Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: מְבָרֵךְ וְאַחַר כָּךְ בּוֹצֵעַ.Mais plutôt, Rava a dit : On récite la bénédiction sur le pain entier et ensuite seulement on rompt le pain.
- נְהַרְדָּעֵי עָבְדִי כְּרַבִּי חִיָּיא וְרַבָּנַן עָבְדִי כְּרָבָא. אָמַר רָבִינָא: אָמְרָה לִי אֵם, אֲבוּךְ עָבֵיד כְּרַבִּי חִיָּיא, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא: צָרִיךְ שֶׁתִּכְלֶה בְּרָכָה עִם הַפַּת. וְרַבָּנַן עָבְדִי כְּרָבָא. וְהִלְכְתָא כְּרָבָא, דְּאָמַר מְבָרֵךְ וְאַחַר כָּךְ בּוֹצֵעַ.Les gens de Nehardea agissaient selon Rabbi 'Hiyya, achevant la bénédiction au moment où ils détachaient le morceau, et les Rabbanim agissaient selon Rava, récitant la bénédiction avant de rompre le pain. Ravina a dit : Ma mère m'a dit : Ton père agissait selon Rabbi 'Hiyya, car Rabbi 'Hiyya a dit : Il faut que la bénédiction s'achève avec le moment où l'on rompt le pain ; et les Rabbanim agissaient selon Rava. Et la halakha (règle pratique) est conforme à Rava, qui a dit : On récite la bénédiction et ensuite on rompt le pain.
- אִיתְּמַר: הֵבִיאוּ לִפְנֵיהֶם פְּתִיתִין וּשְׁלֵמִין, אָמַר רַב הוּנָא: מְבָרֵךְ עַל הַפְּתִיתִין וּפוֹטֵר אֶת הַשְּׁלֵמִין. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: שְׁלֵמָה מִצְוָה מִן הַמּוּבְחָר. אֲבָל פְּרוּסָה שֶׁל חִטִּין וּשְׁלֵמָה מִן הַשְּׂעוֹרִין, דִּבְרֵי הַכֹּל מְבָרֵךְ עַל הַפְּרוּסָה שֶׁל חִטִּין, וּפוֹטֵר אֶת הַשְּׁלֵמָה שֶׁל שְׂעוֹרִין.Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Si on a apporté devant eux des morceaux et des pains entiers, Rav Houna a dit : On récite la bénédiction sur les morceaux et on acquitte par là les pains entiers. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Le pain entier est la manière la plus parfaite d'accomplir la mitsva. Mais s'il s'agit d'un morceau de pain de froment et d'un pain entier d'orge, selon tous on récite la bénédiction sur le morceau de froment, qui est de meilleure qualité, et on acquitte par là le pain entier d'orge.
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא כְּתַנָּאֵי: תּוֹרְמִין בָּצָל קָטָן שָׁלֵם, אֲבָל לֹא חֲצִי בָּצָל גָּדוֹל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא כִי, אֶלָּא חֲצִי בָּצָל גָּדוֹל. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר חָשׁוּב עָדִיף, וּמָר סָבַר שָׁלֵם עָדִיף.Rabbi Yirmeya bar Abba a dit : Cette divergence correspond à celle des Tannaïm au sujet de la terouma (prélèvement donné au Cohen), comme nous l'avons appris : On prélève la terouma sur un petit oignon entier, mais non sur la moitié d'un gros oignon. Rabbi Yehouda dit : Non, mais on la prélève sur la moitié d'un gros oignon. N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : l'un, Rabbi Yehouda, pense que ce qui est important passe en premier – la moitié d'un gros oignon, de meilleure qualité, est donc préférable – et l'autre, le premier Tanna, pense que ce qui est entier passe en premier ?
- הֵיכָא דְּאִיכָּא כֹּהֵן, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּחָשׁוּב עָדִיף. כִּי פְּלִיגִי דְּלֵיכָּא כֹּהֵן. דִּתְנַן: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ כֹּהֵן — תּוֹרֵם מִן הַיָּפֶה, וְכׇל מָקוֹם שֶׁאֵין כֹּהֵן — תּוֹרֵם מִן הַמִּתְקַיֵּים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין תּוֹרֵם אֶלָּא מִן הַיָּפֶה.La Guemara rejette cette comparaison : Là où il y a un Cohen pour recevoir immédiatement la terouma, tout le monde s'accorde que ce qui est important passe en premier. Ils divergent seulement là où il n'y a pas de Cohen, comme nous l'avons appris dans une Michna : Partout où il y a un Cohen, on prélève la terouma sur ce qui est le plus beau ; et partout où il n'y a pas de Cohen, on la prélève sur ce qui se conserve, afin que le Cohen qui la recevra plus tard puisse en profiter. Rabbi Yehouda dit : On ne prélève la terouma que sur ce qui est le plus beau, même si cela ne se conserve pas.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וִירֵא שָׁמַיִם יוֹצֵא יְדֵי שְׁנֵיהֶן, וּמַנּוּ? — מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא, דְּמָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא מַנִּיחַ פְּרוּסָה בְּתוֹךְ הַשְּׁלֵמָה וּבוֹצֵעַ.Au sujet de la divergence entre Rav Houna et Rabbi Yo'hanan, Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Et celui qui craint le Ciel s'acquitte selon les deux opinions. Et qui est-ce ? Mar, fils de Ravina ; car Mar, fils de Ravina, plaçait le morceau à l'intérieur du pain entier et rompait le pain.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַנִּיחַ הַפְּרוּסָה בְּתוֹךְ הַשְּׁלֵמָה וּבוֹצֵעַ וּמְבָרֵךְ. אֲמַר לֵיהּ: מַה שִּׁמְךָ? אֲמַר לֵיהּ: שַׁלְמָן. אֲמַר לֵיהּ: שָׁלוֹם אַתָּה וּשְׁלֵמָה מִשְׁנָתְךָ, שֶׁשַּׂמְתָּ שָׁלוֹם בֵּין הַתַּלְמִידִים.De même, un Tanna (récitant de baraïtot) enseigna devant Rav Na'hman bar Its'hak : On place le morceau à l'intérieur du pain entier, on rompt et on récite la bénédiction. Il lui dit : Quel est ton nom ? Il lui répondit : Chalman. Il lui dit, par un jeu de mots : Tu es paix (chalom) et ton enseignement est complet (chelema), car tu as établi la paix entre les élèves, en conciliant les deux opinions.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַכֹּל מוֹדִים בְּפֶסַח, שֶׁמַּנִּיחַ פְּרוּסָה בְּתוֹךְ שְׁלֵמָה וּבוֹצֵעַ. מַאי טַעְמָא? — ״לֶחֶם עֹנִי״ כְּתִיב.Rav Pappa a dit : Tous s'accordent qu'à Pessa'h on place le morceau à l'intérieur du pain entier et on rompt. Quelle en est la raison ? Il est écrit : « Pain de pauvreté » (Deutéronome 16, 3), et le pauvre a coutume de manger son pain en morceaux.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא וּבְשַׁבָּת חַיָּיב אָדָם לִבְצוֹעַ עַל שְׁתֵּי כִכָּרוֹת. מַאי טַעְמָא? — ״לֶחֶם מִשְׁנֶה״ כְּתִיב.Rabbi Abba a dit : Et le Chabbat, on est obligé de rompre le pain sur deux miches. Quelle en est la raison ? Il est écrit : « Un pain double » (Exode 16, 22), au sujet de la manne que l'on recueillait le vendredi pour le Chabbat.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא דְּנָקֵיט תַּרְתֵּי וּבָצַע חֲדָא. רַבִּי זֵירָא הֲוָה בָּצַע אַכּוֹלָּא שֵׁירוּתָא. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְהָא קָא מִתְחֲזֵי כְּרַעַבְתָנוּתָא. אֲמַר [לֵיהּ]: כֵּיוָן דְּכָל יוֹמָא לָא קָעָבֵיד הָכִי, וְהָאִידָּנָא קָא עָבֵיד — לָא מִתְחֲזֵי כְּרַעַבְתָנוּתָא.Quant à la manière de rompre ces deux pains : Rav Achi a dit : J'ai vu Rav Kahana qui en prenait deux et en rompait un. Rabbi Zeira rompait un morceau suffisant pour tout le repas du Chabbat. Ravina dit à Rav Achi : Mais cela ne paraît-il pas de la gloutonnerie ? Il [lui] répondit : Puisque chaque jour il n'agit pas ainsi, et qu'aujourd'hui il agit ainsi, cela ne paraît pas de la gloutonnerie, mais un honneur rendu au repas du Chabbat.
- רַב אַמֵּי וְרַב אַסִּי כִּי הֲוָה מִתְרְמֵי לְהוּ רִיפְתָּא דְעֵרוּבָא מְבָרְכִין עֲלֵיהּ ״הַמּוֹצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ״. אָמְרִי: הוֹאִיל וְאִתְעֲבִיד בֵּיהּ מִצְוָה חֲדָא, נַעֲבֵיד בֵּיהּ מִצְוָה אַחֲרִיתִי.Rav Ami et Rav Assi, lorsque leur échéait le pain de l'érouv (le pain déposé avant Chabbat pour permettre de porter d'un domaine à l'autre), récitaient sur lui « … qui fait sortir le pain de la terre ». Ils disaient : Puisqu'une mitsva a été accomplie avec lui, accomplissons avec lui une autre mitsva.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.