Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִן הַתְּפִילִּין, וְחַיָּיבִין בִּתְפִילָּה וּבִמְזוּזָה וּבְבִרְכַּת הַמָּזוֹן.et des tefilin ; mais ils sont obligés à la prière (Tefila), à la mezouza et à la bénédiction après le repas (Birkat hamazone). La Guemara va expliquer la raison de ces exemptions et obligations.
- גְּמָ׳ קְרִיאַת שְׁמַע: פְּשִׁיטָא! מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא הוּא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת?GUEMARA. Les femmes sont exemptées de la lecture du Chema : c'est évident ! C'est un commandement positif lié au temps (matin et soir), et de tout commandement positif lié au temps, les femmes sont exemptées ! Pourquoi la Michna le précise-t-elle ?
- מַהוּ דְתֵימָא: הוֹאִיל וְאִית בַּהּ מַלְכוּת שָׁמַיִם, קָמַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : puisqu'il contient l'acceptation du joug de la royauté des Cieux, les femmes y seraient obligées malgré tout ; il nous enseigne qu'elles en sont exemptées.
- וּמִן הַתְּפִלִּין. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא: הוֹאִיל וְאִתַּקַּשׁ לִמְזוּזָה — קָמַשְׁמַע לַן.« Et des tefilin » : c'est évident ! Les tefilin aussi sont liés au temps (le jour et non la nuit, la semaine et non le Chabbat). — Tu aurais pu dire : puisqu'ils sont rapprochés dans la Torah de la mezouza (Deutéronome 6, 8-9), à laquelle les femmes sont obligées, elles seraient aussi obligées aux tefilin ; il nous enseigne qu'elles en sont exemptées.
- וְחַיָּיבִין בִּתְפִלָּה. דְּרַחֲמֵי נִינְהוּ. מַהוּ דְתֵימָא: הוֹאִיל וּכְתִיב בַּהּ ״עֶרֶב וָבֹקֶר וְצָהֳרַיִם״, כְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא דָּמֵי — קָמַשְׁמַע לַן.« Et ils sont obligés à la prière » : car c'est une demande de miséricorde, dont chacun a besoin. Tu aurais pu dire : puisqu'il est écrit à son sujet : « Soir, matin et midi, je m'épanche et je gémis » (Psaumes 55, 18), elle est comparable à un commandement positif lié au temps, et les femmes en seraient exemptées ; il nous enseigne que tous y sont obligés.
- וּבִמְזוּזָה. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא: הוֹאִיל וְאִתַּקַּשׁ לְתַלְמוּד תּוֹרָה — קָמַשְׁמַע לַן.« Et à la mezouza » : c'est évident ! C'est un commandement positif non lié au temps. — Tu aurais pu dire : puisqu'elle est rapprochée de l'étude de la Torah (Deutéronome 11, 19-20), dont les femmes sont exemptées, elles seraient exemptées de la mezouza ; il nous enseigne qu'elles y sont obligées.
- וּבְבִרְכַּת הַמָּזוֹן. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְתֵימָא הוֹאִיל וּכְתִיב ״בְּתֵת ה׳ לָכֶם בָּעֶרֶב בָּשָׂר לֶאֱכֹל וְלֶחֶם בַּבֹּקֶר לִשְׂבֹּעַ״, כְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא דָּמֵי — קָמַשְׁמַע לַן.« Et à la bénédiction après le repas » : c'est évident ! — Tu aurais pu dire : puisqu'il est écrit : « Quand Hachem vous donnera le soir de la viande à manger et le matin du pain à satiété » (Exode 16, 8), les repas auraient des heures fixes, et elle serait comparable à un commandement positif lié au temps ; il nous enseigne que les femmes y sont obligées.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בְּקִדּוּשׁ הַיּוֹם דְּבַר תּוֹרָה. אַמַּאי? מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא הוּא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת! אָמַר אַבָּיֵי: מִדְּרַבָּנַן.Rav Ada bar Ahava a dit : Les femmes sont obligées au kiddouch du jour (la sanctification du Chabbat) d'après la Torah. Pourquoi ? C'est un commandement positif lié au temps, et de tout commandement positif lié au temps, les femmes sont exemptées ! Abayé a dit : elles n'y sont obligées que d'ordre rabbinique.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא ״דְּבַר תּוֹרָה״ קָאָמַר. וְעוֹד, כׇּל מִצְוַת עֲשֵׂה נְחַיְּיבִינְהוּ מִדְּרַבָּנַן!Rava lui a dit : il y a deux objections. D'abord, voici que Rav Ada a dit « d'après la Torah » ! Et de plus, si les Sages légiféraient ainsi, obligeons-les donc à tous les commandements positifs liés au temps d'ordre rabbinique !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אָמַר קְרָא ״זָכוֹר וְשָׁמוֹר״ — כׇּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בִּשְׁמִירָה יֶשְׁנוֹ בִּזְכִירָה. וְהָנֵי נְשֵׁי הוֹאִיל וְאִיתַנְהוּ בִּשְׁמִירָה, אִיתַנְהוּ בִּזְכִירָה.Rava a donc dit plutôt : Le verset dit « Souviens-toi » du Chabbat (Exode 20, 8) et « Garde » le Chabbat (Deutéronome 5, 12) : quiconque est concerné par l'obligation de garder le Chabbat, en s'abstenant de le profaner, est concerné par celle de s'en souvenir par le kiddouch. Et ces femmes, puisqu'elles sont concernées par la garde, sont concernées par le souvenir.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: נָשִׁים בְּבִרְכַּת הַמָּזוֹן, דְאוֹרָיְיתָא אוֹ דְּרַבָּנַן? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — לְאַפּוֹקֵי רַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְאוֹרָיְיתָא, אָתֵי דְּאוֹרָיְיתָא וּמַפֵּיק דְּאוֹרָיְיתָא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּרַבָּנַן, הָוֵי ״שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב בַּדָּבָר״, וְכׇל שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב בַּדָּבָר אֵינוֹ מוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן. מַאי?Ravina a dit à Rava : Les femmes, pour la bénédiction après le repas, y sont-elles obligées d'après la Torah ou d'ordre rabbinique ? Quelle conséquence pratique ? Savoir si elles peuvent acquitter les autres de leur obligation. Si tu dis que c'est d'après la Torah, cela se comprend : vient celle qui est obligée d'après la Torah et acquitte celui qui est obligé d'après la Torah. Mais si tu dis que c'est d'ordre rabbinique, elle est considérée, au regard de la Torah, comme « celui qui n'est pas obligé de la chose » ; et quiconque n'est pas obligé de la chose ne peut acquitter les autres de leur obligation. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: בֶּאֱמֶת אָמְרוּ בֵּן מְבָרֵךְ לְאָבִיו וְעֶבֶד מְבָרֵךְ לְרַבּוֹ וְאִשָּׁה מְבָרֶכֶת לְבַעֲלָהּ, אֲבָל אָמְרוּ חֲכָמִים: תָּבֹא מְאֵרָה לְאָדָם שֶׁאִשְׁתּוֹ וּבָנָיו מְבָרְכִין לוֹ.Viens et entends une baraïta : En vérité, ils ont dit : un fils bénit pour son père, un esclave bénit pour son maître, et une femme bénit pour son mari ; mais les Sages ont dit : que la malédiction vienne sur l'homme dont la femme et les enfants bénissent pour lui, parce qu'il ne sait pas le faire lui-même.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּאוֹרָיְיתָא, אָתֵי דְּאוֹרָיְיתָא וּמַפֵּיק דְּאוֹרָיְיתָא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּרַבָּנַן, אָתֵי דְּרַבָּנַן וּמַפֵּיק דְּאוֹרָיְיתָא?!On peut en déduire : si tu dis que leur obligation est d'après la Torah, cela se comprend : vient celui qui est obligé d'après la Torah et acquitte celui qui est obligé d'après la Torah. Mais si tu dis que c'est d'ordre rabbinique, vient celui qui est obligé d'ordre rabbinique et acquitte celui qui est obligé d'après la Torah ?!
- וּלְטַעְמָיךְ קָטָן בַּר חִיּוּבָא הוּא? אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁאָכַל שִׁיעוּרָא דְרַבָּנַן, דְּאָתֵי דְּרַבָּנַן וּמַפֵּיק דְּרַבָּנַן.La Guemara rejette la preuve : Et selon ton raisonnement, le mineur est-il soumis à l'obligation d'après la Torah ? Pourtant la baraïta dit qu'il peut bénir pour son père ! Il faut plutôt dire : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où le père a mangé la mesure qui n'oblige que d'ordre rabbinique, sans être rassasié ; vient alors celui qui est obligé d'ordre rabbinique et acquitte celui qui est obligé d'ordre rabbinique.
- דָּרֵשׁ רַב עַוִּירָא, זִמְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי וְזִמְנִין אָמַר לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַסִּי: אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, כָּתוּב בְּתוֹרָתֶךָ ״אֲשֶׁר לֹא יִשָּׂא פָנִים וְלֹא יִקַּח שֹׁחַד״, וַהֲלֹא אַתָּה נוֹשֵׂא פָּנִים לְיִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״יִשָּׂא ה׳ פָּנָיו אֵלֶיךָ״?! אָמַר לָהֶם: וְכִי לֹא אֶשָּׂא פָּנִים לְיִשְׂרָאֵל, שֶׁכָּתַבְתִּי לָהֶם בַּתּוֹרָה ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ וּבֵרַכְתָּ אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, וְהֵם מְדַקְדְּקִים [עַל] עַצְמָם עַד כְּזַיִת וְעַד כְּבֵיצָה.À propos de celui qui bénit sans être rassasié, la Guemara rapporte une drasha (interprétation d'un verset) : Rav Avira a enseigné – parfois il le disait au nom de Rabbi Ami, et parfois il le disait au nom de Rabbi Assi : Les anges du service ont dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, il est écrit dans Ta Torah : « le D.ieu grand, puissant et redoutable, qui ne lève pas la face (ne fait pas de faveur) et ne prend pas de pot-de-vin » (Deutéronome 10, 17) ; or Toi, ne lèves-Tu pas la face envers Israël, comme il est écrit : « Que Hachem lève Sa face vers toi » (Nombres 6, 26) ? Il leur a dit : Et comment ne lèverais-Je pas la face envers Israël ? Car J'ai écrit pour eux dans la Torah : « Tu mangeras, tu te rassasieras, et tu béniras Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 8, 10) – l'obligation n'existe qu'une fois rassasié –, et eux sont scrupuleux envers eux-mêmes et bénissent dès la taille d'une olive ou dès la taille d'un œuf.
- מַתְנִי׳ בַּעַל קֶרִי — מְהַרְהֵר בְּלִבּוֹ, וְאֵינוֹ מְבָרֵךְ, לֹא לְפָנֶיהָ וְלֹא לְאַחֲרֶיהָ. וְעַל הַמָּזוֹן מְבָרֵךְ לְאַחֲרָיו וְאֵינוֹ מְבָרֵךְ לְפָנָיו. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבָרֵךְ לִפְנֵיהֶם וּלְאַחֲרֵיהֶם.MICHNA. Ezra a décrété qu'un homme impur à la suite d'un épanchement séminal ne s'occupe pas de Torah avant de s'être immergé. À ce sujet : si le moment du Chema arrive et qu'il est ba'al keri (impur à la suite d'un épanchement séminal), il médite le Chema dans son cœur, et ne bénit ni avant ni après lui. Et pour la nourriture, il bénit après (obligation de la Torah), mais ne bénit pas avant (obligation rabbinique). Rabbi Yehouda dit : il bénit avant et après, dans les deux cas.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבִינָא: זֹאת אוֹמֶרֶת הִרְהוּר כְּדִבּוּר דָּמֵי. דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לָאו כְּדִבּוּר דָּמֵי — לָמָּה מְהַרְהֵר?GUEMARA. Ravina a dit : Cela signifie que, d'après la Michna, la méditation est comparable à la parole. Car si tu pensais qu'elle n'est pas comparable à la parole, pourquoi méditerait-il ?
- אֶלָּא מַאי — הִרְהוּר כְּדִבּוּר דָּמֵי, יוֹצִיא בִּשְׂפָתָיו?La Guemara rejette : Mais alors, quoi ? La méditation est comparable à la parole ? Dans ce cas, puisqu'on lui permet de méditer, qu'il prononce donc les mots de ses lèvres !
- כִּדְאַשְׁכְּחַן בְּסִינַי.La Guemara répond : Comme nous l'avons trouvé au Sinaï : la Torah fut donnée par la parole, et ceux qui avaient eu des relations conjugales devaient s'immerger ; de même, on a décrété que le ba'al keri ne prononce pas de paroles de Torah avant de s'immerger, mais la méditation lui reste permise.
- וְרַב חִסְדָּא אָמַר, הִרְהוּר לָאו כְּדִבּוּר דָּמֵי, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ הִרְהוּר כְּדִבּוּר דָּמֵי — יוֹצִיא בִּשְׂפָתָיו.Et Rav 'Hisda a dit le contraire : La méditation n'est pas comparable à la parole ; car si tu pensais que la méditation est comparable à la parole, qu'il prononce donc de ses lèvres !
- אֶלָּא מַאי הִרְהוּר לָאו כְּדִבּוּר דָּמֵי, לָמָּה מְהַרְהֵר? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהוּ כׇּל הָעוֹלָם עוֹסְקִין בּוֹ וְהוּא יוֹשֵׁב וּבָטֵל.Mais alors, quoi ? La méditation n'est pas comparable à la parole ? Pourquoi médite-t-il ? Rabbi Elazar a dit : Afin que tout le monde ne soit pas occupé à la lecture du Chema tandis que lui reste assis, désœuvré.
- וְנִגְרוֹס בְּפִרְקָא אַחֲרִינָא! אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בְּדָבָר שֶׁהַצִּבּוּר עוֹסְקִין בּוֹ.— Qu'il étudie donc un autre chapitre ! — Rav Ada bar Ahava a dit : il convient qu'il s'occupe d'une chose dont la communauté s'occupe.
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