Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁקִילָא טֵיבוּתָךְ שַׁדְיָא אַחִיזְרֵי, כְּבָר תַּרְגְּמַהּ רַב הוֹשַׁעְיָא לִשְׁמַעְתֵּיהּ בְּבָבֶל.Ta bonté est reprise et jetée sur les épines : nous ne te devons aucune reconnaissance, car Rav Hochaya a déjà expliqué ton enseignement en Babylonie.
- בְּנָן נוּקְבָן דְּיִהְוְיָין לִיכִי מִינַּאי וְכוּ׳. רַב תָּנֵי: ״עַד דְּתִלַּקְחָן לְגוּבְרִין״, וְלֵוִי תָּנֵי: ״עַד דְּתִבְגְּרָן״. לְרַב, אַף עַל גַּב דִּבְגַר?! וְלֵוִי, אַף עַל גַּב דְּאִינְּסִיב?!La Michna a enseigné la clause : « Les filles que tu auras de moi, etc. » Rav enseigne : « jusqu'à ce qu'elles soient prises par des maris », et Lévi enseigne : « jusqu'à ce qu'elles deviennent adultes ». La Guemara s'étonne : selon Rav, même si elle est devenue adulte sans être mariée ? Et selon Lévi, même si elle est mariée ?
- אֶלָּא: בְּגַר וְלָא אִינְּסִיב, אִינְּסִיב וְלָא בְּגַר — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי. כִּי פְּלִיגִי בַּאֲרוּסָה וְלָא בְּגַר. וְכֵן תָּנֵי לֵוִי בְּמַתְנִיתֵיהּ: ״עַד דְּתִבְגְּרָן וְיִמְטֵי זִמְנֵיהוֹן דְּאִינַּסְבָן״. תַּרְתֵּי? אֶלָּא: אוֹ תִּבְגְּרָן אוֹ יִמְטֵי זִמְנֵיהוֹן לְאִיתְנַסְבָא.Mais en réalité, si elle est devenue adulte sans s'être mariée, ou s'est mariée sans être devenue adulte, tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'a pas droit à la nourriture. Ils divergent à propos d'une fiancée (liée par les erousin, sans que le mariage soit achevé) non devenue adulte. Et ainsi Lévi a-t-il enseigné dans sa baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « jusqu'à ce qu'elles deviennent adultes et que vienne le temps de leur mariage ». Les deux conditions ? Mais il veut dire : soit elles deviennent adultes, soit vient le temps pour elles d'être mariées.
- כְּתַנָּאֵי: עַד מָתַי הַבַּת נִזּוֹנֶית — עַד שֶׁתֵּאָרֵס, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: עַד שֶׁתִּבְגַּר. תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״עַד דִּיהֶוְויָין״. אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֲוָיָה דְאֵירוּסִין, אוֹ הֲוָיָה דְנִישּׂוּאִין? תֵּיקוּ.La Guemara observe : c'est comme une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : jusqu'à quand la fille est-elle nourrie ? Jusqu'à ce qu'elle soit fiancée. Au nom de Rabbi Élazar, on a dit : jusqu'à ce qu'elle devienne adulte. Rav Yossef a enseigné : « jusqu'à ce qu'elles soient » à un mari. Ils ont posé la question : s'agit-il d'« être » au sens des fiançailles, ou d'« être » au sens du mariage ? Tékou (la question reste en suspens).
- אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַב יוֹסֵף: מִי שְׁמִיעַ לָךְ מִינֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, אֲרוּסָה יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת, אוֹ אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת? אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁמָע לָא שְׁמִיעַ לִי, אֶלָּא מִסְּבָרָא לֵית לַהּ: כֵּיוָן דְּאֵירְסַהּ, לָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִיתְּזִיל.Rav 'Hisda a dit à Rav Yossef : as-tu entendu de Rav Yehouda si une fiancée orpheline a droit à la nourriture sur l'héritage, ou n'a pas droit à la nourriture ? Il lui dit : par ouï-dire, je n'ai pas entendu, mais par raisonnement, elle n'y a pas droit : puisqu'il l'a fiancée, il ne lui convient pas qu'elle soit dépréciée, et il pourvoira lui-même à ses besoins.
- אֲמַר לֵיהּ: אִם מִשְׁמָע לָא שְׁמִיעַ לָךְ, מִסְּבָרָא אִית לַהּ. כֵּיוָן דְּלָא קִים לֵיהּ בְּגַוַּהּ, לָא שָׁדֵי זוּזֵי בִּכְדִי.Il lui dit : si tu ne l'as pas entendu par ouï-dire, par raisonnement elle y a droit : puisqu'il n'est pas sûr d'elle, ne sachant pas s'il l'épousera, il ne jettera pas son argent pour rien.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ: מִשְׁמָע לָא שְׁמִיעַ לִי, מִסְּבָרָא אִית לַהּ — כֵּיוָן דְּלָא קִים לֵיהּ בְּגַוַּהּ, לָא שָׁדֵי זוּזֵי בִּכְדִי. אֲמַר לֵיהּ: אִי מִשְׁמָע לָא שְׁמִיעַ לָךְ, מִסְּבָרָא לֵית לַהּ. כֵּיוָן דְּאֵירְסַהּ, לָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִיתְּזִיל.Et certains disent ainsi : Rav Yossef lui a dit : par ouï-dire, je n'ai pas entendu ; par raisonnement, elle y a droit : puisqu'il n'est pas sûr d'elle, il ne jettera pas son argent pour rien. Il lui dit : si tu ne l'as pas entendu par ouï-dire, par raisonnement, elle n'y a pas droit : puisqu'il l'a fiancée, il ne lui convient pas qu'elle soit dépréciée.
- סִימָן דְּגַבְרֵי: שַׁק זְרַף. מֵאֲנָה, וִיבָמָה, שְׁנִיָּה, אֲרוּסָה, וַאֲנֻסָה.Moyen mnémotechnique des noms des Sages : ChaK ZeReF (selon Steinsaltz : Rav Chéchèt, Rech Lakich, Rabbi Élazar, Rava, Rav Pappa). Et pour les cas : celle qui refuse, la yevama (veuve épousée par son beau-frère), la chniya (femme interdite au second degré par les Sages), la fiancée et la femme violée.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: מְמָאֶנֶת, יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת, אוֹ אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת?On a demandé à Rav Chéchèt : celle qui refuse – orpheline mineure mariée par ses frères ou sa mère, qui annule son mariage par refus [mioun] – a-t-elle droit à la nourriture ou n'a-t-elle pas droit à la nourriture ?
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת, תְּנֵיתוּהָ: אַלְמָנָה בְּבֵית אָבִיהָ, וּגְרוּשָׁה בְּבֵית אָבִיהָ, וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם בְּבֵית אָבִיהָ — יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹדָהּ בְּבֵית אָבִיהָ — יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת, אֵינָהּ בְּבֵית אָבִיהָ — אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת.Rav Chéchèt leur a dit : vous l'avez appris : une veuve dans la maison de son père, une divorcée dans la maison de son père et une chomérèt yavam (veuve attendant le lévirat) dans la maison de son père ont droit à la nourriture. Rabbi Yehouda dit : si elle est encore dans la maison de son père, elle a droit à la nourriture ; si elle n'est pas dans la maison de son père, elle n'a pas droit à la nourriture.
- רַבִּי יְהוּדָה הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא?! אֶלָּא לָאו, מְמָאֶנֶת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר אִית לַהּ, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר לֵית לַהּ.Rabbi Yehouda dit donc la même chose que le premier Tanna ! Mais n'est-ce pas que celle qui refuse est ce qui les sépare : le premier Tanna estime qu'elle y a droit, et Rabbi Yehouda estime qu'elle n'y a pas droit ?
- בָּעֵי רֵישׁ לָקִישׁ: בַּת יְבָמָהּ, יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת אוֹ אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת?Rech Lakich s'est interrogé : la fille d'une yevama (femme épousée par lévirat) a-t-elle droit à la nourriture ou n'a-t-elle pas droit à la nourriture ?
- כֵּיוָן דְּאָמַר מָר כְּתוּבָּתָהּ עַל נִכְסֵי בַּעְלָהּ הָרִאשׁוֹן, לֵית לַהּ, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּאִי לֵית לַהּ מֵרִאשׁוֹן, תַּקִּינוּ לַהּ רַבָּנַן מִשֵּׁנִי, אִית לַהּ? תֵּיקוּ.Puisque le Maître a dit que sa ketouba (contrat de mariage) est sur les biens de son premier mari, elle n'y a pas droit ; ou bien, puisque si elle n'a rien du premier, nos Maîtres ont institué pour elle une ketouba sur le second, elle y a droit ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: בַּת שְׁנִיָּה, יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת, אוֹ אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת?Rabbi Élazar s'est interrogé : la fille d'une chniya (femme interdite au second degré par les Sages) a-t-elle droit à la nourriture ou n'a-t-elle pas droit à la nourriture ?
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