Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַלּוֹקֵחַ עוּבַּר חֲמוֹרוֹ שֶׁל נָכְרִי, וְהַמּוֹכֵר לוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי, הַמִּשְׁתַּתֵּף לוֹ, וְהַמְקַבֵּל הֵימֶנּוּ, וְהַנּוֹתֵן לוֹ בְּקַבָּלָה — פָּטוּר מִן הַבְּכוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּיִשְׂרָאֵל״, אֲבָל לֹא בַּאֲחֵרִים.MICHNA : Celui qui achète le fœtus de l'ânesse d'un non-juif, et celui qui lui vend le fœtus de son ânesse, bien qu'il n'en ait pas le droit – car il est interdit de vendre un gros animal à un non-juif –, celui qui s'associe avec lui dans la propriété d'une ânesse ou de son fœtus, celui qui reçoit de lui une ânesse à garder en échange d'une part de sa progéniture, et celui qui lui donne son ânesse en gérance (kabbala : confiée à un tiers qui partage les petits) : dans tous ces cas, l'animal est exempt de la bekhora (le statut de premier-né et ses obligations), comme il est dit : « J'ai sanctifié pour Moi tout premier-né en Israël » (Nombres 3, 13), mais pas chez les autres. Si le premier-né appartient même en partie à un non-juif, il n'a pas ce statut.
- גְּמָ׳ כׇּל הָנֵי לְמָה לִי?GUEMARA : La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : tous ces cas, pourquoi m'a-t-il fallu les enseigner, puisqu'ils illustrent le même principe ?
- צְרִיכִי, דְּאִי תְּנָא לוֹקֵחַ — הֲוָה אָמֵינָא מִשּׁוּם דְּקָא מַיְיתֵי לַהּ לִקְדוּשָּׁה, אֲבָל מוֹכֵר דְּקָא מַפְקַע לַהּ מִקְּדוּשָּׁה — אֵימָא לִיקְנְסֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Ils sont nécessaires. Car si le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) avait enseigné uniquement le cas de celui qui achète, j'aurais dit qu'il n'y a pas de sanction parce qu'il l'amène à la sainteté ; mais celui qui vend, qui la fait sortir de la sainteté, je dirais que les Sages doivent le sanctionner en imposant les obligations de la bekhora. Il nous enseigne donc qu'il en est exempt.
- וְהַמִּשְׁתַּתֵּף לוֹ, לְמָה לִי? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: שׁוּתָּפוּת גּוֹיִ חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה, קָמַשְׁמַע לַן דִּפְטוּרָה מִן הַבְּכוֹרָה.Et le cas de celui qui s'associe avec lui, pourquoi m'est-il nécessaire ? Pour exclure l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit : l'association avec un non-juif est soumise à la bekhora. Il nous enseigne ainsi qu'elle est exempte de la bekhora.
- וְהַמְקַבֵּל, לְמָה לִי? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי וְהַנּוֹתֵן לוֹ בְּקַבָּלָה.Et le cas de celui qui reçoit une ânesse d'un non-juif, pourquoi m'est-il nécessaire, alors qu'il est inclus dans le précédent ? Parce qu'il veut enseigner le cas parallèle : et celui qui lui donne en gérance.
- וְהַנּוֹתֵן לוֹ בְּקַבָּלָה, לְמָה לִי? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְעִיקַּר בְּהֵמָה דְּיִשְׂרָאֵל הִיא, לִיקְנְסֵיהּ, דִּלְמָא אָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בִּבְהֵמָה אַחֲרִיתִי, קָמַשְׁמַע לַן.Et le cas de celui qui lui donne en gérance, pourquoi m'est-il nécessaire ? Il était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque l'essentiel de l'animal appartient au Juif, qu'on le sanctionne, en traitant le petit comme un premier-né, de peur qu'on en vienne à confondre ce cas avec un autre animal confié à un non-juif qui n'a aucun droit sur les petits. Il nous enseigne qu'on ne le sanctionne pas.
- תְּנַן הָתָם: רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בַּשְּׁבוּרָה, בֶּן בְּתִירָא מַתִּיר בַּסּוּס.Nous avons appris là-bas (Avoda Zara 14b), au sujet de l'interdit de vendre un gros animal à un non-juif : Rabbi Yehouda permet de vendre une bête brisée, incapable de travailler, et Ben Betéra permet de vendre un cheval, qui sert à la monte.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: עוּבָּר מָה לִי אָמַר רַבִּי יְהוּדָה? טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה הָתָם דְּשָׁרֵי, מִשּׁוּם דִּשְׁבוּרָה, עוּבָּר נָמֵי שָׁבוּר הוּא. אוֹ דִלְמָא: שְׁבוּרָה לָאו הַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ, אֲבָל עוּבָּר, כֵּיוָן דְּהַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ, לָאו שָׁבוּר הוּא?Ils ont posé la question : un fœtus, que me dit Rabbi Yehouda à son sujet ? La raison de Rabbi Yehouda là-bas, qui permet, est-elle que la bête est brisée et ne peut travailler, et alors le fœtus aussi est comme brisé ? Ou peut-être : une bête brisée, ce n'est pas sa manière naturelle ; mais un fœtus, puisque c'est sa manière naturelle et qu'il grandira, il n'est pas considéré comme brisé ?
- תָּא שְׁמַע: וְהַמּוֹכֵר לוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי. וְלָא פְּלִיג רַבִּי יְהוּדָה.Viens et entends une preuve de notre Michna : « et celui qui lui vend, bien qu'il n'en ait pas le droit », et Rabbi Yehouda ne conteste pas. Il admet donc qu'il est interdit de vendre le fœtus.
- וְלִיטַעְמָיךְ, הַמִּשְׁתַּתֵּף לוֹ, וְהַמְקַבֵּל מִמֶּנּוּ, וְהַנּוֹתֵן לוֹ בְּקַבָּלָה, דְּלָא קָתָנֵי — הָכִי נָמֵי דְּלָא פְּלִיג?Mais selon ton raisonnement, les cas de celui qui s'associe avec lui, celui qui reçoit de lui et celui qui lui donne en gérance, où la Michna n'enseigne pas de contestation de Rabbi Yehouda, faut-il dire de même qu'il ne conteste pas ? C'est impossible, puisque nous savons qu'il tient l'association avec un non-juif pour soumise à la bekhora.
- אֶלָּא — פְּלִיג, וְלָא קָתָנֵי. הָכָא נָמֵי — פְּלִיג, וְלָא קָתָנֵי.Mais il faut dire qu'il conteste, et qu'elle ne l'enseigne pas. Ici aussi, pour la vente du fœtus, il conteste, et elle ne l'enseigne pas.
- תָּא שְׁמַע: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, הַמְקַבֵּל בְּהֵמָה מִן הַגּוֹי וְיָלְדָה — מַעֲלִין אוֹתוֹ בְּשׇׁוְויוֹ, וְנוֹתֵן חֲצִי דָּמָיו לַכֹּהֵן. וְהַנּוֹתֵן לוֹ בְּקַבָּלָה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי — קוֹנְסִים אוֹתוֹ עַד עֲשָׂרָה בְּדָמָיו, וְנוֹתֵן כׇּל דָּמָיו לַכֹּהֵן.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : celui qui reçoit une bête d'un non-juif en gérance, et qu'elle a mis bas un premier-né, on l'évalue à sa valeur, et il donne la moitié de son prix au Cohen (prêtre) pour sa part. Et celui qui lui donne une bête en gérance, bien qu'il n'en ait pas le droit, on le sanctionne en lui imposant de racheter la part du non-juif jusqu'à dix fois son prix, et il donne tout son prix au Cohen.
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