Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְזוֹ, הוֹאִיל וְאֵין לָהּ קוֹל — אִיתְּרַע לֵהּ רוּבָּא.et celle-ci, puisqu'elle n'a pas de rumeur attestant son mariage, la majorité est affaiblie pour elle.
- אִי כׇּל הַנִּשֵּׂאת בְּתוּלָה יֵשׁ לָהּ קוֹל — כִּי אֲתוֹ עֵדִים, מַאי הָוֵי? הָנָךְ סָהֲדֵי שַׁקָּרֵי נִינְהוּ! אֶלָּא אָמַר רָבִינָא: רוֹב הַנִּשֵּׂאת בְּתוּלָה יֵשׁ לָהּ קוֹל, וְזוֹ הוֹאִיל וְאֵין לָהּ קוֹל — אִיתְּרַע לֵהּ רוּבָּא.On objecte : Si toute femme qui se marie vierge a une rumeur, et que celle-ci n'en a pas, lorsque des témoins viennent, qu'importe ? Ce sont de faux témoins ! Mais Ravina a dit plutôt : La plupart de celles qui se marient vierges ont une rumeur, et celle-ci, puisqu'elle n'a pas de rumeur, la majorité est affaiblie pour elle. Aussi le témoignage qu'elle est sortie avec une hinouma (voile ou dais de la mariée) l'emporte-t-il sur l'absence de rumeur.
- אִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁיָּצְתָה בְּהִינוּמָא וְכוּ׳. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדִים בְּהַאי בֵּי דִינָא, וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא לַהּ לִכְתוּבָה בְּהַאי בֵּית דִּין, וְגָבְיָא בַּהּ? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: זֹאת אוֹמֶרֶת כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב פָּפָּא אָמַר: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָּה עָסְקִינַן.« S'il y a des témoins qu'elle est sortie avec une hinouma, etc. » (Michna). Puisqu'elle perçoit sans produire sa ketouba (contrat de mariage), craignons qu'elle ne produise des témoins dans ce tribunal-ci et ne perçoive, puis qu'elle ne produise sa ketouba dans ce tribunal-là et ne perçoive avec elle ! Rabbi Abahou a dit : Cela revient à dire qu'on écrit une quittance. Rav Pappa a dit : Nous traitons d'un lieu où l'on n'écrit pas de ketouba.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא: אִיבְּדָה כְּתוּבָּתָהּ, הִטְמִינָה כְּתוּבָּתָהּ, נִשְׂרְפָה כְּתוּבָּתָהּ, רָקְדוּ לְפָנֶיהָ, שָׂחֲקוּ לְפָנֶיהָ, הֶעֱבִירוּ לְפָנֶיהָ כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה, אוֹ מַפָּה שֶׁל בְּתוּלִים. אִם יֵשׁ לָהּ עֵדִים בְּאֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ — כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם.Et il y en a qui l'enseignent à propos de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Si elle a perdu sa ketouba, si elle a caché sa ketouba, si sa ketouba a été brûlée, si l'on a dansé devant elle, si l'on a joué devant elle, si l'on a fait passer devant elle la coupe de la bonne nouvelle ou le linge de virginité : si elle a des témoins pour l'une de toutes ces choses, sa ketouba est de deux cents zouz. »
- וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדִים בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא לִכְתוּבָּתָהּ בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא בַּהּ! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: זֹאת אוֹמֶרֶת כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב פָּפָּא אָמַר: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָּה עָסְקִינַן.Mais craignons qu'elle ne produise des témoins dans ce tribunal-ci et ne perçoive, puis qu'elle ne produise sa ketouba dans ce tribunal-là et ne perçoive avec elle ! Rabbi Abahou a dit : Cela revient à dire qu'on écrit une quittance. Rav Pappa a dit : Nous traitons d'un lieu où l'on n'écrit pas de ketouba.
- וְהָא ״אִיבְּדָה כְּתוּבָּתָהּ״ קָתָנֵי! דִּכְתַב לַהּ אִיהוּ. סוֹף סוֹף מַפְּקָא לַהּ וְגָבְיָא בַּהּ! מַאי ״אִיבְּדָה״ — אִיבְּדָה בָּאוּר.Mais comment dire cela, alors que la baraïta enseigne : « Si elle a perdu sa ketouba » ? On répond : Il s'agit d'un cas où lui-même lui en a écrit une, contrairement à l'usage local. En fin de compte, elle la produira et percevra avec elle ! Que signifie « elle a perdu » ? Elle l'a perdue dans le feu.
- אִי הָכִי הַיְינוּ ״נִשְׂרְפָה״? וְעוֹד: הִטְמִינָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? וְתוּ: אִיבְּדָה לְמָה לִי? אֶלָּא: כֹּל אִיבְּדָה — כִּי הִטְמִינָה בְּפָנֵינוּ דָּמֵי, וְלָא יָהֲבִינַן לַהּ עַד דְּאָמְרִי עֵדִים נִשְׂרְפָה כְּתוּבָּתָהּ.S'il en est ainsi, c'est le cas de « a été brûlée » ! Et de plus, pour « elle a caché », que peut-on dire ? Et encore : pourquoi ai-je besoin de « elle a perdu » ? Mais voici le sens de la baraïta : Tout cas de « elle a perdu » est comme si elle l'avait cachée devant nous, et nous ne lui donnons rien tant que des témoins ne disent pas que sa ketouba a été brûlée.
- מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא — כׇּל שֶׁכֵּן אַמַּתְנִיתִין. וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַמַּתְנִיתִין — אֲבָל אַבָּרַיְיתָא לָא, כִּי קוּשְׁיָא.Celui qui l'enseigne à propos de la baraïta, l'enseigne à plus forte raison à propos de la Michna, qui n'exige pas une telle réinterprétation. Et celui qui l'enseigne à propos de la Michna ne l'enseigne pas à propos de la baraïta, conformément à la difficulté soulevée.
- אִם יֵשׁ עֵדִים כּוּ׳. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדֵי הִינּוּמָא בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא עֵדֵי הִינּוּמָא בְּבֵי דִינָא אַחֲרִינָא וְגָבְיָא! בְּמָקוֹם דְּלָא אֶפְשָׁר וַדַּאי כָּתְבִינַן שׁוֹבָר.« S'il y a des témoins, etc. » Mais craignons qu'elle ne produise des témoins de la hinouma dans ce tribunal-ci et ne perçoive, puis qu'elle ne produise des témoins de la hinouma dans un autre tribunal et ne perçoive ! On répond : Là où ce n'est pas possible autrement, nous écrivons assurément une quittance, même selon l'opinion qui, en général, ne l'admet pas.
- הֶעֱבִירוּ לְפָנֶיהָ כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה. מַאי ״כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה״? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: כּוֹס יַיִן שֶׁל תְּרוּמָה מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ. כְּלוֹמַר: רְאוּיָה הָיְתָה זוֹ לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אַטּוּ אַלְמָנָה מִי לָא אָכְלָה בִּתְרוּמָה? אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: זוֹ רֵאשִׁית, כִּתְרוּמָה רֵאשִׁית.« Si l'on a fait passer devant elle la coupe de la bonne nouvelle ». Qu'est-ce que la coupe de la bonne nouvelle ? Rav Ada bar Ahava a dit : On fait passer devant elle une coupe de vin de terouma (prélèvement donné au Cohen), comme pour dire : celle-ci aurait été apte à manger de la terouma si elle avait épousé un Cohen. Rav Pappa objecte : Une veuve ne mange-t-elle donc pas de la terouma ? Mais Rav Pappa a dit : Celle-ci est prémices, comme la terouma est prémices : elle n'a pas encore eu de relation, et la terouma est le premier prélèvement.
- תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חָבִית שֶׁל יַיִן מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ. אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בְּתוּלָה — מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ סְתוּמָה, בְּעוּלָה — מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ פְּתוּחָה. אַמַּאי? נִיעַבַּר קַמֵּי בְּתוּלָה וְקַמֵּי בְּעוּלָה לָא נִיעַבַּר כְּלָל! זִימְנִין דְּתָפְסָה מָאתַיִם, וְאָמְרָה: אֲנָא בְּתוּלָה הֲוַאי, וְהַאי דְּלָא עַבַּרוּ קַמַּאי — אִתְּנוֹסֵי הוּא דְּאִתְּנִיסוּ.Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : On fait passer devant elle un tonneau de vin. Rav Ada bar Ahava a dit : Devant une vierge, on le fait passer fermé ; devant une non-vierge, on le fait passer ouvert. Pourquoi ? Qu'on le fasse passer devant la vierge, et devant la non-vierge, qu'on ne le fasse pas passer du tout ! On explique : Parfois elle saisirait deux cents zouz de son propre chef et dirait : J'étais vierge, et le fait qu'on ne l'ait pas fait passer devant moi vient de ce qu'ils ont été empêchés par un cas de force majeure. Le tonneau ouvert écarte cette tromperie.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד מְרַקְּדִין לִפְנֵי הַכַּלָּה? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים:Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Comment danse-t-on devant la mariée, c'est-à-dire que dit-on en dansant ? Beit Chammaï disent :
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