Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּאִילּוּ הִתְעַנָּה תְּשִׁיעִי וַעֲשִׂירִי.comme s'il avait jeûné le neuf et le dix.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״יוֹבֵל הִיא״ — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שָׁמְטוּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא תָּקְעוּ. יָכוֹל אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שִׁלְּחוּ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הִיא״, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le verset dit : « C'est un Yovel » (Jubilé ; Lévitique 25, 10) : même s'ils n'ont pas libéré les terres au profit de leurs propriétaires d'origine, même s'ils n'ont pas sonné du chofar, c'est néanmoins une année de Yovel. On pourrait croire qu'il en va ainsi même s'ils n'ont pas renvoyé les esclaves ; le verset enseigne : « C'est », terme restrictif : une condition essentielle doit être remplie, sinon ce n'est pas un Yovel. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״יוֹבֵל הִיא״ — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שָׁמְטוּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שִׁלְּחוּ. יָכוֹל אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא תָּקְעוּ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הִיא״.Rabbi Yossé dit : « C'est un Yovel » : même s'ils n'ont pas libéré les terres, même s'ils n'ont pas renvoyé les esclaves, c'est néanmoins un Yovel. On pourrait croire qu'il en va ainsi même s'ils n'ont pas sonné du chofar ; le verset enseigne : « C'est » : sans sonnerie, ce n'est pas un Yovel.
- וְכִי מֵאַחַר שֶׁמִּקְרָא אֶחָד מְרַבֶּה, וּמִקְרָא אֶחָד מְמַעֵיט, מִפְּנֵי מָה אֲנִי אוֹמֵר: ״יוֹבֵל הִיא״ — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא שִׁלְּחוּ, וְאֵין יוֹבֵל אֶלָּא אִם כֵּן תָּקְעוּ? לְפִי שֶׁאֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא שִׁילּוּחַ עֲבָדִים, וְאִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא תְּקִיעַת שׁוֹפָר.Rabbi Yossé explique sa position : et puisqu'un verset inclut et qu'un verset exclut, pourquoi dis-je : « C'est un Yovel » même s'ils n'ont pas renvoyé les esclaves, et qu'il n'y a de Yovel que s'ils ont sonné ? Parce que le monde peut exister sans renvoi d'esclaves, car il se peut qu'il n'y en ait aucun à libérer, et le monde ne peut exister sans sonnerie du chofar, car on en trouve toujours un.
- דָּבָר אַחֵר: זוֹ מְסוּרָה לְבֵית דִּין, וְזוֹ אֵינָהּ מְסוּרָה לְבֵית דִּין.Autre explication : celle-ci, la sonnerie du chofar, est confiée au tribunal, et celle-là, le renvoi des esclaves, n'est pas confiée au tribunal, mais à chaque maître.
- מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? וְכִי תֵּימָא: אִי אֶפְשָׁר דְּלֵיכָּא חַד בְּסוֹף הָעוֹלָם דְּלָא מְשַׁלַּח — זוֹ מְסוּרָה לְבֵית דִּין, וְזוֹ אֵינָהּ מְסוּרָה לְבֵית דִּין.La Guemara demande : pourquoi « autre explication » ? La première ne suffit-elle pas ? Elle répond : elle est nécessaire, car si tu dis qu'il est impossible qu'il n'y ait pas, au bout du monde, quelqu'un qui ne renvoie pas d'esclave — celle-ci est confiée au tribunal, et celle-là n'est pas confiée au tribunal.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹסֵי — כִּדְקָאָמַר טַעְמֵיהּ, אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה — מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״וּקְרָאתֶם דְּרוֹר בָּאָרֶץ״, וְקָסָבַר: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו, וְלֹא לִפְנֵי פָנָיו.La Guemara demande : cela se comprend selon Rabbi Yossé, comme il a dit sa raison. Mais selon Rabbi Yehouda, quelle est la raison pour laquelle le renvoi des esclaves est indispensable au Yovel ? Le verset dit : « Et vous proclamerez la liberté [deror] dans le pays » (Lévitique 25, 10), aussitôt suivi de « C'est un Yovel ». Et il estime qu'un verset s'interprète par rapport à ce qui le précède immédiatement, et non par rapport à ce qui précède cela. La restriction porte donc sur la proclamation de la liberté, non sur la sonnerie du chofar, mentionnée plus haut.
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא — ״דְּרוֹר״ לְשׁוֹן חֵירוּת, מַאי מַשְׁמַע? דְּתַנְיָא: אֵין ״דְּרוֹר״ אֶלָּא לְשׁוֹן חֵירוּת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מָה לְשׁוֹן דְּרוֹר — כִּמְדַיַּיר בֵּי דַיָּירָא, וּמוֹבִיל סְחוֹרָה בְּכׇל מְדִינָה.Il est clair que, selon tous, deror est un terme de liberté. D'où le sait-on ? Car il a été enseigné : deror n'est autre qu'un terme de liberté. Rabbi Yehouda a dit : que signifie le mot deror ? C'est comme celui qui habite [medayer] dans toute demeure [dayara] et transporte sa marchandise dans tout le pays : il vit et commerce où il veut.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: שְׁלָשְׁתָּן מְעַכְּבוֹת בּוֹ. קָסָבְרִי: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו, וְלִפְנֵי פָנָיו, וּלְאַחֲרָיו.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda et de Rabbi Yossé. Mais les Sages disent : toutes trois sont indispensables au Yovel : la libération des terres, la sonnerie du chofar et le renvoi des esclaves. Ils estiment qu'un verset s'interprète par rapport à ce qui le précède, à ce qui précède cela, et à ce qui le suit.
- וְהָכְתִיב: ״יוֹבֵל״! הַהוּא, דַּאֲפִילּוּ בְּחוּצָה לָאָרֶץ. וְהָכְתִיב: ״בָּאָרֶץ״! הָהוּא, בִּזְמַן שֶׁנּוֹהֵג דְּרוֹר בָּאָרֶץ — נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ, בִּזְמַן שֶׁאֵינוֹ נוֹהֵג בָּאָרֶץ — אֵינוֹ נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ.La Guemara demande : mais il est écrit : « Yovel », terme inclusif, qui devrait contrebalancer la restriction du mot « C'est » ! Elle répond : celui-là vient enseigner que le Yovel s'applique même en dehors de la terre d'Israël. La Guemara objecte : mais il est écrit : « dans le pays » ! Elle répond : celui-là enseigne que, lorsque la liberté s'applique dans le pays, elle s'applique en dehors de la terre d'Israël ; lorsqu'elle ne s'applique pas dans le pays, elle ne s'applique pas en dehors de la terre d'Israël.
- וְלִנְטִיעָה. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״שָׁלֹשׁ שָׁנִים עֲרֵלִים״, וּכְתִיב: ״וּבַשָּׁנָה הָרְבִיעִית״, וְיָלֵיף ״שָׁנָה״ ״שָׁנָה״ מִתִּשְׁרִי, דִּכְתִיב: ״מֵרֵאשִׁית הַשָּׁנָה״:La Michna a enseigné que le premier Tichri est aussi le Nouvel An pour la plantation, qui détermine le compte des années d'orla (les trois ans durant lesquels les fruits d'un arbre planté sont interdits). D'où le savons-nous ? Comme il est écrit : « Trois années, ils seront orla » (Lévitique 19, 23), et il est écrit : « Et dans la quatrième année » (Lévitique 19, 24). Et on apprend par une guezéra chava (analogie textuelle) du mot « année » et du mot « année » que l'année commence à Tichri, comme il est écrit : « depuis le début de l'année » (Deutéronome 11, 12).
- וְלִיגְמַר ״שָׁנָה״ ״שָׁנָה״ מִנִּיסָן, דִּכְתִיב: ״רִאשׁוֹן הוּא לָכֶם לְחׇדְשֵׁי הַשָּׁנָה״?! דָּנִין שָׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים מִשָּׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים, וְאֵין דָּנִין שָׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים מִשָּׁנָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ חֳדָשִׁים.La Guemara objecte : mais apprenons plutôt, par l'analogie du mot « année » et du mot « année », que l'année commence à Nissan, comme il est écrit : « Il est pour vous le premier des mois de l'année » (Exode 12, 2) ! Elle répond : on déduit le sens d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé, et on ne déduit pas le sens d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé d'une « année » à laquelle des mois sont associés.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֶחָד הַנּוֹטֵעַ אֶחָד הַמַּבְרִיךְ, וְאֶחָד הַמַּרְכִּיב עֶרֶב שְׁבִיעִית, שְׁלֹשִׁים יוֹם לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה — עָלְתָה לוֹ שָׁנָה, וּמוּתָּר לְקַיְּימָן בַּשְּׁבִיעִית. פָּחוֹת מִשְּׁלֹשִׁים יוֹם לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה — לֹא עָלְתָה לוֹ שָׁנָה, וְאָסוּר לְקַיְּימָן בַּשְּׁבִיעִית.Nos Maîtres ont enseigné : qu'il s'agisse de celui qui plante, de celui qui provigne (couche une pousse en terre pour qu'elle s'y enracine) ou de celui qui greffe, à la veille de la septième année, trente jours avant Roch Hachana : une année lui est comptée, ces trente jours valant une année pour l'orla, et il est permis de les conserver pendant la septième année. Moins de trente jours avant Roch Hachana : une année ne lui est pas comptée, et il est interdit de les conserver pendant la septième année.
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