Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמֵי פֵירוֹת אֵין מַחְמִיצִין.et les jus de fruits ne font pas lever. Une pâte préparée avec ces liquides n'est donc pas un véritable 'hamets (pain levé).
- יוֹצֵא בִּדְמַאי וּבְמַעֲשֵׂר וְכוּ׳. דְּמַאי הָא לָא חֲזֵי לֵיהּ! כֵּיוָן דְּאִי בָּעֵי מַפְקַר לְנִכְסֵיהּ הָוֵי עָנִי וְאוֹכֵל דְּמַאי — הַשְׁתָּא נָמֵי חֲזֵי לֵיהּ.La Michna a enseigné : On s'acquitte de l'obligation de matsa (pain azyme) avec du demaï (produit dont le prélèvement de la dîme est douteux) et avec de la première dîme, etc. La Guemara demande : Le demaï ? Mais il ne lui convient pas à manger ! Elle répond : Puisque, s'il le veut, il peut déclarer ses biens sans maître, devenir pauvre et manger du demaï, maintenant aussi il lui convient.
- דִּתְנַן: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי, וְאֶת אַכְסַנְיָא דְּמַאי. וְאָמַר רַב הוּנָא: תָּנָא בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסַנְיָא דְּמַאי, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַאֲכִילִין.Car nous avons appris dans une Michna : On fait manger aux pauvres du demaï, et aux troupes (akhsanya) logées chez l'habitant du demaï. Et Rav Houna a dit : Il a été enseigné : Beit Chammaï disent : On ne fait pas manger aux pauvres du demaï, ni aux troupes du demaï ; et Beit Hillel disent : On leur en fait manger.
- מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁנִּטְּלָה תְּרוּמָתוֹ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! דְּכֵיוָן שֶׁנִּטְּלָה תְּרוּמָתוֹ חוּלִּין הָוֵי!La Michna a enseigné : De la première dîme dont la terouma (prélèvement donné au Cohen) a été prélevée, etc. La Guemara demande : C'est évident ! Car dès lors que sa terouma a été prélevée, c'est du profane !
- לָא צְרִיכָא — שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁיבֳּלִים, וְנִטְּלָה הֵימֶנּוּ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר וְלֹא נִטְּלָה הֵימֶנּוּ תְּרוּמָה גְּדוֹלָה, וְכִדְרַבִּי אֲבָהוּ.Elle répond : Ce n'était nécessaire que dans le cas où le Lévi l'a devancé (a pris sa dîme avant le Cohen) alors que le grain était encore en épis, et où la terouma de la dîme en a été prélevée, mais la terouma guedola (le grand prélèvement dû au Cohen) n'en a pas été prélevée ; et c'est conforme à l'enseignement de Rabbi Abahou.
- דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁיבֳּלִים — פָּטוּר מִתְּרוּמָה גְּדוֹלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲרֵמֹתֶם מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת ה׳ מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר״. מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא תְּרוּמָה גְּדוֹלָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר.Car Rabbi Abahou a dit que Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Une première dîme que le Lévi a devancée en épis est exempte de la terouma guedola, comme il est dit : « Et vous en prélèverez un prélèvement pour Hachem, une dîme de la dîme » (Nombres 18, 26). « Une dîme de la dîme », t'ai-Je dit, et non la terouma guedola et la terouma de la dîme de la dîme.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, אֲפִילּוּ הִקְדִּימוֹ בִּכְרִי נָמֵי לִיפְּטַר? אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא ״מִכֹּל מַתְּנֹתֵיכֶם תָּרִימוּ אֵת כׇּל תְּרוּמַת ה׳״.Rav Pappa dit à Abayé : Mais alors, même si le Lévi l'a devancée en tas, une fois le grain battu et amassé, il devrait aussi être exempté ! Abayé lui dit : Contre toi, le verset dit : « De tous vos dons, vous prélèverez tout le prélèvement de Hachem » (Nombres 18, 29).
- וּמָה רָאִיתָ?! הַאי אִידְּגַן, וְהַאי לָא אִידְּגַן.Et qu'as-tu vu pour exiger le prélèvement dans le cas du tas et non dans celui des épis ? Abayé répond : Celui-ci (le tas) est devenu du grain (dagan), et celui-là (les épis) n'est pas devenu du grain.
- מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּפְדּוּ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, שֶׁנָּתַן אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ. וְקָא מַשְׁמַע לַן דְּאֵין חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.La Michna a enseigné : De la seconde dîme et du bien consacré qui ont été rachetés, etc. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a donné le principal, mais n'a pas donné le cinquième supplémentaire. Et la Michna nous enseigne que le cinquième n'est pas indispensable à la validité du rachat.
- וְהַכֹּהֲנִים בְּחַלָּה וּבִתְרוּמָה וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: מַצָּה שָׁוָה לְכׇל אָדָם בָּעֵינַן, קָא מַשְׁמַע לַן — ״מַצּוֹת״ ״מַצּוֹת״ רִיבָּה.Et les Cohanim avec la 'hala et avec la terouma, etc. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que nous exigeons une matsa égale pour tout homme ; elle nous enseigne donc que la répétition des mots « matsot », « matsot » (Deutéronome 16, 3 et 8) est venue inclure tous les cas.
- אֲבָל לֹא בְּטֶבֶל וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, בְּטֶבֶל טָבוּל מִדְּרַבָּנַן שֶׁזְּרָעוֹ בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב.Mais pas avec du tevel (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits), etc. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Ce n'était nécessaire que pour le tevel d'ordre rabbinique, celui qu'on a semé dans un pot non percé, car ce qui pousse détaché du sol est exempt de prélèvement selon la Torah.
- וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, שֶׁהִקְדִּימוֹ בִּכְרִי.Ni avec de la première dîme dont la terouma n'a pas été prélevée. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Ce n'était nécessaire que dans le cas où le Lévi l'a devancée en tas, avant le prélèvement de la terouma guedola.
- מַהוּ דְּתֵימָא כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְשַׁנִּי לֵיהּ.Tu aurais pu dire, comme Rav Pappa l'a dit à Abayé, qu'il en est exempt ; elle nous enseigne donc la règle comme Abayé le lui a répondu.
- וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא!Ni avec de la seconde dîme et du bien consacré qui n'ont pas été rachetés, etc. La Guemara demande : C'est évident !
- לְעוֹלָם דְּנִפְדּוּ, וּמַאי לֹא נִפְדּוּ — שֶׁלֹּא נִפְדּוּ כְּהִלְכָתָן: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁפְּדָאוֹ עַל גַּב אֲסִימוֹן, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף״ — דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ צוּרָה.Elle répond : En réalité, il s'agit d'un cas où ils ont été rachetés ; et que signifie « ils n'ont pas été rachetés » ? Qu'ils n'ont pas été rachetés selon leur règle : de la seconde dîme qu'on a rachetée avec un assimone (pièce sans effigie), car le Miséricordieux a dit : « Et tu serreras l'argent » (Deutéronome 14, 25) : le mot vetsarta (« tu serreras ») évoque une chose qui porte une forme (tsoura).
- וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁחִילְּלוֹ עַל גַּבֵּי קַרְקַע, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״.Et du bien consacré qu'on a racheté contre une terre, car le Miséricordieux a dit : « Et il donnera l'argent, et cela lui restera acquis » (voir Lévitique 27, 19).
- תָּנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל יוֹצֵא אָדָם יְדֵי חוֹבָתוֹ בְּטֶבֶל שֶׁלֹּא נִתְקַן. כׇּל טֶבֶל נָמֵי הָא לֹא נִתְקַן!Nos Maîtres ont enseigné : On pourrait croire qu'un homme s'acquitte de son obligation avec du tevel qui n'a pas été réparé. La Guemara s'étonne : Mais tout tevel aussi n'a pas été réparé !
- אֶלָּא: בְּטֶבֶל שֶׁלֹּא נִתְקַן כׇּל צוֹרְכּוֹ. שֶׁנִּטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה גְּדוֹלָה וְלֹא נִטְּלָה מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר, [מַעֲשֵׂר] רִאשׁוֹן וְלֹא מַעֲשֵׂר שֵׁנִי, וַאֲפִילּוּ מַעְשַׂר עָנִי, מִנַּיִן?Plutôt, il s'agit d'un tevel qui n'a pas été réparé entièrement : dont on a prélevé la terouma guedola, mais dont on n'a pas prélevé la terouma de la dîme ; la [dîme] première, mais pas la seconde dîme ; et même la dîme du pauvre. D'où savons-nous qu'on ne s'en acquitte pas ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תֹאכַל עָלָיו חָמֵץ״ — מִי שֶׁאִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל תֹּאכַל עָלָיו חָמֵץ״, יָצָא זֶה שֶׁאֵין אִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל תֹּאכַל חָמֵץ״, אֶלָּא מִשּׁוּם ״בַּל תֹּאכַל טֶבֶל״.Le verset dit : « Tu ne mangeras pas avec lui de 'hamets » (Deutéronome 16, 3) : on s'acquitte avec ce dont l'interdit est dû à « tu ne mangeras pas avec lui de 'hamets » ; est exclu ceci, dont l'interdit n'est pas dû à « tu ne mangeras pas de 'hamets », mais à « tu ne mangeras pas de tevel ».
- וְאִיסּוּרָא דְחָמֵץ לְהֵיכָן אֲזַלָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָא מַנִּי, רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר:La Guemara s'étonne : Et l'interdit du 'hamets, où donc est-il passé ? Ne s'applique-t-il pas aussi au tevel ? Rav Chéchèt a dit : De qui est cet enseignement ? C'est de Rabbi Chimon, qui a dit : Un interdit ne s'applique pas sur un autre interdit. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon dit :
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