׁ עִיר, וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ.MICHNA – Les Léviim recevaient autour de leurs villes mille coudées de migrach (terrain dégagé) et mille coudées de champs et de vignes. On ne fait pas d'un champ un migrach, ni d'un migrach un champ, ni d'un migrach une ville, ni d'une ville un migrach.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּעָרֵי הַלְוִיִּם, אֲבָל בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין שָׂדֶה מִגְרָשׁ, וְלֹא מִגְרָשׁ שָׂדֶה, מִגְרָשׁ עִיר, וְלֹא עִיר מִגְרָשׁ, שֶׁלֹּא יַחְרִיבוּ אֶת עָרֵי יִשְׂרָאֵל. הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מוֹכְרִין לְעוֹלָם, וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״.Rabbi Elazar a dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Dans les villes des Léviim ; mais dans les villes d'Israël, on fait d'un champ un migrach, mais pas d'un migrach un champ ; d'un migrach une ville, mais pas d'une ville un migrach, afin de ne pas détruire les villes d'Israël. Les Cohanim et les Léviim vendent toujours et rachètent toujours, comme il est dit : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim » (Lévitique 25, 32) ; les Cohanim font eux aussi partie de la tribu de Lévi.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּעָרֵי הַלְוִיִּם, אֲבָל בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין״ וְכוּ׳. דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא בְּדִלְוִיִּם לָא מְשַׁנֵּינַן, מְנָא הָנֵי מִילֵּי?GUEMARA – Rabbi Elazar a dit : « Dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Dans les villes des Léviim ; mais dans les villes d'Israël, on fait », etc. En tout cas, tout le monde s'accorde que, pour les villes des Léviim, nous ne changeons pas l'affectation des terrains. D'où savons-nous cela ?
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר קְרָא: ״וּשְׂדֵה מִגְרַשׁ עָרֵיהֶם לֹא יִמָּכֵר״. מַאי ״לֹא יִמָּכֵר״? אִילֵּימָא לֹא יִמָּכֵר כְּלָל, וְהָא מִדִּכְתִיב: ״גְּאֻלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״, מִכְּלָל דִּמְזַבְּנִי. אֶלָּא מַאי ״לֹא יִמָּכֵר״? לֹא יְשַׁנֶּה.Rabbi Elazar a dit : car le verset dit : « Et le champ du migrach de leurs villes ne sera pas vendu » (Lévitique 25, 34). Que signifie « ne sera pas vendu » ? Si l'on dit : il ne sera pas vendu du tout – or, du fait qu'il est écrit : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim », on déduit qu'ils le vendent ! Mais alors, que signifie « ne sera pas vendu » ? Il ne sera pas changé de destination.
- הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מוֹכְרִין לְעוֹלָם וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם. תָּנוּ רַבָּנַן: ״גְּאֻלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּמִסְפַּר שְׁנֵי תְבוּאֹת יִמְכׇּר לָךְ״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״.La Michna enseigne : Les Cohanim et les Léviim vendent toujours et rachètent toujours. Nos Maîtres ont enseigné : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim » : que vient enseigner ce verset ? Puisqu'il est dit au sujet du champ d'un Israélite : « Selon le nombre des années de récolte il te vendra » (Lévitique 25, 15) – d'où l'on déduit qu'on ne peut le racheter moins de deux ans après la vente –, on aurait pu penser que celui-ci (le Lévi) aussi est soumis à cette règle. Le verset enseigne : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim » : il peut racheter immédiatement.
- לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה הַשָּׂדֶה בְּצֵאתוֹ בַיֹּבֵל קֹדֶשׁ לַה׳״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״.Puisqu'il est dit : « Et le champ, à sa sortie au Jubilé, sera saint pour Hachem », comme un champ voué, il reviendra au Cohen (Lévitique 27, 21), on aurait pu penser que celui-ci (le Lévi qui a consacré son champ) aussi est soumis à cette règle. Le verset enseigne : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim » : son champ ne passe pas aux Cohanim au Jubilé, et il peut toujours le racheter du Trésor du Temple.
- לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקָם הַבַּיִת אֲשֶׁר בָּעִיר אֲשֶׁר לוֹ חוֹמָה לַצְּמִיתוּת״, יָכוֹל אַף זֶה כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גְּאוּלַּת עוֹלָם תִּהְיֶה לַלְוִיִּם״.Puisqu'il est dit : « Et s'il n'est pas racheté avant l'accomplissement d'une année entière, la maison qui est dans la ville entourée d'une muraille restera définitivement à celui qui l'a achetée » (Lévitique 25, 30), on aurait pu penser que celui-ci (le Lévi qui a vendu sa maison dans une ville fortifiée) aussi est soumis à cette règle. Le verset enseigne : « Un droit de rachat perpétuel appartiendra aux Léviim » : il peut toujours racheter sa maison.
- בִּשְׁלָמָא הָנֵי תַּרְתֵּי לְחַיֵּי, אֶלָּא בָּתֵּי עָרֵי חוֹמָה לִלְוִיִּם מִי אִית לְהוּ? וְהָתַנְיָא: עָרִים הַלָּלוּ אֵין עוֹשִׂין אוֹתָן לֹא כְּפָרִים קְטַנִּים וְלֹא כְּרַכִּים גְּדוֹלִים, אֶלָּא עֲיָירוֹת בֵּינוֹנִיּוֹת!La Guemara demande : Certes, ces deux premiers enseignements, qui concernent les champs du Lévi, sont fondés ; mais les Léviim ont-ils des maisons de villes fortifiées ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : ces villes données aux Léviim, on ne les établit ni en petits villages, ni en grandes métropoles, mais en bourgs moyens (sans muraille) !
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן — שֶׁהוּקַּף וּלְבַסּוֹף יָשַׁב, כָּאן — שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף.Rav Kahana a dit : ce n'est pas difficile. Ici (la baraïta selon laquelle les villes lévitiques ne sont pas fortifiées), il s'agit d'une ville entourée d'une muraille puis peuplée : cela ne se trouve pas chez les Léviim ; là (la baraïta sur le rachat des maisons des Léviim), il s'agit d'une ville peuplée puis entourée d'une muraille par les Léviim eux-mêmes, après qu'elle leur fut donnée à l'époque de Yehochoua.
- וְכִי הַאי גַּוְונָא מִי הָוְיָא חוֹמָה? וְהָתַנְיָא: ״וְאִישׁ כִּי יִמְכֹּר בֵּית מוֹשַׁב עִיר חוֹמָה״ — שֶׁהוּקַּף וּלְבַסּוֹף יָשַׁב, וְלֹא שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף.La Guemara objecte : Et dans un cas comme celui-ci (peuplée puis entourée), est-ce considéré comme une muraille pour qu'un verset doive l'exclure ? Or il a été enseigné : « Et si un homme vend une maison d'habitation d'une ville à muraille » (Lévitique 25, 29) : il s'agit d'une ville entourée d'une muraille puis peuplée, et non peuplée puis entourée.
- יָכוֹל אֲפִילּוּ הִקִּיפוּהָ יִשְׂרָאֵל? נֶאֱמַר כָּאן ״חוֹמָה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״חוֹמָה״, מָה לְהַלָּן גּוֹיִם, אַף כָּאן גּוֹיִם.La baraïta poursuit : On aurait pu penser qu'il en est ainsi même si ce sont des Israélites qui l'ont entourée d'une muraille. C'est pourquoi il est dit ici « muraille », et il est dit plus loin « muraille », à propos des villes du royaume d'Og : « toutes ces villes étaient fortifiées, de hautes murailles » (Deutéronome 3, 5) : de même que plus loin il s'agit de murailles bâties par des non-Juifs, de même ici, par des non-Juifs.
- יָכוֹל אֲפִילּוּ הִקִּיפוּהָ גּוֹיִם לְאַחַר מִכֵּן? נֶאֱמַר לְהַלָּן ״חוֹמָה״, וְנֶאֱמַר כָּאן ״חוֹמָה״, מָה לְהַלָּן גּוֹיִם קוֹדֶם לָכֵן, אַף כָּאן גּוֹיִם קוֹדֶם לָכֵן!On aurait pu penser qu'il en est ainsi même si des non-Juifs l'ont entourée après cela (après la conquête du pays par Israël). C'est pourquoi il est dit plus loin « muraille », et il est dit ici « muraille » : de même que plus loin par des non-Juifs auparavant (avant la conquête), de même ici, par des non-Juifs auparavant ! Cette baraïta contredit donc la réponse de Rav Kahana.
- תַּרְגְּמַהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב סַלָּא חֲסִידָא קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, כְּגוֹן שֶׁנָּפְלוּ לָהֶןRav Yossef, fils de Rav Sala 'Hassida (le pieux), l'a expliquée devant Rav Pappa : en réalité, il s'agit d'une ville entourée puis peuplée ; et malgré la baraïta selon laquelle on n'établit pas les villes lévitiques en villes fortifiées, cela se trouve par exemple lorsque leur sont échues, par le tirage au sort lors du partage du pays,
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