Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְךָ יִהְיֶה״. הֶחְרִים שְׂדוֹתָיו — נוֹתְנָן לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּשְׂדֵה הַחֵרֶם לַכֹּהֵן תִּהְיֶה אֲחֻזָּתוֹ״, וְגָמַר ״לַכֹּהֵן״ ״לַכֹּהֵן״ מִגֶּזֶל הַגֵּר.« … sera à toi » (Nombres 18, 14) – c'est-à-dire à Aharon et à toute sa descendance ; pour les biens meubles voués, on peut donc les donner à n'importe quel Cohen (prêtre). Mais s'il a voué en 'hérem (consécration au profit des Cohanim) ses champs, il les donne au Cohen de la garde sacerdotale (michmar) de service à ce moment au Temple, comme il est dit : « Comme le champ voué en 'hérem, sa propriété sera au Cohen » (Lévitique 27, 21). Et l'on déduit par guezéra chava (analogie textuelle) « au Cohen » d'ici et « au Cohen » du verset traitant du vol commis envers un converti (Nombres 5, 8) : de même que là, le bien revient aux Cohanim de la garde de service, de même ici.
- וְהָתָם מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״לַה׳ לַכֹּהֵן״ — קְנָאוֹ הַשֵּׁם וּנְתָנוֹ לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר.La Guemara demande : Et là, pour le vol envers un converti, d'où le savons-nous ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « à Hachem, au Cohen » (Nombres 5, 8) – cela enseigne que D.ieu l'a acquis et l'a donné au Cohen de la garde de service.
- אַתָּה אוֹמֵר לַכֹּהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לְכׇל כֹּהֵן שֶׁיִּרְצֶה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״מִלְּבַד אֵיל הַכִּיפֻּרִים אֲשֶׁר יְכַפֶּר בּוֹ עָלָיו״, הֲרֵי בְּכֹהֵן שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Dis-tu qu'il revient au Cohen de la garde de service, ou bien n'est-ce pas plutôt à tout Cohen qu'il voudra ? Lorsqu'il dit dans le même verset : « outre le bélier d'expiation par lequel il fera l'expiation pour lui », voici que c'est du Cohen de la garde de service que le verset parle – celui qui offre ce jour-là le sacrifice d'expiation.
- שָׂדֶה הַיּוֹצְאָה לַכֹּהֲנִים בַּיּוֹבֵל, נוֹתְנָהּ לַמִּשְׁמָר שֶׁפָּגַע בּוֹ יוֹבֵל. אִיבַּעְיָא לְהוּ: פָּגַע בּוֹ בְּשַׁבָּת, מַאי? אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּחוּלְפָּנָא: נוֹתְנָהּ לַמִּשְׁמָר הַיּוֹצֵא.Rabbi 'Hiya bar Avin énonce une autre règle : Un champ qui sort des mains de son propriétaire et passe aux Cohanim lors du Jubilé (yovel) – un champ consacré non racheté – on le donne à la garde sacerdotale sur laquelle tombe le Jubilé, c'est-à-dire celle qui est de service au début de l'année jubilaire. Ils ont posé la question : si le Jubilé tombe sur elle un Chabbat, jour où les gardes se relaient, qu'en est-il ? Quelle garde reçoit le champ ? Rav 'Hiya bar Ami a dit au nom de 'Houlpana : On le donne à la garde sortante, qui quitte son service ce Chabbat-là.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תַּנְיָא, נִמְצֵאתָ אַתָּה אוֹמֵר, אֶחָד יוֹבֵל וְאֶחָד שְׁבִיעִית מְשַׁמְּטִין כְּאֶחָד, אֶלָּא שֶׁיּוֹבֵל בִּתְחִילָּתוֹ וְהַשְּׁמִטָּה בְּסוֹפָהּ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Il a été enseigné dans une baraïta conformément à cela : Il se trouve que tu dis : le Jubilé comme la septième année (Chemita, année sabbatique) annulent ensemble, au même moment – le Jubilé rend les terres vendues, la septième année annule les dettes –, sauf que le Jubilé annule à son début et la Chemita à sa fin. Le soir de Roch Hachana qui clôt la quarante-neuvième année est aussi le début de l'année jubilaire ; si ce jour tombe un Chabbat, c'est la garde sortante qui est encore en fonction, car les gardes ne se relaient que le matin.
- אַדְּרַבָּה, מִשּׁוּם הָכִי הֲוַאי! אֵימָא: מִפְּנֵי שֶׁהַיּוֹבֵל כּוּ׳.La Guemara s'étonne de la formulation « sauf que » : Au contraire, c'est précisément pour cela qu'elles annulent ensemble ! Dis donc plutôt : elles annulent ensemble parce que le Jubilé annule à son début et la Chemita à sa fin, etc.
- בִּשְׁלָמָא שְׁבִיעִית בְּסוֹפָהּ, דִּכְתִיב: ״מִקֵּץ שֶׁבַע שָׁנִים תַּעֲשֶׂה שְׁמִטָּה״, אֶלָּא יוֹבֵל בִּתְחִילָּתוֹ? בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים הוּא, דִּכְתִיב: ״בַּיּוֹם הַכִּיפּוּרִים תַּעֲבִירוּ שׁוֹפָר בְּכׇל אַרְצְכֶם״! הָא מַנִּי? רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה הִיא, דְּאָמַר: מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה הוּא דְּחָיֵיל יוֹבֵל.Certes, la septième année annule à sa fin, comme il est écrit : « Au terme de sept ans, tu feras une remise » (Deutéronome 15, 1). Mais le Jubilé annulerait-il à son début ? C'est à Yom Kippour qu'il prend effet, comme il est écrit : « Le jour de Kippour, vous ferez retentir le chofar dans tout votre pays » (Lévitique 25, 9) ! La Guemara répond : De qui est cette baraïta ? C'est de Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Berokah, qui a dit : C'est dès Roch Hachana que le Jubilé prend effet.
- שַׁמְעַהּ חִזְקִיָּה בַּר בִּילְוָטִי, וַאֲזַל אֲמַר קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: וְלַיקֵּישׁ מִטַּלְטְלֵי לְקַרְקָעוֹת!'Hizkiya bar Biloti l'entendit – l'enseignement de Rabbi 'Hiya bar Avin selon lequel les biens meubles voués vont à tout Cohen, et les champs à la garde de service – et alla dire devant Rabbi Abahou : Qu'on rapproche donc par hékech (rapprochement dans un même verset) les biens meubles des terres, puisque le verset les mentionne ensemble (« de tout ce qui est à lui… et du champ de sa propriété », Lévitique 27, 28) ; les biens meubles devraient alors eux aussi revenir à la garde de service !
- לָאו תַּנָּאֵי הִיא? דְּאִיכָּא דְּמַקֵּישׁ, וְאִיכָּא דְּלָא מַקֵּישׁ, כְּמַאן דְּאָמַר: ״לָא מַקְּשִׁינַן״.Rabbi Abahou répondit : N'est-ce pas une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Car il y a celui qui fait le rapprochement et il y a celui qui ne le fait pas – Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, plus haut. Rabbi 'Hiya bar Avin s'exprime selon celui qui dit : « Nous ne faisons pas le rapprochement. »
- מַתְנִי׳ חֶרְמֵי כֹּהֲנִים, אֵין לָהֶם פִּדְיוֹן, אֶלָּא נִותָּנִים לַכֹּהֲנִים כִּתְרוּמָה. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: סְתַם חֲרָמִים לְבֶדֶק הַבַּיִת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל חֵרֶם קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הוּא לַה׳״.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Les biens voués aux Cohanim ('harmei Cohanim) n'ont pas de rachat, mais ils sont donnés aux Cohanim et deviennent leur propriété à tous égards, comme la terouma (prélèvement donné au Cohen). Rabbi Yehouda ben Betéra dit : Les biens voués en 'hérem sans précision sont destinés à l'entretien du Temple (bédek habayit), comme il est dit : « Tout 'hérem est sainteté des saintetés pour Hachem » (Lévitique 27, 28).
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: סְתַם חֲרָמִים לַכֹּהֲנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּשְׂדֵה הַחֵרֶם לַכֹּהֵן תִּהְיֶה אֲחֻזָּתוֹ״. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֱמַר ״כׇּל חֵרֶם קֹדֶשׁ קָדָשִׁים הוּא לַה׳״? שֶׁחָל עַל קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים וְעַל קָדָשִׁים קַלִּים.Et les Sages disent : Les biens voués sans précision sont aux Cohanim, comme il est dit : « Comme le champ voué en 'hérem, sa propriété sera au Cohen » (Lévitique 27, 21). S'il en est ainsi, pourquoi est-il dit : « Tout 'hérem est sainteté des saintetés pour Hachem » ? Pour enseigner qu'il s'applique (le 'hérem) aux sacrifices très saints et aux sacrifices de sainteté légère : si l'on voue un animal déjà consacré, le 'hérem porte sur la part financière du propriétaire.
- מַחְרִים אָדָם אֶת קֳדָשָׁיו, בֵּין קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים בֵּין קָדָשִׁים קַלִּים, אִם נֶדֶר — נוֹתֵן דְּמֵיהֶן.Une personne peut vouer en 'hérem ses animaux consacrés, qu'il s'agisse de sacrifices très saints ou de sacrifices de sainteté légère. Si c'est un vœu (nédèr : « il m'incombe d'offrir un holocauste »), il est responsable de le remplacer, l'animal est donc considéré comme son bien, et il donne leur valeur aux Cohanim.
- וְאִם נְדָבָה, נוֹתֵן אֶת טוֹבָתָן. ״שׁוֹר זֶה עוֹלָה״ — אוֹמְדִין כַּמָּה אָדָם רוֹצֶה לִיתֵּן בְּשׁוֹר זֶה לְהַעֲלוֹתוֹ עוֹלָה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי.Et si c'est une offrande spontanée (nedava : « cet animal est un holocauste »), dont il n'a pas la responsabilité, il donne seulement leur avantage, la valeur de l'intérêt qu'il y possède. Par exemple, s'il a dit : « Ce bœuf est un holocauste », on estime combien une personne voudrait donner pour ce bœuf afin de l'offrir en holocauste, bien qu'elle n'y soit pas obligée.
- הַבְּכוֹר, בֵּין תָּם בֵּין בַּעַל מוּם — מַחְרִימִין אוֹתוֹ, וְכֵיצַד פּוֹדִים אוֹתוֹ? אוֹמְדִין כַּמָּה אָדָם רוֹצֶה לִיתֵּן בִּבְכוֹר זֶה לִיתְּנוֹ לְבֶן בִּתּוֹ אוֹ לְבֶן אֲחוֹתוֹ.Le premier-né (bekhor) d'un animal, qu'il soit sans défaut ou avec défaut – on peut le vouer en 'hérem. Et comment le rachète-t-on ? On estime combien une personne (un Israélite) voudrait donner pour ce premier-né afin de le donner au fils de sa fille ou au fils de sa sœur qui sont Cohanim.
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