Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קַבְּלָן הֲוָה. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: קַבְּלָן, אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ נְכָסִים לְלֹוֶה — מִשְׁתַּעְבַּד, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: אִית לֵיהּ — מִשְׁתַּעְבַּד, לֵית לֵיהּ — לָא מִשְׁתַּעְבַּד, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Réponse : Moché bar Atsri était un kablan (garant qui s'engage sans condition au paiement). Objection : cela va bien selon celui qui dit qu'un kablan, même si l'emprunteur n'a pas de biens au moment du prêt, est engagé ; mais selon celui qui dit que si l'emprunteur en a, il est engagé, et s'il n'en a pas, il n'est pas engagé, que peut-on dire ? Rav Houna ne possédait rien.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: רַב הוּנָא הֲוָה לֵיהּ וְאִישְׁתְּדוּף, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אַבָּא לְגַבֵּיהּ בְּרֵיהּ שַׁעְבּוֹדֵי מְשַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ.Réponse : si tu veux, dis que Rav Houna avait des biens lorsque son père s'est porté garant, et ils ont été frappés de dépérissement ; et si tu veux, dis qu'un père, envers son fils, s'engage pleinement lui-même, même si son fils ne possède rien.
- דְּאִיתְּמַר: עָרֵב דִּכְתוּבָּה — דִּבְרֵי הַכֹּל לָא מִשְׁתַּעְבַּד, קַבְּלָן דְּבַעַל חוֹב — דִּבְרֵי הַכֹּל מִשְׁתַּעְבַּד, עָרֵב דְּבַעַל חוֹב וְקַבְּלָן דִּכְתוּבָּה — פְּלִיגִי. אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר: אִית לֵיהּ נִכְסֵי לְלֹוֶה — מִשְׁתַּעְבַּד, לֵית לֵיהּ — לָא מִשְׁתַּעְבַּד, וְאִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר: אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ — מִשְׁתַּעְבַּד.Car il a été dit (par les Amoraïm) : le garant d'une ketouba (contrat de mariage) n'est, de l'avis de tous, pas engagé ; le kablan d'un créancier est, de l'avis de tous, engagé ; le garant d'un créancier et le kablan d'une ketouba font l'objet d'une divergence. Il y a celui qui dit : si l'emprunteur (ou le mari) a des biens, il est engagé ; s'il n'en a pas, il n'est pas engagé ; et il y a celui qui dit : même s'il n'en a pas, il est engagé.
- וְהִלְכְתָא בְּכוּלְּהוּ, אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ נָמֵי מִשְׁתַּעְבַּד, לְבַר מֵעָרֵב דִּכְתוּבָּה, דְּאַף עַל גַּב דְּאִית לֵיהּ לָא מִשְׁתַּעְבַּד. מַאי טַעְמָא? מִצְוָה קָעָבֵיד, וְלָא מִידֵּי חַסְּרֵיהּ.Et la halakha (règle pratique) dans tous ces cas est que même s'il n'a pas de biens, le garant est engagé, sauf le garant d'une ketouba, qui, même si le mari a des biens, n'est pas engagé. Quelle en est la raison ? Il accomplit une mitsva (commandement), en permettant le mariage, sans réellement s'engager ; et la femme n'a rien perdu en échange de quoi il se serait engagé, car le mari ne lui a pas emprunté d'argent.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבְּנִינְהוּ לְנִכְסֵיהּ, וְקָא (גרשה) [מְגָרְשַׁהּ] לִדְבֵיתְהוּ. שַׁלְחַהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא: עָרֵב תְּנַן, הֶקְדֵּשׁ תְּנַן, לוֹקֵחַ מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: תַּנָּא כִּי רוֹכְלָא נִיחַשֵּׁיב וְנֵיזִיל?Un certain homme vendit ses biens et divorça sa femme ; celle-ci voulut se faire payer sur les acheteurs. Rav Yossef, fils de Rava, envoya la question devant Rav Pappa : pour le garant, nous avons appris dans la Michna que le mari fait vœu ; pour le hekdèch (biens consacrés au Temple), nous avons appris de même ; qu'en est-il de l'acheteur ? Il lui répondit : le Tanna (Sage de la Michna) devait-il continuer à énumérer comme un colporteur qui annonce toutes ses marchandises ? Évidemment, il en va de même pour l'acheteur.
- נְהַרְדָּעֵי אָמְרִי: דִּתְנַן תְּנַן, דְּלָא תְּנַן לָא תְּנַן. אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: מַאי טַעְמָא דִּנְהַרְדָּעֵי? בִּשְׁלָמָא הֶקְדֵּשׁ — מִשּׁוּם רֶיוַח דְּהֶקְדֵּשׁ, עָרֵב נָמֵי — מִצְוָה הוּא דַּעֲבַד, וְלָאו מִידֵּי חַסְּרֵיהּ.Les Sages de Nehardéa disent : ce que nous avons appris, nous l'avons appris ; ce que nous n'avons pas appris, nous ne l'avons pas appris : pour l'acheteur, le mari n'a pas à faire vœu. Rav Mécharchia a dit : quelle est la raison des Sages de Nehardéa ? Certes, le hekdèch exige le vœu à cause du profit du hekdèch ; le garant aussi : il a accompli une mitsva, et la femme ne lui a rien fait perdre ; le mari fait donc vœu, afin que l'on ne soit pas découragé d'accomplir cette mitsva.
- אֶלָּא לוֹקֵחַ, מִכְּדֵי מִידָּע יָדַע דְּכֹל חַד וְחַד אִיכָּא עֲלֵיהּ כְּתוּבָּה, אַמַּאי נֵיזִיל וְנִיזְבּוֹן? אִיהוּ הוּא דְּאַפְסֵיד אַנַּפְשֵׁיהּ!Mais l'acheteur : puisqu'il sait bien que chacun des hommes mariés a sur lui la charge d'une ketouba, pourquoi est-il allé acheter un champ grevé ? C'est lui qui s'est causé une perte à lui-même ! Il n'y a pas lieu d'empêcher le mari de reprendre sa femme pour le bénéfice de l'acheteur.
- מַתְנִי׳ הַמַּקְדִּישׁ נְכָסָיו, וְהָיְתָה עָלָיו כְּתוּבַּת אִשָּׁה וּבַעַל חוֹב — אֵין הָאִשָּׁה יְכוֹלָה לִגְבּוֹת כְּתוּבָּתָהּ מִן הַהֶקְדֵּשׁ, וְלֹא בַּעַל חוֹב אֶת חוֹבוֹ, אֶלָּא הַפּוֹדֶה פּוֹדֶה עַל מְנָת לִיתֵּן לְאִשָּׁה בִּכְתוּבָּתָהּ וּלְבַעַל חוֹב אֶת חוֹבוֹ. הִקְדִּישׁ תִּשְׁעִים מָנֶה וְהָיָה חוֹבוֹ מֵאָה מָנֶה — מוֹסִיף עוֹד דִּינָר, וּפוֹדֶה אֶת הַנְּכָסִים הָאֵלּוּ עַל מְנָת לִיתֵּן לָאִשָּׁה כְּתוּבָּתָהּ וּלְבַעַל חוֹב אֶת חוֹבוֹ.MICHNA : Celui qui consacre ses biens alors qu'il avait la dette de la ketouba de sa femme et celle d'un créancier : la femme ne peut se faire payer sa ketouba sur le hekdèch, ni le créancier sa créance ; mais celui qui rachète rachète les biens à bas prix afin de donner à la femme sa ketouba et au créancier sa créance. Par exemple, s'il a consacré des biens valant quatre-vingt-dix mané (neuf mille dinars) et que sa dette était de cent mané, de sorte qu'il ne reste rien pour le rachat, il ajoute encore un dinar (qu'on lui prête) et rachète ces biens afin de donner à la femme sa ketouba et au créancier sa créance.
- גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמֵימַר ״הַפּוֹדֶה פּוֹדֶה״? מִשּׁוּם דְּרַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ הֶקְדֵּשׁ יוֹצֵא בְּלֹא פִּדְיוֹן.GUEMARA : Pourquoi ai-je besoin de dire : « celui qui rachète rachète », au lieu de remettre directement les biens au créancier ? À cause de l'enseignement de Rabbi Abahou, car Rabbi Abahou a dit : on les rachète afin qu'on ne dise pas qu'un bien consacré sort à l'état profane sans rachat.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דְּתַנְיָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם הָיָה חוֹבוֹ כְּנֶגֶד הֶקְדֵּשׁוֹ — פּוֹדֶה,Notre Michna n'est pas conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabban Chimon ben Gamliel dit : si sa dette correspondait à la valeur de ses biens consacrés, il rachète de la manière prescrite par la Michna,
- וְאִם לָאו — אֵינוֹ פּוֹדֶה. וְרַבָּנַן, עַד כַּמָּה? אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: עַד פַּלְגָא.et sinon, il ne rachète pas ainsi. Et selon nos Maîtres, jusqu'à combien la valeur peut-elle être inférieure à la dette ? Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rav Chéchet : jusqu'à la moitié.
- מַתְנִי׳ אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ חַיָּיבֵי עֲרָכִין מְמַשְׁכְּנִין (אוֹתוֹ) [אוֹתָן], נוֹתְנִין לוֹ מְזוֹן שְׁלֹשִׁים יוֹם, וּכְסוּת שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, מִטָּה מוּצַּעַת, וְסַנְדָּלָיו, וּתְפִלָּיו — לוֹ, אֲבָל לֹא לְאִשְׁתּוֹ וּלְבָנָיו.MICHNA : Bien qu'on ait dit (21a) que ceux qui sont redevables d'arakhin (évaluations vouées au Temple) voient leurs biens saisis en gage, le trésorier lui laisse de la nourriture pour trente jours, des vêtements pour douze mois, un lit garni, ses sandales et ses tefilines (phylactères) : à lui, mais pas à sa femme ni à ses enfants.
- אִם הָיָה אוּמָּן — נוֹתֵן לוֹ שְׁנֵי כְּלֵי אוּמָּנוּת מִכׇּל מִין וּמִין, חָרָשׁ — נוֹתְנִין לוֹ שְׁנֵי מַעֲצָדִין וּשְׁנֵי מְגֵירוֹת. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אִם הָיָה אִיכָּר — נוֹתֵן לוֹ צִמְדּוֹ, חַמָּר — נוֹתֵן לוֹ חֲמוֹרוֹ.S'il était artisan, il lui laisse deux outils de son métier de chaque sorte ; par exemple, à un charpentier, on laisse deux herminettes (ma'atsadin) et deux scies. Rabbi Eliézer dit : s'il était laboureur, on lui laisse sa paire de bœufs ; ânier, on lui laisse son âne.
- הָיָה לוֹ מִין אֶחָד מְרוּבֶּה וּמִין אֶחָד מוּעָט — אֵין אוֹמֵר לִמְכּוֹר אֶת הַמְרוּבֶּה וְלִיקַּח מִן הַמּוּעָט, אֶלָּא נוֹתְנִין לוֹ שְׁנֵי מִינִין מִן הַמְרוּבֶּה וְכֹל שֶׁיֵּשׁ לוֹ מִן הַמּוּעָט. הַמַּקְדִּישׁ נְכָסָיו — מַעֲלִין לוֹ תְּפִילָּיו.S'il avait d'une sorte beaucoup d'outils et d'une autre sorte peu (par exemple trois herminettes et une scie), il ne peut dire de vendre un outil de la sorte abondante pour acheter un outil de la sorte rare ; mais on lui laisse deux outils de la sorte abondante et tout ce qu'il a de la sorte rare. À la différence du redevable d'arakhin, celui qui consacre tous ses biens : on lui prélève ses tefilines, qui font partie de ses biens.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא:GUEMARA : Quelle en est la raison (de laisser au redevable ces biens) ? Car le verset dit :
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