Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֹּהֵן גָּדוֹל, בְּסוֹף כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה. וְהַמֶּלֶךְ, תְּחִלַּת כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה וְסוֹף כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה.Toutefois, il convient que le Cohen gadol (grand prêtre) s'incline à la fin de chaque bénédiction ; et le roi, au début de chaque bénédiction et à la fin de chaque bénédiction. En effet, plus le rang d'une personne est élevé, plus elle doit manifester sa soumission devant D.ieu.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֶדְיוֹט, כְּמוֹ שֶׁאָמַרְנוּ. כֹּהֵן גָּדוֹל, תְּחִלַּת כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה. הַמֶּלֶךְ — כֵּיוָן שֶׁכָּרַע שׁוּב אֵינוֹ זוֹקֵף, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי כְּכַלּוֹת שְׁלֹמֹה לְהִתְפַּלֵּל וְגוֹ׳ קָם מִלִּפְנֵי מִזְבַּח ה׳ מִכְּרֹעַ עַל בִּרְכָּיו״.Rabbi Yits'hak bar Na'hmani a dit : À moi, cela m'a été expliqué directement par Rabbi Yehochoua ben Lévi lui-même, autrement : un homme ordinaire s'incline comme nous l'avons dit ; le Cohen gadol, au début de chaque bénédiction ; le roi, une fois qu'il s'est incliné au début de la première bénédiction, ne se redresse plus jusqu'à la fin de sa prière, comme il est dit : « Et ce fut, lorsque Chlomo eut fini de prier, etc., il se leva de devant l'autel de Hachem, de s'agenouiller sur ses genoux » (I Rois 8, 54).
- תָּנוּ רַבָּנַן: קִידָּה — עַל אַפַּיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתִּקֹּד בַּת שֶׁבַע אַפַּיִם אֶרֶץ״. כְּרִיעָה — עַל בִּרְכַּיִם, שֶׁנֶּאֱמַר ״מִכְּרֹעַ עַל בִּרְכָּיו״. הִשְׁתַּחֲוָאָה — זוֹ פִּשּׁוּט יָדַיִם וְרַגְלַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲבוֹא נָבוֹא אֲנִי וְאִמְּךָ וְאַחֶיךָ לְהִשְׁתַּחֲוֹת לְךָ אָרְצָה״.Ayant mentionné l'agenouillement de Chlomo, la Guemara distingue les différentes manières de se prosterner. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : kidda, c'est s'incliner sur le visage, la face vers le sol, comme il est dit : « Et Bat-Chéva s'inclina [vatikod], le visage contre terre » (I Rois 1, 31). Keri'a, c'est s'incliner sur les genoux, comme il est dit : « de s'agenouiller [mikkeroa'] sur ses genoux ». Hichta'havaya, c'est l'extension des mains et des pieds, en se prosternant de tout son long, comme il est dit dans la question de Yaakov à Yossef au sujet de son rêve : « Viendrons-nous, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner [lehichta'havot] devant toi jusqu'à terre ? » (Genèse 37, 10).
- אָמַר רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא: חֲזֵינָא לְהוּ לְאַבָּיֵי וְרָבָא דְּמַצְלוּ אַצְלוֹיֵי.Au sujet de la prosternation, Rav 'Hiya, fils de Rav Houna, a dit : J'ai vu Abayé et Rava qui s'inclinaient sur le côté, sans se prosterner entièrement sur le sol.
- תָּנֵי חֲדָא: הַכּוֹרֵעַ בַּהוֹדָאָה — הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח. וְתַנְיָא אִידַּךְ: הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה!La Guemara soulève une contradiction : il a été enseigné dans une baraïta : celui qui s'incline dans la bénédiction de reconnaissance (Modim), voici qu'il est digne d'éloge. Et il a été enseigné dans une autre baraïta : celui qui s'incline dans la bénédiction de reconnaissance, voici qu'il est blâmable !
- לָא קַשְׁיָא: הָא בַּתְּחִלָּה, הָא לְבַסּוֹף.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci, qui loue celui qui s'incline, parle de celui qui s'incline au début de la bénédiction ; celle-là, qui le blâme, parle de celui qui s'incline à la fin.
- רָבָא כָּרַע בְּהוֹדָאָה תְּחִלָּה וָסוֹף. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן: אַמַּאי קָא עָבֵיד מָר הָכִי? אָמַר לְהוּ: חֲזֵינָא לְרַב נַחְמָן דְּכָרַע וַחֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב שֵׁשֶׁת דְּקָא עָבֵד הָכִי.Rava s'inclinait dans la bénédiction de reconnaissance, au début et à la fin. Les Sages lui dirent : Pourquoi le Maître agit-il ainsi ? Il leur dit : J'ai vu Rav Na'hman qui s'inclinait ainsi, et j'ai vu Rav Chéchet qui agissait ainsi lui aussi.
- וְהָתַנְיָא הַכּוֹרֵעַ בַּהוֹדָאָה — הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה!Les Sages objectèrent : Mais n'a-t-il pas été enseigné : celui qui s'incline dans la bénédiction de reconnaissance, voici qu'il est blâmable ?!
- הַהִיא בְּהוֹדָאָה שֶׁבְּ״הַלֵּל״.Rava répondit : Celle-là parle de celui qui s'incline dans la reconnaissance du Hallel, lorsqu'on dit « Rendez grâce à Hachem » ; là, il ne convient pas de s'incliner.
- וְהָתַנְיָא: הַכּוֹרֵעַ בַּהוֹדָאָה וּבַהוֹדָאָה שֶׁל ״הַלֵּל״ — הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה.Les Sages objectèrent encore : Mais n'a-t-il pas été enseigné : celui qui s'incline dans la reconnaissance et dans la reconnaissance du Hallel, voici qu'il est blâmable ?! La « reconnaissance » mentionnée sans précision ne désigne donc pas celle du Hallel, mais celle de l'Amida.
- כִּי תַּנְיָא הַהִיא בְּהוֹדָאָה דְּבִרְכַּת הַמָּזוֹן.La Guemara répond : Lorsque celle-là a été enseignée, elle parlait de la reconnaissance du Birkat hamazon (la bénédiction après le repas), c'est-à-dire de la deuxième bénédiction : « Nous Te rendons grâce ».
- מַתְנִי׳ הַמִּתְפַּלֵּל וְטָעָה — סִימָן רַע לוֹ. וְאִם שְׁלִיחַ צִבּוּר הוּא — סִימָן רַע לְשׁוֹלְחָיו, מִפְּנֵי שֶׁשְּׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא שֶׁהָיָה מִתְפַּלֵּל עַל הַחוֹלִים, וְאוֹמֵר: ״זֶה חַי, וְזֶה מֵת״. אָמְרוּ לוֹ: מִנַּיִן אַתָּה יוֹדֵעַ? אָמַר לָהֶם: אִם שְׁגוּרָה תְּפִלָּתִי בְּפִי — יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהוּא מְקוּבָּל. וְאִם לָאו — יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהוּא מְטוֹרָף.MICHNA : Celui qui prie et se trompe dans sa prière, c'est un mauvais signe pour lui : cela indique que sa prière n'a pas été agréée. Et s'il est l'officiant de la communauté (chelia'h tsibbour), c'est un mauvais signe pour ceux qui l'ont mandaté, car l'envoyé d'une personne est comme elle-même. On a dit au sujet de Rabbi 'Hanina ben Dossa qu'il priait pour les malades et disait aussitôt après sa prière : « Celui-ci vivra, et celui-là mourra. » On lui dit : D'où le sais-tu ? Il leur dit : Si ma prière coule aisément dans ma bouche, je sais qu'il (le malade) est agréé ; et sinon, je sais qu'il est rejeté.
- גְּמָ׳ אַהֵיָיא?GUEMARA : Nous avons appris dans la Michna que celui qui se trompe dans sa prière, c'est un mauvais signe. La Guemara demande : Dans laquelle des bénédictions l'erreur est-elle un mauvais signe ?
- אָמַר רַב חִיָּיא אָמַר רַב סָפְרָא מִשּׁוּם חַד דְּבֵי רַבִּי: בְּ״אָבוֹת״.Rabbi 'Hiya a dit : Rav Safra a dit au nom de l'un des Sages de l'école de Rabbi (Yehouda HaNassi) : dans la bénédiction des Patriarches (Avot), la première bénédiction de l'Amida.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא: הַמִּתְפַּלֵּל צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ בְּכוּלָּן, וְאִם אֵינוֹ יָכוֹל לְכַוֵּין בְּכוּלָּן — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ בְּאַחַת.Certains enseignent cette déclaration sur une baraïta, qui traite d'un autre sujet : celui qui prie doit diriger son cœur dans toutes les bénédictions ; et s'il ne peut pas diriger son cœur dans toutes, qu'il dirige son cœur au moins dans une.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא אָמַר רַב סָפְרָא מִשּׁוּם חַד דְּבֵי רַבִּי: בְּ״אָבוֹת״.Sur cette baraïta, Rabbi 'Hiya a dit : Rav Safra a dit au nom de l'un des Sages de l'école de Rabbi : « une » désigne la bénédiction des Patriarches.
- אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי חֲנִינָא וְכוּ׳: מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: דְּאָמַר קְרָא: ״בּוֹרֵא נִיב שְׂפָתָיִם שָׁלוֹם שָׁלוֹם לָרָחוֹק וְלַקָּרוֹב אָמַר ה׳ וּרְפָאתִיו״.Nous avons appris dans la Michna : On a dit au sujet de Rabbi 'Hanina ben Dossa, etc., que l'aisance de sa prière lui indiquait si elle était agréée. La Guemara demande : D'où savons-nous cela ? Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Car le verset dit : « Je crée la parole des lèvres : Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est proche, dit Hachem, et Je le guérirai » (Isaïe 57, 19). On en déduit que lorsque la parole des lèvres est accordée avec aisance à celui qui prie, sa prière pour le malade est agréée, et celui-ci sera guéri.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַנְּבִיאִים כּוּלָּן לֹא נִתְנַבְּאוּ אֶלָּא לַמַּשִּׂיא בִּתּוֹ לְתַלְמִיד חָכָם, וְלָעוֹשֶׂה פְּרַקְמַטְיָא לְתַלְמִיד חָכָם, וְלַמְהַנֶּה תַּלְמִיד חָכָם מִנְּכָסָיו. אֲבָל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים עַצְמָן — ״עַיִן לֹא רָאָתָה אֱלֹהִים זוּלָתְךָ יַעֲשֶׂה לִמְחַכֵּה לוֹ״.Pour conclure ce sujet, la Guemara rapporte que Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Tous les prophètes, sans exception, n'ont prophétisé leurs consolations que pour celui qui marie sa fille à un talmid 'hakham (érudit en Torah), pour celui qui fait du commerce [perakmatya] au profit d'un talmid 'hakham, et pour celui qui fait bénéficier un talmid 'hakham de ses biens. Mais pour les talmidé 'hakhamim eux-mêmes, les prophètes n'ont pas décrit leur récompense, qui est inestimable, ainsi qu'il est dit : « Nul œil ne l'a vu, ô D.ieu, hormis Toi, ce qu'Il fera pour celui qui L'attend » (Isaïe 64, 3).
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַנְּבִיאִים כּוּלָּן לֹא נִתְנַבְּאוּ אֶלָּא לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ, אֲבָל לְעוֹלָם הַבָּא, ״עַיִן לֹא רָאָתָה אֱלֹהִים זוּלָתְךָ״.Et Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Tous les prophètes, sans exception, n'ont prophétisé que pour les jours du Machia'h (Messie) ; mais pour le monde futur, qui est d'un niveau supérieur, il est dit : « Nul œil ne l'a vu, ô D.ieu, hormis Toi. »
- וּפְלִיגָא דִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּין הָעוֹלָם הַזֶּה לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ אֶלָּא שִׁעְבּוּד מַלְכוּיוֹת בִּלְבַד. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֹא יֶחְדַּל אֶבְיוֹן מִקֶּרֶב הָאָרֶץ״.Et la Guemara note que cela s'oppose à l'avis de Chmouel, car Chmouel a dit : Il n'y a de différence entre ce monde-ci et les jours du Machia'h que l'asservissement aux royaumes étrangers uniquement ; pour le reste, l'ordre du monde demeurera inchangé, comme il est dit : « Car le pauvre ne cessera pas d'exister au sein du pays » (Deutéronome 15, 11).
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַנְּבִיאִים כּוּלָּן לֹא נִתְנַבְּאוּ אֶלָּא לְבַעֲלֵי תְשׁוּבָה, אֲבָל צַדִּיקִים גְּמוּרִים ״עַיִן לֹא רָאָתָה אֱלֹהִים זוּלָתְךָ״.Et Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Tous les prophètes, sans exception, n'ont prophétisé leurs consolations que pour les baalé techouva (ceux qui se repentent) ; mais pour les justes parfaits, il est dit : « Nul œil ne l'a vu, ô D.ieu, hormis Toi. »
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מָקוֹם שֶׁבַּעֲלֵי תְשׁוּבָה עוֹמְדִין — צַדִּיקִים גְּמוּרִים אֵינָם עוֹמְדִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שָׁלוֹם שָׁלוֹם לָרָחוֹק וְלַקָּרוֹב״. ״לָרָחוֹק״ בְּרֵישָׁא, וַהֲדַר ״לַקָּרוֹב״.Et la Guemara note que cela s'oppose à l'avis de Rabbi Abahou, selon qui les repentants sont supérieurs aux justes. Car Rabbi Abahou a dit : À l'endroit où se tiennent les baalé techouva, les justes parfaits ne se tiennent pas, comme il est dit : « Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est proche » : « à celui qui est loin », le repentant, d'abord, et ensuite « à celui qui est proche », le juste parfait.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לְךָ: מַאי ״רָחוֹק״ — שֶׁהָיָה רָחוֹק מִדְּבַר עֲבֵירָה מֵעִיקָּרָא. וּמַאי ״קָרוֹב״ — שֶׁהָיָה קָרוֹב לִדְבַר עֲבֵירָה, וְנִתְרַחֵק מִמֶּנּוּ הַשְׁתָּא.Et Rabbi Yo'hanan te dira : Que signifie « loin » ? C'est le juste parfait, qui était loin de toute faute dès l'origine, et c'est à lui que la paix est adressée en premier. Et que signifie « proche » ? C'est le repentant, qui était proche de la faute et s'en est éloigné à présent.
- מַאי ״עַיִן לֹא רָאָתָה״? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: זֶה יַיִן הַמְשׁוּמָּר בַּעֲנָבָיו מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית. רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: זֶה עֵדֶן, שֶׁלֹּא שָׁלְטָה בּוֹ עֵין כׇּל בְּרִיָּה.Rabbi Yo'hanan a mentionné plus haut la récompense dont il est dit : « Nul œil ne l'a vu ». La Guemara demande : Que désigne « Nul œil ne l'a vu » ? Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : C'est le vin conservé dans ses raisins depuis les six jours de la Création, qu'aucun œil n'a jamais vu. Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit : C'est l'Éden, sur lequel l'œil d'aucune créature ne s'est posé.
- שֶׁמָּא תֹּאמַר: אָדָם הָרִאשׁוֹן הֵיכָן הָיָה? בַּגָּן.Peut-être diras-tu : Adam, le premier homme, où était-il ? N'était-il pas là, et n'a-t-il pas vu l'Éden ? La Guemara répond : il était seulement dans le Jardin, et non dans l'Éden lui-même.
- וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: הוּא גַּן, הוּא עֵדֶן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָהָר יוֹצֵא מֵעֵדֶן לְהַשְׁקוֹת אֶת הַגָּן״, גַּן לְחוּד וְעֵדֶן לְחוּד.Et peut-être diras-tu : C'est le Jardin, c'est l'Éden, deux noms pour un même lieu ? Le verset enseigne : « Et un fleuve sortait de l'Éden pour arroser le Jardin » (Genèse 2, 10) : le Jardin est à part, et l'Éden est à part.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה שֶׁחָלָה בְּנוֹ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל. שִׁגֵּר שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים אֵצֶל רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא לְבַקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים. כֵּיוָן שֶׁרָאָה אוֹתָם, עָלָה לָעֲלִיָּיה, וּבִקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים. בִּירִידָתוֹ אָמַר לָהֶם: לְכוּ, שֶׁחֲלָצַתּוּ חַמָּה. אָמְרוּ לוֹ: וְכִי נָבִיא אַתָּה?! אָמַר לָהֶן: לֹא נָבִיא אָנֹכִי וְלֹא בֶן נָבִיא אָנֹכִי, אֶלָּא כָּךְ מְקּוּבְּלַנִי: אִם שְׁגוּרָה תְּפִלָּתִי בְּפִי — יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהוּא מְקוּבָּל, וְאִם לָאו — יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהוּא מְטוֹרָף. יָשְׁבוּ וְכָתְבוּ וְכִוְּונוּ אוֹתָהּ שָׁעָה. וּכְשֶׁבָּאוּ אֵצֶל רַבָּן גַּמְלִיאֵל, אָמַר לָהֶן: הָעֲבוֹדָה, לֹא חִסַּרְתֶּם וְלֹא הוֹתַרְתֶּם, אֶלָּא כָּךְ הָיָה מַעֲשֶׂה בְּאוֹתָהּ שָׁעָה חֲלָצַתּוּ חַמָּה וְשָׁאַל לָנוּ מַיִם לִשְׁתּוֹת.Ayant mentionné Rabbi 'Hanina ben Dossa dans la Michna, la Guemara loue encore l'efficacité de sa prière. Nos Maîtres ont enseigné : Il arriva que le fils de Rabban Gamliel tomba malade. Rabban Gamliel envoya deux talmidé 'hakhamim auprès de Rabbi 'Hanina ben Dossa pour implorer la miséricorde divine en sa faveur. Dès qu'il les vit, il monta à l'étage supérieur et implora la miséricorde en sa faveur. En redescendant, il leur dit : Allez, car la fièvre l'a quitté. Ils lui dirent : Es-tu donc prophète ?! Il leur dit : Je ne suis ni prophète ni fils de prophète (cf. Amos 7, 14), mais j'ai reçu cette tradition : si ma prière coule aisément dans ma bouche, je sais qu'il est agréé ; et sinon, je sais qu'il est rejeté. Ils s'assirent, écrivirent et notèrent avec précision ce moment. Et lorsqu'ils arrivèrent auprès de Rabban Gamliel et lui montrèrent ce qu'ils avaient écrit, il leur dit : Je le jure par le Service du Temple : vous n'avez ni avancé ni retardé le moment ; c'est ainsi que les choses se sont passées : à ce moment précis, la fièvre l'a quitté et il nous a demandé de l'eau à boire.
- וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא שֶׁהָלַךְ לִלְמוֹד תּוֹרָה אֵצֶל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, וְחָלָה בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי. אָמַר לוֹ: חֲנִינָא בְּנִי, בַּקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים וְיִחְיֶה. הִנִּיחַ רֹאשׁוֹ בֵּין בִּרְכָּיו וּבִקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים, וְחָיָה. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: אִלְמָלֵי הֵטִיחַ בֶּן זַכַּאי אֶת רֹאשׁוֹ בֵּין בִּרְכָּיו כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — לֹא הָיוּ מַשְׁגִּיחִים עָלָיו. אָמְרָה לוֹ אִשְׁתּוֹ: וְכִי חֲנִינָא גָּדוֹל מִמְּךָ? אָמַר לָהּ: לָאו, אֶלָּא הוּא דּוֹמֶה כְּעֶבֶד לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ, וַאֲנִי דּוֹמֶה כְּשַׂר לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ.Et il arriva encore à Rabbi 'Hanina ben Dossa, qui était allé étudier la Torah auprès de Rabbi Yo'hanan ben Zakaï, que le fils de Rabbi Yo'hanan ben Zakaï tomba malade. Il lui dit : 'Hanina, mon fils, implore la miséricorde pour lui, et il vivra. Il posa sa tête entre ses genoux pour se recueillir, implora la miséricorde pour lui, et il vécut. Rabbi Yo'hanan ben Zakaï dit de lui-même : Si Ben Zakaï avait plongé sa tête entre ses genoux toute la journée, on n'aurait prêté aucune attention à lui. Sa femme lui dit : 'Hanina est-il donc plus grand que toi ? Il lui dit : Non, mais lui ressemble à un serviteur devant le roi, qui entre à tout moment et présente toutes sortes de demandes ; et moi, je ressemble à un ministre devant le roi, qui ne vient que lorsqu'on l'appelle et seulement pour des affaires importantes.
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַל יִתְפַּלֵּל אָדָם אֶלָּא בְּבַיִת שֶׁיֵּשׁ שָׁם חַלּוֹנוֹת. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכַוִּין פְּתִיחָן לֵיהּ בְּעִלִּיתֵהּ (לָקֳבֵל) [נֶגֶד] יְרוּשְׁלֶם״.Et au sujet de la prière, Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Qu'un homme ne prie que dans une maison où il y a des fenêtres, car il peut alors voir le ciel et diriger son cœur, comme il est dit au sujet de la prière de Daniel : « Et il avait des fenêtres ouvertes dans sa chambre haute, en direction de Jérusalem » (Daniel 6, 11).
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: חֲצִיף עֲלַי מַאן דִּמְצַלֵּי בְּבַקְתָּא.Au sujet du lieu approprié pour prier, Rav Kahana a dit : Je considère comme insolent celui qui prie dans une plaine découverte.
- וְאָמַר רַב כָּהֲנָא: חֲצִיף עֲלַי מַאן דִּמְפָרֵשׁ חִטְאֵיהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַשְׁרֵי נְשׂוּי פֶּשַׁע כְּסוּי חֲטָאָה״.Et Rav Kahana a dit encore, dans les mêmes termes : Je considère comme insolent celui qui détaille sa faute en public, comme il est dit : « Heureux celui dont la transgression est pardonnée, dont la faute est couverte » (Psaumes 32, 1) : celui qui cache ses fautes montre qu'il en a honte, et grâce à cette honte il lui est pardonné.
הדרן עלך אין עומדין
Nous reviendrons à toi, chapitre « Ein omdin » (Hadran alakh : formule de fin de chapitre ; cinquième chapitre de Berakhot).
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