Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכָא נָמֵי, אָדָם עָשׂוּי שֶׁלֹּא לְהַשְׂבִּיעַ אֶת עַצְמוֹ!Ici aussi, pour le bien consacré, on pourrait dire qu'un homme est porté à parler ainsi pour ne pas se faire paraître lui-même rassasié, c'est-à-dire riche ! La dette serait donc peut-être fictive, et l'on ne devrait pas la payer sur le bien consacré.
- כִּי קָאָמַר רַב הוּנָא הָתָם – דְּנָקֵיט שְׁטָרָא.La Guemara répond : lorsque Rav Houna a dit qu'il est cru, là-bas, il s'agit du cas où le créancier tient un acte qui corrobore l'aveu du mourant.
- מִכְּלָל דְּרַב וּשְׁמוּאֵל – דְּלָא נָקֵיט שְׁטָרָא; אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין?! מִלְוֶה עַל פֶּה הֲוָה, וְרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מִלְוֶה עַל פֶּה – אֵינוֹ גּוֹבֶה לֹא מִן הַיּוֹרְשִׁין וְלֹא מִן הַלָּקוֹחוֹת!Il s'ensuit que la règle de Rav et Chmouel vise le cas où il ne tient pas d'acte. Mais alors, s'il a dit « Donnez », on donne ?! C'est un prêt verbal, et Rav et Chmouel ont dit tous deux : un prêt verbal ne se recouvre ni auprès des héritiers ni auprès des acheteurs !
- אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן: אִידֵּי וְאִידֵּי דְּנָקֵיט שְׁטָרָא, וְלָא קַשְׁיָא – הָא דִּמְקוּיָּים, הָא דְּלָא מְקוּיָּים; אָמַר ״תְּנוּ״ – קַיְּימֵיהּ לִשְׁטָרֵיהּ, לֹא אָמַר ״תְּנוּ״ – לָא קַיְּימֵיהּ לִשְׁטָרֵיהּ.Plutôt, Rav Na'hman a dit : dans l'un et l'autre cas, il tient un acte, et ce n'est pas difficile : ici, chez Rav Houna, il s'agit d'un acte validé par le tribunal ; là, chez Rav et Chmouel, d'un acte non validé. S'il a dit « Donnez », il a validé son acte ; s'il n'a pas dit « Donnez », il n'a pas validé son acte.
- אָמַר רַבָּה: שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר ״מָנֶה לִפְלוֹנִי בְּיָדִי״, וְאָמְרוּ יְתוֹמִין ״פָּרַעְנוּ״ – נֶאֱמָנִין. ״תְּנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וְאָמְרוּ יְתוֹמִין ״פָּרַעְנוּ״ – אֵין נֶאֱמָנִין.Rabba a dit : un mourant qui a dit « Un manè (cent zouz) est à untel entre mes mains », et les orphelins ont dit « Nous avons payé » : ils sont crus. « Donnez un manè à untel », et les orphelins ont dit « Nous avons payé » : ils ne sont pas crus.
- כְּלַפֵּי לְיָיא? אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא! אָמַר ״תְּנוּ מָנֶה״ – כֵּיוָן דְּפַסְקַהּ אֲבוּהוֹן לְמִילְּתָא, אִיכָּא לְמֵימַר דְּפַרְעֵיהּ. ״מָנֶה לִפְלוֹנִי בְּיָדִי״ – כֵּיוָן דְּלָא פְּסַק אֲבוּהוֹן לְמִילְּתָא, אִיכָּא לְמֵימַר דְּלָא פַּרְעֵיהּ!La Guemara s'étonne : vers où cela va-t-il (kelapei leya) ? C'est le contraire qui est logique ! S'il a dit « Donnez un manè », puisque leur père a tranché la chose, on peut dire qu'ils l'ont payé. Mais « Un manè est à untel entre mes mains », puisque leur père n'a pas tranché la chose, on peut dire qu'ils ne l'ont pas payé !
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר, הָכִי אִיתְּמַר: שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר ״מָנֶה לִפְלוֹנִי בְּיָדִי״, וְאָמְרוּ יְתוֹמִין: ״חָזַר וְאָמַר לָנוּ אַבָּא: פָּרַעְתִּי״ – נֶאֱמָנִין. מַאי טַעְמָא? אִדְּכוֹרֵי מִידְּכַר. ״תְּנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וְאָמְרוּ יְתוֹמִין: ״חָזַר וְאָמַר אַבָּא: פָּרַעְתִּי״ – אֵין נֶאֱמָנִין. דְּאִם אִיתָא דְּפַרְעֵיהּ, לָא הֲוָה אָמַר ״תְּנוּ״.Plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : un mourant qui a dit « Un manè est à untel entre mes mains », et les orphelins ont dit : « Notre père s'est repris et nous a dit : J'ai payé » : ils sont crus. Quelle en est la raison ? Il s'est souvenu après coup qu'il avait payé. « Donnez un manè à untel », et les orphelins ont dit : « Notre père s'est repris et a dit : J'ai payé » : ils ne sont pas crus, car s'il était vrai qu'il l'avait payé, il n'aurait pas dit « Donnez ».
- בָּעֵי רָבָא: שְׁכִיב מְרַע שֶׁהוֹדָה, מַהוּ? צָרִיךְ לוֹמַר ״אַתֶּם עֵדַי״, אוֹ אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״אַתֶּם עֵדַי״? צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר ״כְּתוֹבוּ״ אוֹ אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״כְּתוֹבוּ״? אָדָם מְשַׁטֶּה בִּשְׁעַת מִיתָה, אוֹ אֵין אָדָם מְשַׁטֶּה בִּשְׁעַת מִיתָה?Rava a demandé : un mourant qui a reconnu une dette, à la suite d'une réclamation, qu'en est-il ? Faut-il qu'il dise « Vous êtes mes témoins », ou n'est-il pas nécessaire qu'il dise « Vous êtes mes témoins » ? Faut-il qu'il dise « Écrivez », ou n'est-il pas nécessaire qu'il dise « Écrivez » ? Autrement dit : un homme plaisante-t-il au moment de la mort, ou un homme ne plaisante-t-il pas au moment de la mort ?
- בָּתַר דְּבַעְיָא, הֲדַר פַּשְׁטַהּ – אֵין אָדָם מְשַׁטֶּה בִּשְׁעַת מִיתָה, וְדִבְרֵי שְׁכִיב מְרַע כִּכְתוּבִין וְכִמְסוּרִין דָּמוּ.Après avoir posé la question, il l'a lui-même résolue : un homme ne plaisante pas au moment de la mort, et les paroles d'un mourant sont comme écrites et transmises.
- מַתְנִי׳ הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ בִּשְׁטָר – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. עַל יְדֵי עֵדִים – גּוֹבִין מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.MICHNA : Celui qui prête à son prochain par acte recouvre sur les biens hypothéqués, ceux que le débiteur a vendus après le prêt. Par l'intermédiaire de témoins, sans acte, on recouvre seulement sur les biens libres.
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