Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סוֹף סוֹף, כִּי אָמַר לֵיהּ ״נֶאֶנְסוּ״, לָאו שְׁבוּעָה בָּעֵי? הָכָא נָמֵי, מַאי ״נֶאֱמָן״ – נֶאֱמָן בִּשְׁבוּעָה.En fin de compte, lorsqu'il lui dit « ils ont été perdus par force majeure », ne faut-il pas un serment ? Comment donc prétendre qu'il est cru sans serment lorsqu'il dit avoir rendu le dépôt ? Rav 'Hisda lui répondit : ici aussi, que signifie « il est cru » ? Il est cru avec serment.
- לֵימָא בִּפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי – דְּתַנְיָא: שְׁטַר כִּיס הַיּוֹצֵא עַל הַיְּתוֹמִים – דַּיָּינֵי גוֹלָה אָמְרִי: נִשְׁבָּע וְגוֹבֶה כּוּלּוֹ. וְדַיָּינֵי אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל אָמְרִי: נִשְׁבָּע וְגוֹבֶה מֶחֱצָה.La Guemara propose : dirons-nous que Rav Amram et Rav 'Hisda divergent selon la machlokèt (divergence d'opinions) de ces Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un chtar kis (« acte de bourse » : acte attestant qu'on a remis de l'argent à autrui pour le faire fructifier, les bénéfices étant partagés) présenté contre les orphelins de celui qui a reçu l'argent : les juges de l'Exil disent : le créancier jure qu'il n'a pas été remboursé et perçoit la totalité de la somme. Et les juges de la terre d'Israël disent : il jure et perçoit la moitié.
- וּדְכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דִּנְהַרְדָּעֵי – דְּאָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: הַאי עִיסְקָא – פַּלְגָא מִלְוֶה, וּפַלְגָא פִּקָּדוֹן.Et tous admettent l'opinion des Sages de Neharde'a, car les Sages de Neharde'a disent : cette association commerciale, où l'un remet de l'argent à l'autre pour le faire fructifier, est pour moitié un prêt, dont le bénéficiaire répond entièrement, et pour moitié un dépôt, dont il est dispensé en cas de force majeure.
- מַאי, לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר, מָצֵי אֲמַר לֵיהּ: ״שְׁטָרָךְ בִּידִי מַאי בָּעֵי״; וּמָר סָבַר, לָא אָמְרִי?Selon cela, tous admettent que le créancier perçoit, avec serment, la moitié qui constitue un prêt. Quant à la moitié qui constitue un dépôt : n'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent ? Car un Sage, les juges de l'Exil, pense, comme Rav Amram, que le déposant peut lui dire : « ton acte, que fait-il dans ma main ? » ; le défunt n'aurait donc pas été cru, et le créancier perçoit aussi cette moitié. Et un Sage, les juges de la terre d'Israël, pense, comme Rav 'Hisda, qu'on ne dit pas cela : le père aurait été cru en disant qu'il avait rendu le dépôt, et le créancier ne perçoit que la moitié qui constitue un prêt.
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב חִסְדָּא; וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: אִם אִיתָא דְּפַרְעֵיהּ, מֵימָר הֲוָה אָמַר. וּמָר סָבַר: אֵימוֹר מַלְאַךְ הַמָּוֶת הוּא דְּאַנְסֵיהּ.La Guemara rejette cela : non ; tous admettent l'opinion de Rav 'Hisda, et le père aurait été cru. Et ici, c'est sur ceci qu'ils divergent : car un Sage, les juges de l'Exil, pense que, s'il était vrai qu'il l'avait remboursé, il l'aurait dit à ses enfants ; puisqu'il ne l'a pas fait, on présume qu'il n'a pas remboursé. Et un Sage, les juges de la terre d'Israël, pense : dis que c'est l'ange de la mort qui l'en a empêché, car il est mort avant de pouvoir rendre compte de ses affaires à ses enfants.
- שְׁלַח רַב הוּנָא בַּר אָבִין: הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵירוֹ בִּשְׁטָר, וְאָמַר לוֹ: ״הֶחְזַרְתִּיו לָךְ״ – נֶאֱמָן. וּשְׁטַר כִּיס הַיּוֹצֵא עַל הַיְּתוֹמִין – נִשְׁבָּע וְגוֹבֶה כּוּלּוֹ.À ce propos : Rav Houna bar Avin envoya la décision suivante : celui qui dépose un bien chez son prochain avec un acte, et le dépositaire lui dit ensuite : « je te l'ai rendu », est cru, même si l'acte est encore entre les mains du déposant. Et un chtar kis présenté contre les orphelins : le créancier jure et perçoit la totalité.
- תַּרְתֵּי?! שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִם אִיתָא דְּפַרְעֵיהּ – מֵימָר הֲוָה אָמַר.La Guemara s'étonne : ces deux règles ne se contredisent-elles pas ?! Si le père est cru pour dire qu'il a rendu, le tribunal devrait faire valoir cet argument pour ses orphelins. La Guemara répond : là-bas c'est différent, car s'il était vrai qu'il l'avait remboursé, il l'aurait dit à ses enfants.
- רָבָא אָמַר: הִלְכְתָא – נִשְׁבָּע וְגוֹבֶה מֶחֱצָה. אָמַר מָר זוּטְרָא: הִלְכְתָא כְּדַיָּינֵי גוֹלָה. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָר זוּטְרָא, הָא אָמַר רָבָא: נִשְׁבָּע וְגוֹבֶה מֶחֱצָה! אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן, דְּדַיָּינֵי גוֹלָהRava dit : à propos du chtar kis présenté contre les orphelins, la halakha (règle pratique) est que le créancier jure et perçoit la moitié, comme les juges de la terre d'Israël. Mar Zoutra dit : la halakha est conforme aux juges de l'Exil. Ravina dit à Mar Zoutra : Rava n'a-t-il pas dit : il jure et perçoit la moitié ?! Mar Zoutra lui dit : nous, l'opinion des juges de l'Exil,
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