Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – הָכִי נָמֵי דְּלָא יְהֵא נוֹהֵג אֶלָּא בְּדוֹר זֶה? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא, יָלֵיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם.Rabba Zouti poursuit : « Voici la chose » des chefs des tribus (Nombres 30, 2), à propos des vœux : ne s'appliquera-t-elle, elle aussi, que dans cette génération ? Rav Achi lui a dit : Celle-là se déduit de « voici » - « voici » de là-bas, c'est-à-dire par analogie avec les offrandes abattues à l'extérieur, valables pour toutes les générations.
- הַאי נָמֵי, לֵילַיף ״זֶה״–״זֶה״ מֵהָתָם! הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא הָתָם, אִיצְטְרִיךְ לִגְזֵרָה שָׁוָה; הָכָא – לְמַאי אִיצְטְרִיךְ? לִשְׁתּוֹק קְרָא מִינֵּיהּ, וַאֲנָא יָדַעְנָא דִּלְדוֹרוֹת הוּא!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) objecte : Celle-ci aussi, au sujet des filles héritières, qu'on la déduise de « voici » - « voici » de là-bas ! Elle rejette : Qu'est-ce donc ? Certes là-bas, cela était nécessaire pour une guezéra chava (analogie textuelle : même mot dans deux versets), qui enseigne d'autres lois ; mais ici, pourquoi est-ce nécessaire ? Si cette loi valait pour toujours, que le verset se taise à ce sujet, et je saurais que c'est pour les générations !
- מַאי גְּזֵרָה שָׁוָה? דְּתַנְיָא: נֶאֱמַר כָּאן: ״זֶה הַדָּבָר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן: ״זֶה הַדָּבָר״; מָה לְהַלָּן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן – אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. וּמָה כָּאן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן – רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת.Quelle est cette guezéra chava ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il est dit ici : « Voici la chose », à propos des vœux, et il est dit plus loin : « Voici la chose », à propos des offrandes abattues à l'extérieur. De même que là-bas il s'agit d'Aharon, de ses fils et de tout Israël, de même ici, pour les vœux, Aharon, ses fils et tout Israël. Et de même qu'ici il s'agit des chefs des tribus, de même là-bas, les chefs des tribus.
- אָמַר מָר: מָה לְהַלָּן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף כָּאן אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לוֹמַר שֶׁהֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת.Le Maître a dit : De même que là-bas Aharon, ses fils et tout Israël, de même ici Aharon, ses fils et tout Israël. Pour quelle halakha (règle pratique) ? Rav A'ha bar Yaakov a dit : Pour dire que la dissolution des vœux se fait par trois profanes, sans compétence particulière.
- וְהָא ״רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת״ כְּתִיב בֵּיהּ! כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּיָחִיד מוּמְחֶה, הָכִי נָמֵי – בְּיָחִיד מוּמְחֶה.Mais il est écrit à ce sujet : « les chefs des tribus » ! La Guemara répond : Comme l'a dit Rav 'Hisda au nom de Rabbi Yo'hanan : cette expression vise la dissolution par un seul expert ; ici aussi, par un seul expert.
- וּמָה כָּאן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת, אַף לְהַלָּן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ.« Et de même qu'ici les chefs des tribus, de même là-bas les chefs des tribus. » Pour quelle halakha ? Rav Chéchet a dit : Pour dire qu'il existe une demande d'annulation pour le hekdech (bien consacré au Temple), comme pour un vœu.
- וּלְבֵית שַׁמַּאי, דְּאָמְרִי: אֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ – דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: הֶקְדֵּשׁ טָעוּת – הֶקְדֵּשׁ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵינוֹ הֶקְדֵּשׁ; הַאי ״זֶה״ וְ״זֶה״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ?Et selon Beit Chamaï, qui disent qu'il n'existe pas de demande d'annulation pour le hekdech, comme nous avons appris dans la Michna (Nazir 30b) : Beit Chamaï disent : Le hekdech fait par erreur est un hekdech, et Beit Hillel disent : Ce n'est pas un hekdech ; que font-ils de ce « voici » et « voici » ?
- ״זֶה הַדָּבָר״ דִּשְׁחוּטֵי חוּץ – מִיבְּעֵי לֵיהּ ״עַל הַשּׁוֹחֵט הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הַמּוֹלֵק״. ״זֶה הַדָּבָר״ דְּרָאשֵׁי הַמַּטּוֹת – מִיבְּעֵי לֵיהּ לְ״חָכָם מַתִּיר, וְאֵין בַּעַל מַתִּיר. בַּעַל מֵפֵר, וְאֵין חָכָם מֵפֵר״.La Guemara répond : « Voici la chose » des offrandes abattues à l'extérieur leur est nécessaire pour enseigner : « Pour l'abattage il est passible, et il n'est pas passible pour la melika » (mise à mort de l'oiseau offert, par pincement de la nuque). « Voici la chose » des chefs des tribus leur est nécessaire pour enseigner : « Le Sage délie, et le mari ne délie pas ; le mari annule, et le Sage n'annule pas. »
- וּלְבֵית שַׁמַּאי דְּלֵית לְהוּ גְּזֵרָה שָׁוָה, הֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מִדְּתַנְיָא: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר:Et selon Beit Chamaï, qui n'ont pas cette guezéra chava, d'où savent-ils que la dissolution des vœux se fait par trois profanes ? La Guemara répond : Ils le tirent de ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Et Moché dit les fêtes de Hachem aux Bnei Israël » (Lévitique 23, 44). Rabbi Yossé HaGuelili dit :
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