Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָכָא קְרָא אַשְׁכֻּחַ וּדְרֻשׁי: לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״אִם מִשְּׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא שְׂדֵה אֲחוּזָּתוֹ״, אִי נָמֵי: ״אֲשֶׁר לֹא שְׂדֵה אֲחוּזָּה״, מַאי ״מִשְּׂדֵה אֲחֻזָּתוֹ״? שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה, יָצְתָה זוֹ שֶׁרְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה.Mais ici, s'ils considèrent ancestral même le champ consacré avant la mort du père, c'est qu'ils ont trouvé une indication dans le verset et l'ont interprétée : si le verset ne voulait enseigner que ce que dit Rabbi Méïr, que le Miséricordieux écrive : « Si c'est un champ qu'il a acquis, qui n'est pas son champ ancestral », ou bien : « qui n'est pas un champ ancestral ». Pourquoi écrire « de son champ ancestral » ? Pour enseigner : un champ qui n'est pas destiné à devenir un champ ancestral ; cela exclut celui-ci, qui est destiné à devenir un champ ancestral.
- הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם מַקְדִּישִׁין לְעוֹלָם וְכוּ׳. בִּשְׁלָמָא גּוֹאֲלִין אִצְטְרִיךְ, לְאַפּוֹקֵי מִדְּיִשְׂרָאֵל דְּלָא פָּרְקִי אֶלָּא עַד יוֹבֵל, קָא מַשְׁמַע לַן דְּכֹהֲנִים וּלְוִיִּם גּוֹאֲלִין לְעוֹלָם. אֶלָּא מַקְדִּישִׁין, מַאי אִירְיָא כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי!« Les Cohanim et les Léviim consacrent toujours, etc. » Certes, « ils rachètent » toujours était nécessaire, pour exclure le cas d'un Israélite, qui ne rachète que jusqu'au jubilé ; la Michna nous enseigne que les Cohanim et les Léviim rachètent toujours. Mais « ils consacrent », pourquoi précisément les Cohanim et les Léviim ? Même un Israélite consacre toujours !
- וְכִי תֵּימָא בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל עַצְמָהּ, הָנִיחָא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר: ״בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל עַצְמָהּ לָא קָדְשָׁה״, קָא מַשְׁמַע לַן דְּכֹהֲנִים וּלְוִיִּם מַקְדִּישִׁין לְעוֹלָם, אֶלָּא לְרַב, מַאי אִירְיָא כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי!Et si tu dis qu'il s'agit de l'année du jubilé elle-même, cela va bien selon Chmouel, qui a dit (plus haut, 24a) : « Pendant l'année du jubilé elle-même, il n'est pas consacré » (pour un Israélite) ; la Michna nous enseigne que les Cohanim et les Léviim consacrent toujours, même cette année-là. Mais selon Rav, pourquoi précisément les Cohanim et les Léviim ? Même un Israélite le peut !
- וּלְטַעְמָיךְ, בֵּין לִפְנֵי הַיּוֹבֵל בֵּין לְאַחַר הַיּוֹבֵל לְמָה לִי? אֶלָּא, אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״לִפְנֵי הַיּוֹבֵל וּלְאַחַר הַיּוֹבֵל״, תְּנָא סֵיפָא נָמֵי ״בֵּין לְאַחַר הַיּוֹבֵל בֵּין לִפְנֵי הַיּוֹבֵל״.Et selon ton raisonnement, pourquoi ai-je besoin de « que ce soit avant le jubilé ou après le jubilé » ? Plutôt, puisque le Tanna a enseigné au début du chapitre (24a) « avant le jubilé et après le jubilé », il a aussi enseigné à la fin « que ce soit après le jubilé ou avant le jubilé ».
- וְאַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״אֵין מַקְדִּישִׁין וְלֹא גּוֹאֲלִין״, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא ״מַקְדִּישִׁין וְגוֹאֲלִין״.Et puisqu'il a enseigné au début « on ne consacre pas et on ne rachète pas », il a aussi enseigné à la fin « ils consacrent et ils rachètent », bien que « ils consacrent » n'apporte rien de nouveau.
- הֲדַרַן עֲלָךְ אֵין מַקְדִּישִׁין.Nous reviendrons à toi, « On ne consacre pas ».
- מַתְנִי׳ הַמַּקְדִּישׁ אֶת שָׂדֵהוּ בְּשָׁעָה שֶׁאֵין הַיּוֹבֵל, אוֹמֵר לוֹ: ״פְּתַח אַתָּה רִאשׁוֹן״, שֶׁהַבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ, וְכׇל אָדָם אֵין נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ.MICHNA. Celui qui consacre son champ ancestral à une époque où il n'y a pas de jubilé en vigueur – le champ se rachète alors à sa valeur – le trésorier lui dit : « Ouvre les enchères le premier », car les propriétaires donnent en plus un cinquième ('homech), alors que toute autre personne ne donne pas de cinquième.
- מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁהִקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ מִפְּנֵי רָעָתָהּ, אָמְרוּ לוֹ: פְּתַח אַתָּה רִאשׁוֹן. אָמַר: הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי בְּאִיסָּר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא אָמַר זֶה ״בְּאִיסָּר״, אֶלָּא ״בְּבֵיצָה״, שֶׁהֶקְדֵּשׁ נִפְדֶּה בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֶה כֶּסֶף, אָמַר לוֹ: ״הִגַּעְתִּיךָ״, נִמְצָא מַפְסִיד אִיסָּר וְשָׂדֵהוּ לְפָנָיו.Il arriva qu'un homme consacra son champ à cause de sa mauvaise qualité. On lui dit : « Ouvre les enchères le premier. » Il dit : « Il est à moi pour un issar » (petite pièce). Rabbi Yossé dit : celui-ci n'a pas dit « pour un issar », mais « pour un œuf », car un bien consacré se rachète avec de l'argent ou avec ce qui vaut de l'argent. Le trésorier lui dit : « Il t'est échu. » Il se trouve qu'il perd un issar, et son champ reste devant lui, en sa possession.
- גְּמָ׳ הַמַּקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ בְּשָׁעָה כּוּ׳. אוֹמְרִין? וְהָתַנְיָא כּוֹפִין! מַאי ״אוֹמְרִין״ נָמֵי? כּוֹפִין. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מֵעִיקָּרָא אוֹמְרִין, אִי צָאֵית — צָאֵית, וְאִי לָא — כּוֹפִין.GUEMARA. « Celui qui consacre son champ à une époque, etc. » On lui « dit » seulement ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : on le contraint ! Que signifie aussi « on dit » ? On contraint. Et si tu veux, dis : au départ, on lui dit ; s'il obéit, il obéit ; et sinon, on le contraint.
- שֶׁהַבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ וְכוּ׳. מַאי אִירְיָא שֶׁהַבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ? תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּאַיְּידֵי דַּחֲבִיבָה עֲלֵיהּ טָפֵי וּפָרֵיק לַהּ! וְעוֹד, מִצְוַת גְּאוּלָּה בָּאָדוֹן!« Car les propriétaires donnent un cinquième, etc. » Pourquoi précisément « car les propriétaires donnent un cinquième » ? Qu'il le déduise plutôt du fait que, puisque le champ lui est plus cher, il surenchérit et le rachète ! Et de plus, la mitsva du rachat incombe d'abord au maître du champ !
- חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר, חֲדָא: דְּאַיְּידֵי דַּחֲבִיבָה עֲלֵיהּ טָפֵי וּפָרֵיק לַהּ, וְעוֹד: מִצְוַת גְּאוּלָּה בָּאָדוֹן הִיא, וְעוֹד: שֶׁהַבְּעָלִים נוֹתְנִין חוֹמֶשׁ כּוּ׳.Le Tanna dit une raison « et de plus » : une : puisqu'il lui est plus cher, il surenchérit et le rachète ; et de plus : la mitsva du rachat incombe au maître ; et de plus : les propriétaires donnent un cinquième, etc.
- מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁהִקְדִּישׁ שָׂדֵהוּ וְכוּ׳. לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: שָׁוֶה כֶּסֶף כְּכֶסֶף, וְרַבָּנַן סָבְרִי: שָׁוֶה כֶּסֶף אֵינוֹ כְּכֶסֶף.« Il arriva qu'un homme consacra son champ, etc. » Dirons-nous qu'ils divergent sur ceci : Rabbi Yossé pense que ce qui vaut de l'argent est comme de l'argent, et les Rabbanan pensent que ce qui vaut de l'argent n'est pas comme de l'argent ?
- וְהָא קַיְימָא לַן, דְּשָׁוֶה כֶּסֶף כְּכֶסֶף! דְּכוּלֵּי עָלְמָא שָׁוֶה כֶּסֶף כְּכֶסֶף, וְהָכָא בְּפוֹדִין בְּדָבָר שֶׁאֵין בְּחוּמְשׁוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה קָמִיפַּלְגִי. תַּנָּא קַמָּא סָבַר: אִיסָּר, דְּאִיכָּא בְּחוּמְשׁוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה — פָּרְקִינַן, וְרַבִּי יוֹסֵי: כְּבֵיצָה נָמֵי פָּרְקִינַן.Mais nous tenons pour établi que ce qui vaut de l'argent est comme de l'argent ! Plutôt, de l'avis de tous, ce qui vaut de l'argent est comme de l'argent, et ici ils divergent sur la question de savoir si l'on rachète avec un objet dont le cinquième ne vaut pas une prouta (la plus petite pièce). Le premier Tanna pense : un issar, dont le cinquième vaut une prouta, nous rachetons avec ; et Rabbi Yossé pense : même avec un œuf nous rachetons, bien que son cinquième ne vaille pas une prouta.
- אָמַר לוֹ: ״הִגַּעְתִּיךָ״, נִמְצָא מַפְסִיד אִיסָּר וְשָׂדֵהוּ לְפָנָיו. סְתָמָא כְּרַבָּנַן.« Il lui dit : il t'est échu. Il se trouve qu'il perd un issar, et son champ reste devant lui. » Cet enseignement anonyme est selon les Rabbanan.
- מַתְנִי׳ אָמַר אֶחָד: ״הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי בְּעֶשֶׂר סְלָעִים״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּעֶשְׂרִים״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁלֹשִׁים״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּאַרְבָּעִים״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בַּחֲמִשִּׁים״. חָזַר בּוֹ שֶׁל חֲמִשִּׁים — מְמַשְׁכְּנִין מִנְּכָסָיו עַד עֶשֶׂר. חָזַר בּוֹ שֶׁל אַרְבָּעִים — מְמַשְׁכְּנִין מִנְּכָסָיו עַד עֶשֶׂר.MICHNA. Un homme dit : « Il est à moi pour dix sela'im », un autre dit : « pour vingt », un autre dit : « pour trente », un autre dit : « pour quarante », et un autre dit : « pour cinquante ». Si celui de cinquante se rétracte, on saisit en gage sur ses biens jusqu'à dix sela'im, et celui de quarante rachète. Si celui de quarante se rétracte, on saisit en gage sur ses biens jusqu'à dix.
- חָזַר בּוֹ שֶׁל שְׁלֹשִׁים — מְמַשְׁכְּנִין מִנְּכָסָיו עַד עֶשֶׂר, חָזַר בּוֹ שֶׁל עֶשְׂרִים — מְמַשְׁכְּנִין מִנְּכָסָיו עַד עֶשֶׂר, חָזַר בּוֹ שֶׁל עֶשֶׂר — מוֹכְרִין אוֹתוֹ בְּשׇׁוְויוֹ, וְנִפְרָעִין מִשֶּׁל עֶשֶׂר אֶת הַמּוֹתָר.Si celui de trente se rétracte, on saisit en gage sur ses biens jusqu'à dix ; si celui de vingt se rétracte, on saisit en gage sur ses biens jusqu'à dix ; si celui de dix se rétracte, on vend le champ à sa valeur, et l'on se fait payer le reste par celui de dix.
- הַבְּעָלִים אוֹמְרִים בְּעֶשְׂרִים, וְכׇל אָדָם אוֹמְרִים בְּעֶשְׂרִים — הַבְּעָלִים קוֹדְמִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵם מוֹסִיפִין חוֹמֶשׁ. אָמַר אֶחָד: ״הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי בְּעֶשְׂרִים וְאַחַת״ —Si les propriétaires disent « pour vingt » et toute autre personne dit « pour vingt », les propriétaires ont la priorité, car ils ajoutent un cinquième. Si un autre dit : « Il est à moi pour vingt et un » –
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