Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְקֵיף לַהּ רַב חִסְדָּא: לְאַחַר שֶׁמִּילֵּא כְּרֵיסוֹ הֵימֶנּוּ חוֹזֵר וּמְבָרֵךְ עֲלֵיהּ? אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: מֵעִיקָּרָא מְבָרֵךְ עֲלֵיהּ ״בּוֹרֵא פְּרִי הָאֲדָמָה״ וְ״עַל אֲכִילַת מָרוֹר״ וְאָכֵיל, וּלְבַסּוֹף אָכֵיל אֲכִילַת חַסָּא בְּלֹא בְּרָכָה.Rav 'Hisda s'y oppose : quoi, après avoir rempli son ventre de cette laitue, il récite de nouveau une bénédiction sur elle ? Rav 'Hisda a plutôt dit : on récite d'abord sur elle « Créateur du fruit de la terre » et « sur la consommation du maror » (herbes amères) et on mange, et à la fin on mange de la laitue sans bénédiction.
- בְּסוּרְיָא עָבְדִי כְּרַב הוּנָא, וְרַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ עָבֵיד כְּרַב חִסְדָּא. וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מְהַדַּר אַשְּׁאָר יְרָקוֹת לְאַפּוֹקֵי נַפְשֵׁיהּ מִפְּלוּגְתָּא.En Syrie, on agit selon Rav Houna, et Rav Chéchèt, fils de Rav Yehochoua, agit selon Rav 'Hisda. Et la halakha (règle pratique) est conforme à Rav 'Hisda. Rav A'ha, fils de Rava, recherchait d'autres légumes pour se soustraire à la machlokèt (divergence) : il récitait d'abord « Créateur du fruit de la terre » sur ces légumes, puis « sur la consommation du maror » sur la laitue, satisfaisant ainsi toutes les opinions.
- אָמַר רָבִינָא: אָמַר לִי רַב מְשַׁרְשְׁיָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן, הָכִי אָמַר הִלֵּל מִשְּׁמֵיהּ דִּגְמָרָא: לָא נִיכְרוֹךְ אִינִישׁ מַצָּה וּמָרוֹר בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וְנֵיכוֹל, מִשּׁוּם דִּסְבִירָא לַן מַצָּה בִּזְמַן הַזֶּה דְּאוֹרָיְיתָא, וּמָרוֹר דְּרַבָּנַן, וְאָתֵי מָרוֹר דְּרַבָּנַן וּמְבַטֵּיל לֵיהּ לְמַצָּה דְּאוֹרָיְיתָא.Ravina a dit : Rav Mecharchiya, fils de Rav Natan, m'a dit : ainsi a dit Hillel au nom de la tradition : qu'un homme n'enveloppe pas ensemble matsa et maror pour les manger, parce que nous estimons que la matsa, à notre époque, est d'ordre toranique, et le maror d'ordre rabbinique ; et le maror d'ordre rabbinique viendrait annuler la matsa d'ordre toranique.
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: מִצְוֹת אֵין מְבַטְּלוֹת זוֹ אֶת זוֹ, הָנֵי מִילֵּי דְּאוֹרָיְיתָא בִּדְאוֹרָיְיתָא אוֹ דְּרַבָּנַן בִּדְרַבָּנַן, אֲבָל דְּאוֹרָיְיתָא וּדְרַבָּנַן — אָתֵי דְּרַבָּנַן וּמְבַטֵּיל לֵיהּ לִדְאוֹרָיְיתָא.Et même selon celui qui dit : les mitsvot ne s'annulent pas l'une l'autre, ces paroles ne valent que pour une mitsva d'ordre toranique avec une d'ordre toranique, ou une d'ordre rabbinique avec une d'ordre rabbinique ; mais pour une d'ordre toranique et une d'ordre rabbinique, celle d'ordre rabbinique vient annuler celle d'ordre toranique.
- מַאן תַּנָּא דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ מִצְוֹת אֵין מְבַטְּלוֹת זוֹ אֶת זוֹ? הִלֵּל הִיא. דְּתַנְיָא, אָמְרוּ עָלָיו עַל הִלֵּל שֶׁהָיָה כּוֹרְכָן בְּבַת אַחַת וְאוֹכְלָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלוּהוּ״.Quel est le Tanna (Sage de la Michna) dont tu as entendu que les mitsvot ne s'annulent pas l'une l'autre ? C'est Hillel. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on a dit au sujet de Hillel qu'il les enveloppait ensemble et les mangeait, comme il est dit : « Avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » (Nombres 9, 11).
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חוֹלְקִין עָלָיו חֲבֵירָיו עַל הִלֵּל. דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא כּוֹרְכָן בְּבַת אַחַת וְאוֹכְלָן כְּדֶרֶךְ שֶׁהִלֵּל אוֹכְלָן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלוּהוּ״, אֲפִילּוּ זֶה בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְזֶה בִּפְנֵי עַצְמוֹ. מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: אִי הָכִי, מַאי אֲפִילּוּ?Rabbi Yo'hanan a dit : ses collègues s'opposent à Hillel. Car il a été enseigné dans une baraïta : on pourrait penser qu'on doit les envelopper ensemble et les manger de la manière dont Hillel les mange. C'est pourquoi le verset dit : « Avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » : même celle-ci à part et celles-là à part. Rav Achi s'y oppose : s'il en est ainsi, que signifie « même » ? Si les collègues de Hillel interdisaient de les envelopper, il aurait fallu dire simplement qu'on les mange séparément.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי, הַאי תַּנָּא הָכִי קָתָנֵי: יָכוֹל לֹא יָצָא בְּהוּ יְדֵי חוֹבָתוֹ אֶלָּא אִם כֵּן כּוֹרְכָן בְּבַת אַחַת וְאוֹכְלָן כְּדֶרֶךְ שֶׁהִלֵּל אוֹכְלָן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלוּהוּ״ — אֲפִילּוּ זֶה בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְזֶה בִּפְנֵי עַצְמוֹ.Rav Achi a plutôt dit : voici ce qu'enseigne ce Tanna : on pourrait penser qu'on ne s'acquitte avec eux de son obligation que si on les enveloppe ensemble et les mange de la manière dont Hillel les mange. C'est pourquoi le verset dit : « Avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » : même celle-ci à part et celles-là à part.
- הַשְׁתָּא דְּלָא אִיתְּמַר הִלְכְתָא לָא כְּהִלֵּל וְלָא כְּרַבָּנַן, מְבָרֵךְ ״עַל אֲכִילַת מַצָּה״ וְאָכֵיל, וַהֲדַר מְבָרֵךְ ״עַל אֲכִילַת מָרוֹר״ וְאָכֵיל, וַהֲדַר אָכֵיל מַצָּה וְחַסָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי בְּלֹא בְּרָכָה זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ, כְּהִלֵּל.À présent que la halakha n'a été dite ni selon Hillel ni selon les Sages, on récite « sur la consommation de la matsa » et on mange, puis on récite « sur la consommation du maror » et on mange, puis on mange matsa et laitue ensemble sans bénédiction, en souvenir du Temple, comme Hillel.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: כׇּל שֶׁטִּיבּוּלוֹ בְּמַשְׁקֶה — צָרִיךְ נְטִילַת יָדַיִם. אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ, הַאי חַסָּאRabbi Elazar a dit au nom de Rav Ochaya : tout ce dont le trempage se fait dans un liquide requiert l'ablution des mains. En effet, les mains sont généralement impures au second degré et rendent impurs les liquides qu'elles touchent. Rav Pappa a dit : déduis-en que cette laitue du soir de Pessa'h
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