Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָכָא בְּדִינָר מְקַרְקְעֵי קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: מְקַרְקְעֵי — אִין, מִטַּלְטְלֵי — לָא. וּמָר סָבַר: אֲפִילּוּ מִטַּלְטְלִי.et ici, c'est sur un dinar en immeubles qu'ils sont en désaccord. L'un, le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), pense : en immeubles, oui ; en meubles, non. Et l'autre, Rabbi Chimon, pense : même en meubles, le surplus suffit pour percevoir les ketoubot (contrats de mariage).
- וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָתְנַן, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ יֵשׁ שָׁם נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחְרָיוּת — אֵינָן כְּלוּם, עַד שֶׁיְּהֵא שָׁם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת יָתֵר עַל שְׁתֵּי כְּתוּבּוֹת דִּינָר!Mais peux-tu vraiment dire cela ? N'avons-nous pas appris dans la Michna (ci-dessous) : « Rabbi Chimon dit : même s'il y a là des biens qui n'offrent pas de garantie (des meubles), ils ne comptent pour rien, à moins qu'il n'y ait là des biens offrant une garantie (des immeubles) excédant les deux ketoubot d'un dinar » !
- אֶלָּא, הָכָא בְּדִינָר מְשַׁעְבְּדִי קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: מִבְּנֵי חוֹרִין — אִין, מִמְּשַׁעְבְּדִי — לָא, וּמָר סָבַר: אֲפִילּוּ מִמְּשַׁעְבְּדִי.Mais alors, ici, c'est sur un dinar en biens gagés qu'ils sont en désaccord. L'un, le premier Tanna, pense : sur des biens libres, oui ; sur des biens gagés, non. Et l'autre, Rabbi Chimon, pense : même sur des biens gagés.
- אִי הָכִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״אִם יֵשׁ שָׁם מוֹתַר דִּינָר״ — ״כֵּיוָן שֶׁיֵּשׁ שָׁם מוֹתַר דִּינָר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!S'il en est ainsi, « Rabbi Chimon dit : s'il y a là un surplus d'un dinar » est inexact : il aurait dû dire : « puisqu'il y a là un surplus d'un dinar » !
- אֶלָּא: בְּפָחוֹת מִדִּינָר קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: דִּינָר — אִין, פָּחוֹת מִדִּינָר — לָא, וּמָר סָבַר: אֲפִילּוּ פָּחוֹת מִדִּינָר.Mais alors, c'est sur moins d'un dinar qu'ils sont en désaccord. L'un, le premier Tanna, pense : un dinar, oui ; moins d'un dinar, non. Et l'autre, Rabbi Chimon, pense : même moins d'un dinar.
- וְהָא רַבִּי שִׁמְעוֹן ״דִּינָר״ קָאָמַר! וְכִי תֵּימָא: אֵיפוֹךְ, תַּנָּא קַמָּא דְּמַתְנִיתִין נָמֵי דִּינָר קָאָמַר!Mais Rabbi Chimon a dit « un dinar » ! Et si tu dis : inverse les opinions, le premier Tanna de la Michna a lui aussi dit « un dinar » !
- אֶלָּא כִּי הָנָךְ תְּרֵי לִישָּׁנֵאי קַמָּאֵי וְאֵיפוֹךְ.Mais alors, c'est selon ces deux premières formulations : le différend porte sur un dinar en meubles ou un dinar en biens gagés ; et inverse les opinions : le premier Tanna se contente d'un tel surplus, tandis que Rabbi Chimon exige un dinar en immeubles libres.
- אָמַר מָר זוּטְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא, הִלְכְתָא: אַחַת בְּחַיָּיו וְאַחַת בְּמוֹתוֹ — יֵשׁ לָהֶן כְּתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין, וּכְתוּבָּה נַעֲשֵׂית מוֹתָר לַחֲבֶרְתָּהּ.Mar Zoutra a dit au nom de Rav Pappa : la halakha (la règle pratique) est que si l'une est morte de son vivant et l'autre après sa mort, elles ont une ketoubat benin dikhrin (la ketouba des fils mâles, dont les fils d'une femme héritent), et une ketouba tient lieu de surplus pour l'autre.
- בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמְעִינַן אַחַת בְּחַיָּיו וְאַחַת בְּמוֹתוֹ יֵשׁ לָהֶן כְּתוּבַּת בְּנִין דִּיכְרִין, וְלָא אַשְׁמְעִינַן כְּתוּבָּה נַעֲשֵׂית מוֹתָר לַחֲבֶרְתָּהּ, הֲוָה אָמֵינָא: אִי אִיכָּא מוֹתַר דִּינָר — אִין, אִי לָא — לָא.On comprendrait s'il nous avait appris seulement que si l'une est morte de son vivant et l'autre après sa mort, elles ont une ketoubat benin dikhrin, et qu'il ne nous ait pas appris qu'une ketouba tient lieu de surplus pour l'autre : j'aurais dit : s'il y a un surplus d'un dinar, oui ; sinon, non.
- אֶלָּא לַישְׁמְעִינַן כְּתוּבָּה נַעֲשֵׂית מוֹתָר לַחֲבֶרְתָּהּ, וַאֲנָא יָדַעְנָא מִשּׁוּם דְּאַחַת בְּחַיָּיו וְאַחַת בְּמוֹתוֹ יֵשׁ לָהֶן כְּתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין!Mais qu'il nous apprenne seulement qu'une ketouba tient lieu de surplus pour l'autre, et je saurais que c'est parce que si l'une est morte de son vivant et l'autre après sa mort, elles ont une ketoubat benin dikhrin !
- אִי אַשְׁמְעִינַן הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: כְּגוֹן שֶׁנָּשָׂא שָׁלֹשׁ נָשִׁים, וָמֵתוּ שְׁתַּיִם בְּחַיָּיו וְאַחַת בְּמוֹתוֹ. וְהָךְ דְּמָיֵית לְאַחַר מִיתָה — יוֹלֶדֶת נְקֵבָה הִיא, וְלָאו בַּת יְרוּשָּׁה הִיא.On répond : s'il nous avait appris cela seulement, j'aurais dit qu'il s'agit d'un cas comme celui où il a épousé trois femmes, et où deux sont mortes de son vivant et une après sa mort, et où celle qui est morte après sa mort a enfanté une fille, qui n'est pas apte à hériter : il n'y a donc pas de querelle à craindre.
- אֲבָל אַחַת בְּחַיָּיו וְאַחַת בְּמוֹתוֹ, וְהָא דִּלְאַחַר מִיתָה יוֹלֶדֶת זָכָר הִיא — אֵימָא לֵיחוּשׁ לְאִינְּצוֹיֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais si l'une est morte de son vivant et l'autre après sa mort, et que celle qui est morte après sa mort a enfanté un garçon, j'aurais dit : craignons les querelles. Il nous apprend donc que cette crainte n'est pas retenue.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה נָשׂוּי שְׁתֵּי נָשִׁים, וָמֵתוּ, וְאַחַר כָּךְ מֵת הוּא, וִיתוֹמִים מְבַקְּשִׁין כְּתוּבַּת אִמָּן וְאֵין שָׁם אֶלָּא שְׁתֵּי כְתוּבּוֹת — חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה.MICHNA : Celui qui était marié à deux femmes, et elles sont mortes, puis il est mort lui-même, et les orphelins réclament la ketouba de leur mère, mais il n'y a là que de quoi payer les deux ketoubot : on ne perçoit pas la ketoubat benin dikhrin, et ils partagent également, selon l'héritage prescrit par la Torah.
- הָיָה שָׁם מוֹתַר דִּינָר — אֵלּוּ נוֹטְלִים כְּתוּבַּת אִמָּן וְאֵלּוּ נוֹטְלִים כְּתוּבַּת אִמָּן.S'il y avait là un surplus d'un dinar, ceux-ci prennent la ketouba de leur mère et ceux-là prennent la ketouba de leur mère, et le reste est partagé également.
- אִם אָמְרוּ יְתוֹמִים: אֲנַחְנוּ מַעֲלִים עַל נִכְסֵי אָבִינוּ יָפֶה דִּינָר כְּדֵי שֶׁיִּטְּלוּ כְּתוּבַּת אִמָּן — אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן, אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַנְּכָסִים בְּבֵית דִּין.Si les orphelins de la ketouba la plus élevée disent : nous majorons les biens de notre père d'un dinar, c'est-à-dire nous les acceptons à un dinar de plus que leur valeur, afin de prendre la ketouba de notre mère, on ne les écoute pas ; mais on évalue les biens au tribunal.
- הָיוּ שָׁם נְכָסִים בְּרָאוּי — אֵינָן כִּבְמוּחְזָק.S'il y avait là des biens à venir, qui ne reviendront que plus tard à la succession, ils ne sont pas comme des biens possédés : ils ne comptent pas pour le surplus.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ יֵשׁ שָׁם נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחְרָיוּת, אֵינָן כְּלוּם, עַד שֶׁיִּהְיוּ שָׁם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת יוֹתֵר עַל שְׁתֵּי הַכְּתוּבּוֹת דִּינָר.Rabbi Chimon dit : même s'il y a là des biens qui n'offrent pas de garantie (des meubles), ils ne comptent pour rien, à moins qu'il n'y ait là des biens offrant une garantie (des immeubles) excédant les deux ketoubot d'un dinar.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: לָזוֹ אֶלֶף וְלָזוֹ חֲמֵשׁ מֵאוֹת, אִם יֵשׁ שָׁם מוֹתַר דִּינָר — אֵלּוּ נוֹטְלִין כְּתוּבַּת אִמָּן וְאֵלּוּ נוֹטְלִין כְּתוּבַּת אִמָּן. וְאִם לָאו — יַחְלְקוּ בְּשָׁוֶה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si celle-ci a une ketouba de mille dinars et celle-là de cinq cents, s'il y a là un surplus d'un dinar, ceux-ci prennent la ketouba de leur mère et ceux-là prennent la ketouba de leur mère ; sinon, ils partagent également.
- פְּשִׁיטָא: מְרוּבִּין וְנִתְמַעֲטוּ — כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין. מוּעָטִין וְנִתְרַבּוּ מַאי?Il est évident que si les biens étaient abondants au moment du décès et ont diminué ensuite, les héritiers y ont déjà acquis droit. Mais s'ils étaient peu abondants et ont augmenté, qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: דְּנִיכְסֵי דְּבֵי בַּר צַרְצוּר מוּעָטִין וְנִתְרַבּוּ הֲווֹ, וַאֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב עַמְרָם. אֲמַר לְהוּ: זִילוּ פַּיְּיסִינְהוּ. לָא אַשְׁגַּחוּ.Viens et entends une preuve : les biens de la maison de Bar Tsartsour étaient peu abondants et ont augmenté, et les fils sont venus devant Rav Amram. Il leur a dit (selon Rachi, aux héritiers de la petite ketouba) : allez les apaiser. Ils n'en ont pas tenu compte.
- אֲמַר לְהוּ: אִי לָא מְפַיְּיסִיתוּ לְהוּ, מָחֵינָא לְכוּ בְּסִילְוָא דְּלָא מַבַּע דְּמָא. שַׁדְּרִינְהוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אָמַר לָהֶן: כְּשֵׁם שֶׁמְּרוּבִּין וְנִתְמַעֲטוּIl leur a dit : si vous ne les apaisez pas, je vous frapperai d'une épine qui ne fait pas couler le sang, c'est-à-dire d'une mise au ban. Il les a envoyés devant Rav Na'hman, qui leur a dit : de même que si les biens étaient abondants et ont diminué,
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