Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְמוֹרָחִין מִן הַגּוֹי, מְעַשְּׂרָן וְהֵן שֶׁלּוֹ.en tas lissés auprès du non-Juif le dîme, et ils sont à lui : il n'a pas à donner la terouma (prélèvement donné au Cohen) ni la dîme à leurs destinataires.
- דְּמָרְחִינְהוּ מַאן? אִילֵימָא דְּמָרְחִינְהוּ גּוֹי — ״דְּגָנְךָ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא דְּגַן גּוֹי!La Guemara demande : Qui les a lissés ? Si je dis que le non-Juif les a lissés, « ton blé » (Deutéronome 18, 4) a dit le Miséricordieux, et non le blé du non-Juif !
- אֶלָּא דְּמָרְחִינְהוּ יִשְׂרָאֵל מֵרְשׁוּת גּוֹי. מְעַשְּׂרָן, דְּאֵין קִנְיָן לְגוֹי בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְהַפְקִיעַ מִיַּד מַעֲשֵׂר, וְהֵן שֶׁלּוֹ — דְּאָמַר לֵיהּ: קָאָתֵינָא מִכֹּחַ גַּבְרָא דְּלָא מָצֵית (אִישְׁתַּעֵית) [אִישְׁתַּעוֹיֵי] דִּינָא בַּהֲדֵיהּ.Mais alors, il s'agit d'un cas où un Israélite les a lissés dans le domaine du non-Juif. Il les dîme, car le non-Juif n'a pas de droit de propriété en Terre d'Israël qui annulerait la dîme ; et ils sont à lui, car il lui dit (au Cohen) : Je viens par la force d'un homme avec qui tu ne peux pas plaider.
- תְּנַן הָתָם: הַמַּפְקִיד פֵּירוֹתָיו אֵצֶל הַכּוּתִי וְאֵצֶל עַם הָאָרֶץ, בְּחֶזְקָתָן לַמַּעֲשֵׂר וְלַשְּׁבִיעִית.Nous avons appris là-bas (Demaï 3, 4) : Celui qui dépose ses fruits auprès du Couti et auprès de l'am haarets (l'ignorant peu scrupuleux sur les dîmes), ils restent dans leur statut présumé pour la dîme et pour la chemita (année sabbatique).
- אֵצֶל הַגּוֹי — כְּפֵירוֹתָיו, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: דְּמַאי.Auprès du non-Juif, ils sont comme ses fruits à lui, car il les a sans doute échangés. Rabbi Chimon dit : Ils sont demaï (produit au prélèvement douteux).
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְהַפְרִישׁ — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי — לִיתְּנָן לְכֹהֵן. תַּנָּא קַמָּא סָבַר: וַדַּאי חַלְּפִינְהוּ, וּבָעֵי מִיתְּנַנְהוּ לְכֹהֵן, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: דְּמַאי.Rabbi Elazar a dit : Pour le prélèvement, nul ne diverge. Là où ils divergent, c'est sur le fait de les donner au Cohen. Le premier Tanna estime qu'il les a certainement échangés, et qu'il faut les donner au Cohen ; et Rabbi Chimon estime qu'ils sont demaï, et que le Cohen doit apporter la preuve.
- יָתֵיב רַב דִּימִי וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: טַעְמָא דִּמְסַפְּקָא לַן אִי חַלְּפִינְהוּ אִי לָא חַלְּפִינְהוּ, הָא וַדַּאי חַלְּפִינְהוּ — דְּכוּלֵּי עָלְמָא בָּעֵי לְמִיתְּבִינְהוּ לְכֹהֵן, וְהָאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַלּוֹקֵחַ טְבָלִים מִן הַגּוֹי מְמוֹרָחִין — מְעַשְּׂרָן וְהֵן שֶׁלּוֹ!Rav Dimi était assis et disait cet enseignement. Abayé lui a dit : La raison de Rabbi Chimon est que nous sommes dans le doute s'il les a échangés ou non. Mais s'il les a certainement échangés, tout le monde admet qu'il faut les donner au Cohen. Or Rabbi Chmouel n'a-t-il pas dit que Rabbi 'Hanina a dit : Celui qui achète du tevel (produit non prélevé) en tas lissés auprès du non-Juif le dîme, et ils sont à lui ?
- דִּלְמָא כָּאן בִּתְרוּמָה גְּדוֹלָה, כָּאן בִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר!Rav Dimi lui a répondu : Peut-être ici s'agit-il de la terouma guedola (la grande terouma, prélevée en premier), et là de la terouma de la dîme !
- אַזְכַּרְתַּן מִילְּתָא דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִנַּיִן לַלּוֹקֵחַ טְבָלִים מְמוֹרָחִין מִן הַגּוֹי שֶׁהוּא פָּטוּר מִתְּרוּמַת מַעֲשֵׂר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֶל הַלְוִיִּם תְּדַבֵּר וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם כִּי תִקְחוּ מֵאֵת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, טְבָלִים שֶׁאַתָּה לוֹקֵחַ מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל — אַתָּה מַפְרִישׁ מֵהֶן תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר וְנוֹתְנָהּ לַכֹּהֵן, טְבָלִים שֶׁאַתָּה לוֹקֵחַ מִן הַגּוֹי — אִי אַתָּה מַפְרִישׁ מֵהֶן תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר וְנוֹתְנָהּ לַכֹּהֵן.Abayé lui a dit : Tu nous as rappelé ce qu'a dit Rabbi Yehochoua ben Lévi : D'où savons-nous que celui qui achète du tevel en tas lissés auprès du non-Juif est exempt de la terouma de la dîme ? Comme il est dit : « Et aux Léviim tu parleras et tu leur diras : Lorsque vous prendrez des Bnei Israël » (Nombres 18, 26) : le tevel que tu prends des Bnei Israël, tu en prélèves la terouma de la dîme et tu la donnes au Cohen ; le tevel que tu prends du non-Juif, tu n'en prélèves pas la terouma de la dîme pour la donner au Cohen.
- וְאִם מֵת נֶהֱנִים בּוֹ. דְּמִית הֵיכָא? אִילֵּימָא דְּמִית בֵּי כֹהֵן, וְנֶהֱנֶה בּוֹ כֹּהֵן — פְּשִׁיטָא, מָמוֹנָא דִּידֵיהּ הוּא! אֶלָּא, דְּמִית בֵּי בְעָלִים וְנֶהֱנֶה בּוֹ כֹּהֵן — הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא!La Michna enseigne au sujet de l'agneau de rachat : Et s'il meurt, on peut en tirer profit. Où est-il mort ? Si je dis qu'il est mort chez le Cohen, et que le Cohen en tire profit, c'est évident : c'est son bien ! Mais alors, qu'il est mort chez les propriétaires et que le Cohen en tire profit : cela aussi est évident !
- סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא, כֹּל כַּמָּה דְּלָא מְטָא לִידֵיהּ לָא זְכָה בֵּיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּמֵעִידָּנָא דְּאַפְרְשֵׁיהּ, בִּרְשׁוּתֵיהּ דְּכֹהֵן קָאֵי.La Guemara répond : Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Tant qu'il n'est pas parvenu à sa main, il n'en a pas acquis la propriété. Elle nous enseigne que dès l'instant où il l'a prélevé, il se trouve dans le domaine du Cohen.
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