Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְיָרִיד שֶׁל גּוֹיִם, וְלוֹקְחִים בְּהֵמָה, עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת, בָּתִּים, שָׂדוֹת וּכְרָמִים, וְכוֹתֵב וּמַעֲלֶה בָּעַרְכָּאוֹת שֶׁלָּהֶן, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַצִּיל מִיָּדָן.à une foire de païens, tenue un jour consacré à leur idolâtrie, et on achète auprès d'eux du bétail, des esclaves et des servantes, des maisons, des champs et des vignes ; et il rédige les actes et les fait valider dans leurs tribunaux (arkaot) par la confirmation des signatures, afin que les vendeurs ne puissent se rétracter. Bien que cela paraisse honorer les païens, c'est permis, car c'est comme s'il sauvait ces biens de leurs mains, puisqu'il n'aura pas d'autre occasion de les acquérir.
- רַב שְׁרָא לְחִיָּיא בַּר אָשֵׁי לְמִיגְדַּל אוּהָרִי בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא. מַאי טַעְמָא — מַעֲשֵׂה הֶדְיוֹט הוּא, אֲבָל אִיזְלֵי — אָסוּר. מַאי טַעְמָא — מַעֲשֵׂה אוּמָּן הוּא.Rav a permis à 'Hiyya bar Achi de tresser des ouharei (filets simples) pendant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête). Quelle en est la raison ? C'est un travail de profane, à la portée de tous. Mais les izlei (filets élaborés) sont interdits. Quelle en est la raison ? C'est un travail d'artisan.
- רַב יְהוּדָה שְׁרָא לְאַמֵּי תַּנּוּרָאָה לְמִיגְדַּל תַּנּוּרֵי, וּלְרַבָּה בַּר עִשְׂבִּי לְמִיגְדַּל מַהוֹלָתָא. אִינִי? וְהָא תָּנֵי רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: וְשָׁוִין שֶׁאֵין גּוֹדְלִין תַּנּוּר לְכַתְּחִילָּה! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּימוֹת הַחַמָּה, כָּאן בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.Rav Yehouda a permis à Ami le fabricant de fours de construire des fours pendant 'Hol HaMoèd, et à Rabba bar Asbi de tresser des tamis. La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais voici que Rabba bar Chmouel a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et tous s'accordent à dire qu'on ne construit pas de four neuf d'emblée ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : ici, où Rav Yehouda permet, il s'agit de la saison chaude, où le four sèche vite et peut servir pendant la fête ; là, où la baraïta interdit, il s'agit de la saison des pluies, où il ne sera pas prêt avant la fin de la fête.
- מַתְנִי׳ עוֹשִׂין מַעֲקֶה לַגַּג וְלַמִּרְפֶּסֶת מַעֲשֵׂה הֶדְיוֹט, אֲבָל לֹא מַעֲשֵׂה אוּמָּן. שָׁפִין אֶת הַסְּדָקִין וּמַעֲגִילִין אוֹתָן בַּמַּעֲגִילָה, בַּיָּד וּבָרֶגֶל אֲבָל לֹא בְּמַחְלָצַיִם.Michna : On fait un parapet pour le toit et pour le balcon s'il s'agit d'un travail de profane, mais non d'un travail d'artisan. On enduit les fissures d'un four et on les aplanit au rouleau, à la main et au pied, mais non avec le ma'hlatsayim (outil spécialement conçu pour tasser l'enduit).
- הַצִּיר וְהַצִּינּוֹר וְהַקּוֹרָה וְהַמַּנְעוּל וְהַמַּפְתֵּחַ שֶׁנִּשְׁבְּרוּ — מְתַקְּנָן בַּמּוֹעֵד, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לַעֲשׂוֹת מְלַאכְתּוֹ בַּמּוֹעֵד.Le gond de la porte, la crapaudine, la poutre, la serrure et la clé qui se sont brisés : on les répare pendant le Moèd (les jours intermédiaires de la fête), à condition qu'il n'ait pas eu l'intention de faire son travail pendant le Moèd, en le repoussant délibérément jusque-là.
- וְכׇל כְּבָשִׁין שֶׁהוּא יָכוֹל לֶאֱכוֹל מֵהֶן בַּמּוֹעֵד כּוֹבְשָׁן.Et toutes les conserves dont il peut manger pendant le Moèd, parce qu'elles sont vite prêtes, il les met en conserve.
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי מַעֲשֵׂה הֶדְיוֹט? רַב יוֹסֵף אָמַר: בְּהוּצָא וְדַפְנָא. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: צָר בִּצְרוֹר וְאֵינוֹ טָח בְּטִיט.Guemara : À quoi ressemble un travail de profane pour un parapet ? Rav Yossef a dit : Il se fait avec des branches de palmier et de laurier, qui ne forment pas une construction durable. Dans une baraïta, il a été enseigné : Il comble l'espace avec des pierres, mais il ne les enduit pas d'argile.
- שָׁפִין אֶת הַסְּדָקִין וּמַעֲגִילִין אוֹתָן בַּמַּעֲגִילָה. הַשְׁתָּא בְּמַעֲגִילָה אָמְרַתְּ שְׁרֵי — בַּיָּד וּבָרֶגֶל מִיבַּעְיָא? הָכִי קָאָמַר: שָׁפִין אֶת הַסְּדָקִין וּמַעֲגִילִין אוֹתָן כְּעֵין מַעֲגִילָה, בַּיָּד וּבָרֶגֶל, אֲבָל לֹא בְּמַחְלָצַיִם.Nous avons appris dans la Michna : On enduit les fissures et on les aplanit au rouleau. La Guemara demande : Maintenant que tu as dit qu'au rouleau c'est permis, est-il nécessaire de dire que c'est permis à la main et au pied ? La Guemara répond : Voici ce qu'elle veut dire : On enduit les fissures et on les aplanit à la manière d'un rouleau, c'est-à-dire à la main et au pied, mais non avec le ma'hlatsayim, outil d'artisan.
- הַצִּיר וְהַצִּינּוֹר וְהַקּוֹרָה וְהַמַּנְעוּל וְהַמַּפְתֵּחַ שֶׁנִּשְׁבְּרוּ — מְתַקְּנָן בַּמּוֹעֵד. וּרְמִינְהִי: עַד יָמָיו הָיָה פַּטִּישׁ מַכֶּה בִּירוּשָׁלַיִם כּוּ׳. עַד יָמָיו — אִין, מִכָּאן וְאֵילָךְ — לָא!Nous avons appris dans la Michna : Le gond, la crapaudine, la poutre, la serrure et la clé qui se sont brisés : on les répare pendant le Moèd. La Guemara oppose à cela une autre Michna (Maasser Chéni 5, 15) : Jusqu'à ses jours, ceux de Yo'hanan le Grand Prêtre, le marteau frappait à Jérusalem pendant le Moèd, etc. Jusqu'à ses jours, oui ; à partir de là, non ! On voit donc que Yo'hanan l'a interdit, contrairement à notre Michna.
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּדְנַפָּחֵי, כָּאן בִּדְנַגָּרֵי.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : là, où c'est interdit, il s'agit du travail des forgerons, très bruyant ; ici, où c'est permis, de celui des charpentiers, bien plus silencieux.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב חִסְדָּא: יֹאמְרוּ, קָלָא רַבָּה — אֲסִיר, קָלָא זוּטְרָא — שְׁרֵי! אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּמַגָּלֵי, הָא — בַּחֲצִינֵי. רַב פָּפָּא אָמַר: כָּאן — קוֹדֶם גְּזֵירָה, כָּאן — לְאַחַר גְּזֵירָה.Rav 'Hisda s'y est opposé : Les gens diraient : Un grand bruit est interdit, un petit bruit est permis ! Une telle distinction n'est pas plausible. Mais alors, Rav 'Hisda a dit : Ce n'est pas difficile : celle-ci, notre Michna qui permet, parle du travail avec des faucilles (une grande scie, selon Rachi), qui ne font aucun bruit ; celle-là, qui interdit, parle du travail avec des 'hatsinei (ciseaux ou haches), qui résonnent. Rav Pappa a dit : Ici, dans notre Michna, il s'agit de l'époque d'avant le décret de Yo'hanan ; là, d'après le décret.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָא — רַבִּי יְהוּדָה, הָא — רַבִּי יוֹסֵי. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: מַאן תַּנָּא שִׁינּוּי בַּמּוֹעֵד בְּדָבָר הָאָבֵד — דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי.Rav Achi a dit : Celle-ci, qui interdit, suit Rabbi Yehouda ; celle-là, qui permet, suit Rabbi Yossé. Comme l'a dit Rabbi Yits'hak bar Avdimi : Quel est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) qui exige une modification pendant le Moèd de la manière de travailler, même pour une chose qui se perdrait ? Ce n'est pas conforme à Rabbi Yossé, qui permet alors de travailler de la façon habituelle.
- אָמַר רָבִינָא: כְּמַאן מְדַלִּינַן הָאִידָּנָא קִבְּיוָתָא דְּדַשָּׁא בְּחוּלָּא דְמוֹעֲדָא, כְּמַאן — כְּרַבִּי יוֹסֵי.Ravina a dit : Selon qui soulevons-nous aujourd'hui le linteau de la porte pour y remettre les clous de bois qui en sont sortis pendant 'Hol HaMoèd, de la façon habituelle ? Selon qui ? Selon Rabbi Yossé.
- כְּבָשִׁין שֶׁהוּא יָכוֹל לֶאֱכוֹל בַּמּוֹעֵד — כּוֹבְשָׁן. בְּדִיתָא לְבַאי כְּווֹרֵי, אֲזוּל כּוּלֵּי עָלְמָא צוּד אַיְיתוֹ כְּווֹרֵי, שְׁרָא לְהוּ רָבָא לְמִימְלַח מִינַּיְיהוּ.Nous avons appris dans la Michna : Les conserves qu'il peut manger pendant le Moèd, il les met en conserve. Le Bedita (un fleuve), à Lebaï (un lieu, selon Rachi ; Steinsaltz comprend : « a débordé »), laissa des poissons, car on avait ouvert un passage à ses eaux et de nombreux poissons étaient restés sur place. Tout le monde s'en alla, pêcha et rapporta des poissons, et Rava leur permit d'en saler une grande quantité.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, וְהָא תְּנַן: כְּבָשִׁין שֶׁהוּא יָכוֹל לֶאֱכוֹל מֵהֶן בַּמּוֹעֵד — כּוֹבְשָׁן! אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּמֵעִיקָּרָא אַדַּעְתָּא דַאֲכִילָה אַיְיתִינְהוּ, וְאִי שָׁבֵיק לְהוּ פָּסְדִי, כִּפְרַקְמַטְיָא הָאָבֵד דָּמֵי, וּשְׁרֵי.Abayé lui dit : Mais nous avons appris : Les conserves dont il peut manger pendant le Moèd, il les met en conserve ! Or il était impossible de consommer tant de poissons pendant le Moèd. Il lui répondit : Puisqu'à l'origine ils les ont rapportés dans l'intention de les manger pendant la fête, et que, si on les laissait sans les saler, ils se gâteraient, ils sont assimilés à une marchandise qui se perdrait, et c'est permis.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, שְׁרָא לְהוּ רָבָא מֵיצָד מֵיזָל אַיְיתוֹיֵי וּמִימְלָח. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא אֲנַן, כְּבָשִׁין שֶׁהוּא יָכוֹל לֶאֱכוֹל מֵהֶן כּוֹבְשָׁן תְּנַן!Et certains disent que les faits furent autres : Rava leur permit de pêcher, d'aller rapporter les poissons et de les saler. Abayé lui dit : Mais n'avons-nous pas appris : Les conserves dont il peut manger, il les met en conserve ? Or des poissons très salés ne sont pas mangeables pendant le Moèd !
- אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי נָמֵי מִיתְאַכְלִי אַגַּב אִיצָצָא. כִּי הָא דִּשְׁמוּאֵל עֲבַדוּ לֵיהּ שִׁיתִּין אִיצָצֵי וַאֲכַל. רָבָא אִיקְּלַע לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא, עָבְדִי לֵיהּ שִׁיתִּין אִיצָצֵי וַאֲכַל.Il lui répondit : Ceux-ci aussi se mangent pendant le Moèd, grâce au itsatsa (rinçage qui en retire le sel). Comme dans le cas de Chmouel, à qui l'on fit soixante itsatsei à un poisson fraîchement salé, et qui en mangea. Rava se rendit à la maison du Rech Galouta (l'Exilarque) ; on lui fit soixante itsatsei au poisson, et il en mangea.
- רַב אִיקְּלַע לְבֵי רַב שַׁפִּיר, אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ הָהוּא כְּווֹרָא תִּילְתָּא בִּישּׁוּלָא תִּילְתָּא מִילְחָא וְתִילְתָּא טַוְויָא.Rav se rendit chez Rav Chapir pendant le Moèd. On apporta devant eux un poisson, un tiers cuit, un tiers salé et rendu mangeable par rinçage, et un tiers grillé.
- אָמַר רַב: אֲמַר לִי אַדָּא צַיָּידָא, כְּווֹרָא סָמוּךְ לְמִיסְרְחֵיהּ מְעַלֵּי. וְאָמַר רַב, אֲמַר לִי אַדָּא צַיָּידָא: כְּווֹרָא, טַוְויָיא בַּאֲחוּהּ, אַסּוֹקֵיהּ בַּאֲבוּהּ, מֵיכְלֵי[הּ] בִּבְרֵיהּ, מִשְׁתֵּי עֲלֵיהּ אֲבוּהּ.Rav a dit : Adda le pêcheur m'a dit : Le poisson, proche de sa putréfaction, est excellent. Et Rav a dit : Adda le pêcheur m'a dit : Le poisson, grille-le avec son frère, le sel, tiré de l'eau comme lui ; plonge-le dans son père, l'eau ; mange-le avec son fils, la saumure qu'il produit ; bois après lui son père, l'eau.
- וְאָמַר רַב, אֲמַר לִי אַדָּא צַיָּידָא: כְּווֹרָא, תַּחְלֵי, וַחֲלָבָא — לִיטְעוֹן גּוּפָא וְלָא לִיטְעוֹן פּוּרְיָא. וְאָמַר רַב, אֲמַר לִי אַדָּא צַיָּידָא: כְּווֹרָא, תַּחְלֵי, וַחֲלָבָא — מַיָּא וְלָא שִׁיכְרָא, שִׁיכְרָא וְלָא חַמְרָא.Et Rav a dit : Adda le pêcheur m'a dit : Après du poisson, du cresson et du lait, que le corps les porte et que le lit ne les porte pas : il faut marcher après en avoir mangé, et non se coucher aussitôt. Et Rav a dit : Adda le pêcheur m'a dit : Après du poisson, du cresson et du lait, mieux vaut boire de l'eau et non de la bière ; de la bière et non du vin.
הֲדַרַן עֲלָךְ מַשְׁקִין בֵּית הַשְּׁלָחִיןNous reviendrons à toi, Machkin Beit HaCheLa'hin (formule de fin du chapitre).
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