Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָנָךְ תַּרְתֵּי דְּדָמְיָין לַהֲדָדֵי כַּחֲדָא חָשֵׁיב לְהוּ, וְהָא שִׁיתַּסְרֵי. וְהָא מִכׇּל מָקוֹם לְדִידִי חַזְיָין לַן דִּכְתִיבָן לְאִיסּוּרָא! אֲמַר לֵיהּ: וְלִיטַעְמָיךְ, אִי הֲוָה כְּתִיב לְהֶיתֵּירָא, מִי הֲוֵות סָמְכַתְּ עֲלַיְיהוּ? דְּמָר בְּרֵיהּ דְּרַבְנָא מִי חֲתִים עֲלַיְיהוּ? הַשְׁתָּא נָמֵי דִּכְתִיב לְאִיסּוּרָא — לָאו מָר בְּרֵיהּ דְּרַבְנָא חֲתִים עֲלַיְיהוּ.Ces deux-là – la femme du frère du père du père et la sœur du père du père – qui se ressemblent l'une l'autre, il les compte comme une seule, et cela fait bien seize cas. Rav Hillel reprend son objection à Amémar : Mais de toute façon, moi-même je les ai vues écrites comme interdites ! Rav Achi lui a dit : Et selon ton raisonnement, s'il avait été écrit qu'elles sont permises, te serais-tu appuyé sur cela ? Est-ce que Mar, fils de Rabbana, a signé dessus ? Tu ignores en réalité qui a écrit cette liste. Maintenant aussi, où il est écrit qu'elles sont interdites, Mar, fils de Rabbana, n'a pas signé dessus ; on ne peut donc pas s'en servir pour rejeter l'avis d'Amémar.
- תָּנֵי דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא: שְׁלִישִׁי שֶׁבִּבְנוֹ וְשֶׁבְּבִתּוֹ וְשֶׁבְּבֶן אִשְׁתּוֹ וְשֶׁבְּבַת אִשְׁתּוֹ — שְׁנִיָּה. רְבִיעִי שֶׁבְּחָמִיו וְשֶׁבַּחֲמוֹתוֹ — שְׁנִיָּה.Il a été enseigné dans l'école de Rabbi 'Hiya : La troisième génération issue de son fils, de sa fille – ses arrière-petites-filles – ainsi que du fils de sa femme et de la fille de sa femme – les arrière-petites-filles de sa femme – est une chniya (union interdite au second degré par les Sages). La quatrième génération du côté de son beau-père et de sa belle-mère – les arrière-grand-mères de sa femme – est une chniya.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא לְמַעְלָה דְּקָחָשֵׁיב לָהּ לְאִשְׁתּוֹ, וּמַאי שְׁנָא לְמַטָּה דְּלָא קָחָשֵׁיב לָהּ לְאִשְׁתּוֹ? לְמַעְלָה, דְאִיסּוּרָא מִכֹּחַ אִשְׁתּוֹ קָא אָתֵי — חָשֵׁיב לַהּ, לְמַטָּה, דְאִיסּוּרָא לָאו מִכֹּחַ אִשְׁתּוֹ קָאָתֵי — לָא קָחָשֵׁיב לַהּ.Ravina a dit à Rav Achi : Quelle est la différence pour les générations d'en haut, où il compte sa femme comme une génération, et les appelle donc la quatrième, et quelle est la différence pour celles d'en bas, où il ne compte pas sa femme, et les appelle seulement la troisième ? La Guemara répond : En haut, où l'interdit vient par la force de sa femme, puisque ce sont les parentes de celle-ci et non les siennes, il la compte. En bas, où l'interdit ne vient pas par la force de sa femme, puisque ce sont ses propres descendantes, il ne la compte pas.
- וְהָא בֶּן אִשְׁתּוֹ וּבַת אִשְׁתּוֹ, דְּאִיסּוּרָא מִכֹּחַ אִשְׁתּוֹ קָאָתֵי, וְלָא חָשֵׁיב לַהּ! אַיְּידֵי דִּתְנָא שְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת לְמַטָּה דִּידֵיהּ וְלָא חַשְּׁבַהּ, תְּנָא נָמֵי שְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת לְמַטָּה דִּידַהּ וְלָא חַשְּׁבַהּ.La Guemara objecte : Mais dans le cas du fils de sa femme et de la fille de sa femme, où l'interdit vient par la force de sa femme, il ne la compte pas non plus ! La Guemara répond : Puisqu'il a enseigné les trois générations en dessous de lui-même et ne l'a pas comptée, il a aussi enseigné trois générations en dessous d'elle et ne l'a pas comptée, afin de garder une formulation uniforme.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא: שְׁנִיּוֹת דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא, יֵשׁ לָהֶן הֶפְסֵק אוֹ אֵין לָהֶם הֶפְסֵק?Rav Achi a dit à Rav Kahana : Les chniyot (unions interdites au second degré) de l'école de Rabbi 'Hiya ont-elles une limite ou n'ont-elles pas de limite ? Autrement dit, seules les générations citées sont-elles interdites, ou bien toutes celles qui suivent ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב: אַרְבַּע נָשִׁים יֵשׁ לָהֶם הֶפְסֵק, וְתוּ לָא. דִּלְמָא כִּי קָאָמַר רַב — לְהַהִיא מַתְנִיתָא. תָּא שְׁמַע: שְׁלִישִׁי וּרְבִיעִי. שְׁלִישִׁי וּרְבִיעִי — אִין, טְפֵי — לָא! דִּלְמָא מִשְּׁלִישִׁי וְאֵילָךְ, מֵרְבִיעִי וְאֵילָךְ.Viens et entends une preuve de ce que Rav a dit : Quatre femmes ont une limite, et pas davantage. La Guemara rejette : Peut-être, quand Rav a parlé, était-ce seulement à propos de cette baraïta-là (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), qui énumère les chniyot plus haut, et non à propos de celles de Rabbi 'Hiya. La Guemara propose : Viens et entends une preuve de la formulation même de l'enseignement de Rabbi 'Hiya : la troisième et la quatrième génération. La troisième et la quatrième, oui ; davantage, non ! La Guemara rejette : Peut-être faut-il comprendre : à partir de la troisième et au-delà, à partir de la quatrième et au-delà. La question n'est pas tranchée.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: חֲזִי מָר הַאי מֵרַבָּנַן דַּאֲתָא מִמַּעְרְבָא וְאָמַר, בְּעוֹ בְּמַעְרְבָא: גָּזְרוּ שְׁנִיּוֹת בְּגֵרִים, אוֹ לֹא גָּזְרוּ שְׁנִיּוֹת בְּגֵרִים?Rava a dit à Rav Na'hman : Que le Maître voie ce Sage d'entre les Rabbanan qui est venu d'Occident – la terre d'Israël – et qui a dit : On a posé la question en Occident : Les Sages ont-ils décrété les chniyot (interdits du second degré) pour les convertis, ou n'ont-ils pas décrété les chniyot pour les convertis ?
- אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא וּמָה עֶרְוָה גּוּפַהּ, אִי לָאו ״שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ בָּאִין מִקְּדוּשָּׁה חֲמוּרָה לִקְדוּשָּׁה קַלָּה״, לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן — שְׁנִיּוֹת מִיבַּעְיָא?!Rav Na'hman lui a dit : Or, si pour l'union interdite elle-même, n'était la crainte « qu'ils ne disent : nous sommes passés d'une sainteté plus sévère à une sainteté plus légère » – les non-Juifs étant soumis aux interdits d'unions, alors que le converti, considéré comme un nouveau-né, n'a plus de parenté – les Sages n'auraient pas décrété à leur sujet, faut-il encore poser la question pour les chniyot ?!
- אָמַר רַב נַחְמָן: גֵּרִים, הוֹאִיל וַאֲתוֹ לְיָדָן, נֵימָא בְּהוּ מִלְּתָא: אַחִין מִן הָאֵם — לֹא יָעִידוּ, וְאִם הֵעִידוּ עֵדוּתָן עֵדוּת. אַחִין מִן הָאָב — מְעִידִין לְכַתְּחִלָּה. אַמֵּימָר אָמַר: אֲפִילּוּ אַחִין מִן הָאֵם נָמֵי מְעִידִין לְכַתְּחִלָּה.Rav Na'hman a dit : Puisque le sujet des convertis nous est venu entre les mains, disons à leur propos quelque chose : Des frères convertis, de même mère, ne témoigneront pas ensemble ; mais s'ils ont témoigné, leur témoignage est un témoignage valable. Des frères de même père témoignent ensemble dès le départ. Amémar a dit : Même les frères de même mère aussi témoignent dès le départ.
- וּמַאי שְׁנָא מֵעֲרָיוֹת? עֶרְוָה — לַכֹּל מְסוּרָה, עֵדוּת — לְבֵית דִּין מְסוּרָה, וְגֵר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר כְּקָטָן שֶׁנּוֹלַד דָּמֵי.La Guemara demande : En quoi ce cas est-il différent des unions interdites, où un converti ne peut pas épouser sa sœur de même mère ? La Guemara répond : L'union interdite est remise à tous, chacun se chargeant de son propre mariage, et l'on pourrait confondre avec un Juif de naissance. Le témoignage est remis au tribunal, qui sait faire la distinction. Et le converti qui s'est converti est comparé à un enfant qui vient de naître, sans aucune parenté.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אָח מִכׇּל מָקוֹם — זוֹקֵק אֶת אֵשֶׁת אָחִיו לְיִבּוּם, וְאָחִיו הוּא לְכׇל דָּבָר, חוּץ מִמִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אָח מִן הַשִּׁפְחָה וּמִן הַגּוֹיָה. מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ בֵּן מִכׇּל מָקוֹם — פּוֹטֵר אֵשֶׁת אָבִיו מִן הַיִּבּוּם, וְחַיָּיב עַל מַכָּתוֹ וְעַל קִלְלָתוֹ, וּבְנוֹ לְכׇל דָּבָר, חוּץ מִמִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ בֵּן מִן הַשִּׁפְחָה וּמִן הַגּוֹיָה.MICHNA : Celui qui a un frère de quelque manière que ce soit – ce frère lie la femme de son frère au yiboum (lévirat), et il est son frère à tous égards, sauf celui qui a un frère né d'une servante cananéenne ou d'une non-Juive. Celui qui a un fils de quelque manière que ce soit – ce fils exempte la femme de son père du yiboum, et ce fils est passible de mort pour l'avoir frappé et pour l'avoir maudit, et il est son fils à tous égards, sauf celui qui a un fils d'une servante ou d'une non-Juive.
- גְּמָ׳ מִכׇּל מָקוֹם לְאֵתוֹיֵי מַאי? אָמַר רַב יְהוּדָה: לְאֵתוֹיֵי מַמְזֵר. פְּשִׁיטָא, אָחִיו הוּא! מַהוּ דְּתֵימָא, לֵילַף אַחְוָה אַחְוָה מִבְּנֵי יַעֲקֹב: מָה לְהַלָּן — כְּשֵׁרִין וְלֹא פְּסוּלִין, אַף כָּאן — כְּשֵׁרִין וְלֹא פְּסוּלִין, קָא מַשְׁמַע לַן.GUEMARA : La Guemara demande : « De quelque manière que ce soit » vient inclure quoi ? Rav Yehouda a dit : Cela vient inclure un mamzer (enfant né d'une union interdite). La Guemara s'étonne : C'est évident, il est son frère ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire : Apprenons le mot « frère » du mot « frère » employé pour les fils de Yaakov : De même que là-bas il s'agit d'hommes valides et non invalides, de même ici, seuls des frères valides et non invalides créent le lien du lévirat. On nous enseigne donc que le mamzer est compté comme frère.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי? כֵּיוָן דִּלְעִנְיַן יִבּוּם מִיפְטַר נִפְטָר,La Guemara demande : Et dis qu'il en est bien ainsi ! La Guemara répond : Puisque, pour ce qui est du yiboum (lévirat), un fils mamzer exempte bel et bien la veuve,
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