Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַנּוֹדֵר מִן הַמְבוּשָּׁל — מוּתָּר בְּצָלִי וּבְשָׁלוּק. אָמַר: ״קֻוֽנָּם תַּבְשִׁיל שֶׁאֵינִי טוֹעֵם״ — אָסוּר בְּמַעֲשֵׂה קְדֵרָה רַךְ, וּמוּתָּר בְּעָבֶה, וּמוּתָּר בְּבֵיצָה טוֹרְמוֹטָא וּבַדַּלַּעַת הָרְמוּצָה. הַנּוֹדֵר מִמַּעֲשֵׂה קְדֵרָה — אֵין אָסוּר אֶלָּא מִמַּעֲשֵׂה רְתַחְתָּה, אָמַר: ״קֻוֽנָּם הַיּוֹרֵד לִקְדֵרָה שֶׁאֵינִי טוֹעֵם — אָסוּר בְּכׇל הַמִּתְבַּשְּׁלִין בִּקְדֵרָה.Michna : Celui qui fait vœu de s'interdire ce qui est cuit a le droit de manger du rôti et du bouilli, qui ne sont pas appelés « cuit ». S'il a dit : « Konam (formule de vœu d'interdiction) un plat cuisiné, que je ne goûte pas », il est interdit pour une préparation de marmite liquide, mais permis pour une épaisse, que l'on n'appelle pas d'ordinaire un plat cuisiné. Et il a le droit de manger un œuf tourmota et la courge remoutsa (leur sens est expliqué dans la Guemara). Celui qui fait vœu de s'interdire une préparation de marmite n'est interdit que pour ce qui y est préparé en ébullition. S'il a dit : « Konam ce qui descend dans la marmite, que je ne goûte pas », il est interdit pour tout ce qui cuit dans la marmite.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא: רַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹסֵר, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לְדָבָר — זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְבַשְּׁלוּ אֶת הַפֶּסַח בָּאֵשׁ כַּמִּשְׁפָּט״.Guemara : Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yochiya interdit le rôti à celui qui a fait vœu de s'interdire ce qui est cuit. Et bien qu'il n'y ait pas de preuve à la chose, il y a une allusion à la chose, comme il est dit : « Ils firent cuire le Pessa'h au feu selon la règle » (II Chroniques 35, 13). Or le sacrifice de Pessa'h doit être rôti : le rôti peut donc être appelé « cuit ».
- לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה סָבַר: הַלֵּךְ אַחַר לְשׁוֹן תּוֹרָה, וְתַנָּא דִילַן סָבַר: בִּנְדָרִים הַלֵּךְ אַחַר לְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם?La Guemara propose : dirons-nous que c'est là-dessus qu'ils sont en désaccord : Rabbi Yochiya pense qu'il faut suivre le langage de la Torah, et notre Tanna pense qu'en matière de vœux, il faut suivre le langage des gens ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא בִּנְדָרִים הַלֵּךְ אַחַר לְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם, מָר כִּי אַתְרֵיהּ וּמָר כִּי אַתְרֵיהּ. בְּאַתְרָא דְּתַנָּא דִילַן — לְצָלִי קָרוּ לֵיהּ צָלִי, וְלִמְבוּשָּׁל קָרוּ לֵיהּ מְבוּשָּׁל. בְּאַתְרָא דְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה — אֲפִילּוּ צָלִי קָרוּ מְבוּשָּׁל.Non : tout le monde s'accorde à dire qu'en matière de vœux, il faut suivre le langage des gens. L'un parle selon son lieu et l'autre selon son lieu. Au lieu de notre Tanna, on appelle le rôti « rôti » et le cuit « cuit ». Au lieu de Rabbi Yochiya, on appelle même le rôti « cuit ».
- וְהָא קְרָא נָסֵיב לַהּ! אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.Mais voici qu'il cite un verset à l'appui de son avis, qui ne repose donc pas sur le parler local ! C'est un simple appui (asmakhta), comme l'indique sa formule : « une allusion », et non une preuve.
- קֻוֽנָּם תַּבְשִׁיל כּוּ׳. וְהָא מִתַּבְשִׁיל נְדַר!« Konam un plat cuisiné », etc. Il est permis de manger une préparation épaisse. Pourquoi ? Mais voici qu'il a fait vœu de s'interdire un plat cuisiné, ce qui inclut une préparation épaisse !
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי תַּנָּא כֹּל מִידֵּי דְּמִתְאֲכֵל בֵּיהּ רִיפְתָּא — תַּבְשִׁיל קָרוּ לֵיהּ. וְהָתַנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַתַּבְשִׁיל — אָסוּר בְּכׇל מִינֵי תַּבְשִׁיל, וְאָסוּר בְּצָלִי וּבְשָׁלוּק וּבִמְבוּשָּׁל, וְאָסוּר בְּהִיטְרִיּוֹת רַכּוֹת שֶׁהַחוֹלִין אוֹכְלִין בָּהֶן פִּיתָּן.Abayé a dit : ce Tanna considère que tout ce avec quoi on mange du pain est appelé « plat cuisiné » ; or une préparation épaisse se mange sans pain. Et il a été enseigné ainsi dans une baraïta : celui qui fait vœu de s'interdire un plat cuisiné est interdit pour toutes les espèces de plats cuisinés, et il est interdit pour le rôti, le bouilli et le cuit, et il est interdit pour les hitriyot tendres (courges) avec lesquelles les malades mangent leur pain.
- אִינִי?! וְהָא רַבִּי יִרְמְיָה חֲלַשׁ, עַל לְגַבֵּיהּ הָהוּא אָסְיָא לְאַסּוֹיֵהּ, חֲזָא קַרָא דְּמַחֵת בְּבֵיתֵיהּ, שַׁבְקֵיהּ וּנְפַק. אֲמַר: מַלְאַךְ מוֹתָא אִית לֵיהּ לְדֵין בְּבֵיתֵיהּ, וַאֲנָא אֵיעוּל לְאַסָּאָה יָתֵיהּ?!Est-ce vrai que les malades mangent des courges ? Mais voici que Rabbi Yirmeya tomba malade. Un certain médecin vint auprès de lui pour le soigner. Il vit une courge posée dans sa maison, le laissa et sortit. Il dit : « Celui-ci a l'ange de la mort dans sa maison, et moi j'entrerais pour le soigner ? »
- לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּרַכִּיכֵי, הָא — בְּאַשּׁוּנֵי. רָבָא בַּר עוּלָּא אָמַר: הָא — בְּקַרָא גּוּפֵיהּ, וְהָא — בְּגַוֵּויהּ דִּקְרָא. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: לוּלִיבָּא דְקַרָא בְּסִילְקָא, לוּלִיבָּא דְכִיתָּנָא בְּכוּתָּחָא. וְדָבָר זֶה אָסוּר לְאוֹמְרוֹ בִּפְנֵי עַם הָאָרֶץ.Ce n'est pas difficile : ici, la baraïta parle de courges tendres, là, le récit parle de courges dures. Rava bar Oulla a dit : ici, il s'agit de la courge elle-même, et là, de l'intérieur de la courge, comme l'a dit Rav Yehouda : le cœur de la courge se mange avec des bettes, le cœur du lin avec du koutha'h (condiment à base de lait aigre et de miettes de pain). Et il est interdit de dire cette chose devant un am haarets (homme ignorant).
- רָבָא אָמַר: מַאן חוֹלִין — רַבָּנַן. רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא:Rava a dit : qui sont les malades ? Les Sages, affaiblis par l'étude de la Torah et par leur renoncement aux plaisirs du monde, bien qu'ils ne soient pas réellement malades. La Guemara remarque : Rava suit son propre raisonnement, car Rava a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.