Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא תַּנְיָא: שָׁמִין אֶת הַמְחוּבָּרִין לַלּוֹקֵחַ!Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on évalue ce qui est attaché au sol à la charge de l'acheteur du terrain, qui doit le payer aux héritiers du vendeur !
- אָמַר עוּלָּא: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בִּבְנוֹ, כָּאן בְּאַחֵר; הוֹאִיל וְדַעְתּוֹ שֶׁל אָדָם קְרוֹבָה אֵצֶל בְּנוֹ.Oula a dit : ce n'est pas difficile : ici, dans la Michna, il s'agit de son fils, qui reçoit ce qui est attaché ; là, dans la baraïta, il s'agit d'un autre, puisque la pensée d'un homme est proche de son fils : le père entendait certainement léguer les récoltes attachées à son fils avec le terrain, ce qui n'est pas le cas pour un étranger.
- מַתְנִי׳ הִנִּיחַ בָּנִים גְּדוֹלִים וּקְטַנִּים – אֵין הַגְּדוֹלִים מִתְפַּרְנְסִין עַל יְדֵי הַקְּטַנִּים, וְלֹא הַקְּטַנִּים נִזּוֹנִין עַל הַגְּדוֹלִים, אֶלָּא חוֹלְקִין בְּשָׁוֶה.MICHNA : Si un homme est mort et a laissé des fils adultes et mineurs, les adultes ne s'entretiennent pas aux dépens des mineurs, et les mineurs ne sont pas nourris aux dépens des adultes ; ils partagent à parts égales, et chacun pourvoit à ses besoins sur sa part.
- נָשְׂאוּ הַגְּדוֹלִים – יִשׂאוּ הַקְּטַנִּים. וְאִם אָמְרוּ קְטַנִּים: הֲרֵי אָנוּ נוֹשְׂאִין כְּדֶרֶךְ שֶׁנְּשָׂאתֶם אַתֶּם – אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶם; אֶלָּא מַה שֶׁנָּתַן לָהֶם אֲבִיהֶם, נָתַן.Si les adultes se sont mariés, les mineurs se marieront, comme l'expliquera la Guemara. Mais si les mineurs ont dit : « Nous nous marions de la même manière que vous vous êtes mariés » du vivant de notre père, on ne les écoute pas ; mais ce que leur père leur a donné, aux adultes, il l'a donné.
- הִנִּיחַ בָּנוֹת גְּדוֹלוֹת וּקְטַנּוֹת – אֵין הַגְּדוֹלוֹת מִתְפַּרְנְסוֹת עַל יְדֵי הַקְּטַנּוֹת, וְלֹא הַקְּטַנּוֹת נִזּוֹנוֹת עַל הַגְּדוֹלוֹת, אֶלָּא חוֹלְקוֹת בְּשָׁוֶה.De même, s'il a laissé des filles adultes et mineures, sans fils, les adultes ne s'entretiennent pas aux dépens des mineures, et les mineures ne sont pas nourries aux dépens des adultes ; elles partagent à parts égales.
- נָשְׂאוּ גְּדוֹלוֹת – יִשְּׂאוּ קְטַנּוֹת. וְאִם אָמְרוּ קְטַנּוֹת: הֲרֵי אָנוּ נוֹשְׂאוֹת כְּדֶרֶךְ שֶׁנְּשָׂאתֶם אַתֶּם – אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן.Si les adultes se sont mariées, les mineures se marieront. Mais si les mineures ont dit : « Nous nous marions de la même manière que vous vous êtes mariées », on ne les écoute pas.
- זֶה חוֹמֶר בַּבָּנוֹת מִבַּבָּנִים – שֶׁהַבָּנוֹת נִזּוֹנוֹת עַל הַבָּנִים, וְאֵין נִזּוֹנוֹת עַל הַבָּנוֹת.Voici une rigueur qui s'applique aux filles plus qu'aux fils : les filles sont nourries aux dépens des fils, selon la clause de la ketouba (contrat de mariage) de leur mère, mais elles ne sont pas nourries aux dépens des filles.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: הַאי גְּדוֹל אֲחֵי דִּלְבַשׁ וְאִיכַּסִּי מִבֵּיתָא – מַאי דַּעֲבַד עֲבַד.GUEMARA : Rava a dit : l'aîné des frères qui s'habille et se couvre sur les biens communs de la maison, ce qu'il a fait est fait : ses frères ne peuvent le déduire de sa part.
- וְהָא אֲנַן תְּנַן: אֵין הַגְּדוֹלִים מִתְפַּרְנְסִין עַל הַקְּטַנִּים! מַתְנִיתִין – בִּשְׁרָכָא.Mais nous avons appris dans la Michna : les adultes ne s'entretiennent pas aux dépens des mineurs ! La Guemara répond : la Michna traite d'un cherakha (un oisif), alors que Rava parle du frère qui gère les affaires de la famille : il est de l'intérêt de tous qu'il soit convenablement vêtu.
- שְׁרָכָא – פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: נִיחָא לְהוּ דְּלָא נִינַּוַּול; קָא מַשְׁמַע לַן.Un cherakha, c'est évident ! La Guemara répond : tu aurais pu dire : ils préfèrent qu'il ne soit pas méprisable d'aspect, afin de ne pas déshonorer la famille ; la Michna nous enseigne donc qu'il n'a pas ce droit, et que ses frères peuvent le déduire de sa part.
- נָשְׂאוּ גְּדוֹלִים יִשְּׂאוּ קְטַנִּים. מַאי קָאָמַר?Si les adultes se sont mariés, les mineurs se marieront. Que veut-elle dire ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה, הָכִי קָאָמַר: נָשְׂאוּ גְּדוֹלִים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן – יִשְּׂאוּ קְטַנִּים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן. אֲבָל נָשְׂאוּ גְּדוֹלִים בְּחַיֵּי אֲבִיהֶן, וְאָמְרוּ קְטַנִּים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן: ״הֲרֵי אָנוּ נוֹשְׂאִין כְּדֶרֶךְ שֶׁנְּשָׂאתֶם אַתֶּם״ – אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן, אֶלָּא מָה שֶׁנָּתַן לָהֶן אֲבִיהֶן – נָתַן.Rav Yehouda a dit : voici ce qu'elle veut dire : si les adultes se sont mariés après la mort de leur père, en prenant sur l'héritage commun, les mineurs se marieront après la mort de leur père de la même façon. Mais si les adultes se sont mariés du vivant de leur père, et que les mineurs ont dit après la mort de leur père : « Nous nous marions de la même manière que vous vous êtes mariés », on ne les écoute pas ; mais ce que leur père leur a donné, il l'a donné.
- הִנִּיחַ בָּנוֹת גְּדוֹלוֹת וּקְטַנּוֹת. שְׁלַח לֵיהּ אֲבוּהּ בַּר גְּנִיבָא לְרָבָא, יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ: לָוְותָה וְאָכְלָה, וְעָמְדָה וְנִשֵּׂאת – בַּעַל לוֹקֵחַ הָוֵי, אוֹ יוֹרֵשׁ הָוֵי?S'il a laissé des filles adultes et mineures, etc. Abouh bar Guenéva a envoyé à Rava cette question : que notre maître nous enseigne : une femme a emprunté et a consommé la somme, puis elle s'est mariée, apportant ses biens en mariage : le mari est-il considéré comme un acheteur de ses biens, ou est-il un héritier ?
- לוֹקֵחַ הָוֵי – וּמִלְוֶה עַל פֶּה אֵינוֹ גּוֹבֶה מִן הַלָּקוֹחוֹת; אוֹ דִּלְמָא יוֹרֵשׁ הָוֵי – וּמִלְוֶה עַל פֶּה גּוֹבֶה מִן הַיּוֹרְשִׁין?Est-il un acheteur, et le créancier ne pourra rien en recouvrer, puisqu'un prêt verbal ne se recouvre pas sur les acheteurs ? Ou peut-être est-il un héritier, et un prêt verbal se recouvre sur les héritiers ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵינָא: נָשְׂאוּ גְּדוֹלוֹת – יִשְּׂאוּ קְטַנּוֹת. מַאי, לָאו נָשְׂאוּ גְּדוֹלוֹת לְבַעַל – יִשְּׂאוּ קְטַנּוֹת מִבַּעַל?Rava lui a dit : nous l'avons appris : si les adultes se sont mariées, les mineures se marieront. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas : si les adultes se sont mariées à un mari, en lui apportant de l'héritage commun, les mineures se marieront avec ce qu'elles reprendront du mari ? Bien que cette somme ait le statut d'un prêt verbal, les maris doivent la rendre : ils sont donc héritiers.
- לֹא; נָשְׂאוּ גְּדוֹלוֹת לְבַעַל – יִשְּׂאוּ קְטַנּוֹת לְבַעַל.On répond : Non : si les adultes se sont mariées à un mari, les mineures se marieront à un mari, en prélevant sur l'héritage commun pour leurs propres noces, sans rien reprendre aux maris de leurs sœurs.
- אִינִי?! וְהָא תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: נָשְׂאוּ גְּדוֹלוֹת לְבַעַל – יִשְּׂאוּ קְטַנּוֹת מִבַּעַל!Est-ce vrai ? Mais Rabbi 'Hiya a enseigné : si les adultes se sont mariées à un mari, les mineures se marieront avec ce qu'elles reprendront du mari !
- דִּלְמָא שָׁאנֵי פַּרְנָסָה, דְּאִית לַהּ קָלָא.Peut-être le trousseau (parnassa) est-il différent, car il est de notoriété publique : la part de la succession gagée pour le mariage des filles est connue de tous, et elle a donc le statut d'un prêt par acte, recouvrable même sur des acheteurs.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא, לָאו הַיְינוּ דִּשְׁלַח רָבִין בְּאִגַּרְתֵּיהּ: מִי שֶׁמֵּת, וְהִנִּיחַ אַלְמָנָה וּבַת – אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶת מִנְּכָסָיו. נִשֵּׂאת הַבַּת – אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶת מִנְּכָסָיו. מֵתָה הַבַּת – אָמַר רַב יְהוּדָה בֶּן אֲחוֹתוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי [בֶּן חֲנִינָא]: עַל יָדִי הָיָה מַעֲשֶׂה, וְאָמְרוּ: אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶת מִנְּכָסָיו.Rav Pappa a dit à Rava : n'est-ce pas ce que Ravin a envoyé dans sa lettre : celui qui est mort et a laissé une veuve et une fille, sa veuve est nourrie de ses biens. Si la fille s'est mariée, sa veuve est encore nourrie de ses biens. Si la fille est morte, et que son mari a hérité d'elle, Rav Yehouda, fils de la sœur de Rabbi Yossé [ben 'Hanina], a dit : le fait s'est produit devant moi, et les Sages ont dit : sa veuve est nourrie de ses biens.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא יוֹרֵשׁ הָוֵי, מִשּׁוּם הָכִי אַלְמְנָתוֹ נִזּוֹנֶת מִנְּכָסָיו; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לוֹקֵחַ הָוֵי, אַמַּאי נִזּוֹנֶת מִנְּכָסָיו?Certes, si tu dis qu'il est un héritier, c'est pourquoi sa veuve est nourrie de ses biens, qui restent gagés pour sa subsistance ; mais si tu dis qu'il est un acheteur, pourquoi est-elle nourrie de ses biens ? Les acheteurs de biens hérités ne sont pas tenus de nourrir la veuve.
- אָמַר אַבָּיֵי: אִי לָאו דִּשְׁלַח רָבִין, אֲנַן לָא יָדְעִינַן? וְהָא תְּנַן: אֵלּוּ הֵן שֶׁאֵין חוֹזְרִין בַּיּוֹבֵל – הַבְּכוֹרָה,Abayé a dit : si Ravin ne l'avait pas envoyé, ne le saurions-nous pas ? Mais nous avons appris dans la Michna (Bekhorot 52b) : voici ce qui ne revient pas à son propriétaire d'origine au Yovel (Jubilé) : la part d'aînesse,
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